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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 12:09

 

http://www.entrecongolais.com/nouveau-gouvernement-congolais-la-bonne-affaire-des-feticheurs

Nouveau gouvernement congolais : la bonne affaire des féticheurs !

Publié le Vendredi 18 Août 2017
Nouveau gouvernement congolais : la bonne affaire des féticheurs !

Au Congo-Brazzaville, s'il est une catégorie qui ne souffre pas de la faillite économique du pays, c'est bien celle des  féticheurs "les Nganga". Ils ont toujours été prisés de la faune politico-médiatique congolaise.   

Depuis lundi 14 août, après que Sassou a annoncé la formation "d'un nouveau gouvernement plus efficaces", les téléphones portables de plusieurs féticheurs de la capitale ne cessent de sonner. "Un ministre m'a presque enjoint de ne pas éteindre mon portable", reconnaît un jeune féticheur de Mfilou, d'habitude très réservé.
Féticheur attitré de ce ministre, en temps normal il ne le voit qu'une fois par semaine. Mais ces derniers jours, le ministre l'invite ici et là, lui proposant même une chambre dans sa résidence de fonction pour l'avoir près de lui. Mais le nganga de Mfilou a décliné l'offre. "Je préfère travailler chez moi, car j'ai d'autres clients, et pas moindres : députés, journalistes, directeurs de cabinets ministériels etc... ", admet-il. Et d'analyser le nouveau comportement de son client de ministre : " Il n'est pas sûr d'être reconduit, aussi en est-il presque malade. Or il ne sait pas faire autre chose que d'être ministre."

Lire aussi : Denis Sassou Nguesso - Un féticheur de Moungali se dit confiant pour l’avenir

A Diata, un quartier du 1er arrondissement de Makélékélé, les habitants ont vu sortir d'une maison une ministre, pieds nus et la tête couverte d'un foulard rouge. Cela sera t-il suffisant pour que Sassou la reconduise dans le nouveau gouvernement ? Réponse dans quelques jours.

Seule certitude, les féticheurs de Brazzaville ont le vent en poupe, si bien leur chiffe d'affaires a décuplé en quelques jours. 

GMI

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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 12:07
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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 12:05

 

http://www.entrecongolais.com/rentree-litteraire-veronique-tadjo-en-compagnie-des-hommes

 

Littérature : Ma future belle-mère, une nouvelle de Natasha Pemba

Publié le Mardi 18 Juillet 2017
Littérature : Ma future belle-mère, une nouvelle de Natasha Pemba

La Congolaise Natasha Pemba, basée au Canada, republie Polygamiques (Editions Doxa), dans une version retravaillée. Le recueil comporte huit nouvelles, parmi lesquelles Ma future belle-mère, une merveille. Explication de texte.

Dès l’incipit, le ton est donné : il s’agit d’un renversement des valeurs. Oui, à travers sa future belle-mère, la narratrice étrille sa propre mère. Extrait : « Lorsque j’ai mis les pieds pour la première fois chez mes futurs beaux-parents, j’ai quasiment haï ma mère. La gentillesse de ma future belle-mère m’a fait prendre conscience d’un certain nombre de choses. Elle m’a surtout dévoilé les défauts de ma mère. » On a envie de convoquer ici Voltaire dans ses Lettres philosophiques. Normal, Natasha Pemba est philosophe de formation ; elle est éprise de l’esprit des Lumières. Comme chez Voltaire, c’est la rencontre d’un être original qui fait réfléchir la narratrice à un comportement dont elle n’avait pas saisi le côté absurde. Oui, le procédé du regard étranger, celui d’un quaker chez Voltaire et celui de la belle-mère chez Natasha Pemba, a ceci de jouissif qu’il dévoile au grand jour les tares de l’autre soi. Un autre philosophe des Lumière, Diderot s’est servi de ce même procédé pour pondre Supplément au Voyage de Boungainville : par antithèse, il loue le mode de vie des Tahitiens et cloue au pilori celui des Européens. 
La troisième partie de ce texte, elle, renvoie au registre tragique. Un registre soutenu par des métaphores à faire frémir, des comparaisons splendides : « Avec des courbes féminines remarquables façon libellule, elle ressemble à une œuvre d’art taillée par le sculpteur divin lui-même. N’eut-été son intempérance face à l’alcool, maman épaterait sans cesse le monde. Ses hanches ? Elles font penser à des revolvers posés des deux côtés à proximité de sa région fessière. En bas de ses reins. Un véritable planisphère africain. Tel est le qualificatif qui sied à ma mère. C’est comme cela que les hommes de chez moi les aiment. Pleines par le bas. Pas étonnant que mon père soit tombé dans le panneau. » C’est une véritable tragédie que vit la mère – tourmentée par ses passions pour le passé et l’alcool - de la narratrice, si bien qu’elle émeut même le lecteur.
Certes ici et là quelques fautes de langue ! Mais cette langue, soutenue par une ponctuation affective, cadre bien avec le registre.  

Une maîtrise parfaite de la construction

La structure de la première partie de la nouvelle est très intéressante. Le premier paragraphe a pour but de séduire le lecteur et le second, pour l’amener à réfléchir. Ce faisant, la narratrice met la belle-mère sur un piédestal ; elle lui donne une voix importante.     

Mais la narratrice évite, à juste titre d’ailleurs, le portrait de la belle-mère. Elle bascule aussitôt dans celui de sa propre mère, en commençant par l’aspect physique. « Ma mère est une femme particulière. Elle mesure 1, 90 m pour 95 kilos. Elle est de teint clair. Ce trait particulier lui vient de son père, petit-fils de Portugais. Elle est sage-femme de formation. » Et d’enchaîner sur l’humeur : « Cependant on peut facilement la prendre pour une prof de français. Elle manie la langue de Molière avec aisance et accouche les mots comme elle accouche les âmes à la maternité. Maman utilise beaucoup le passé simple. L’une de ses phrases préférées est d’ailleurs « quand nous fûmes » ou encore, « à notre époque ». Et là ! Plus personne ne peut l’arrêter. Plus rien ne peut la dissuader. Un roulement de « r » ; caractéristique des gens de notre ethnie, même lorsque ceux-ci sont détenteurs des plus gros diplômes de l’univers académique. Ethnie du sud, les noupousses rouleurs de « r ». Cela est le signe du poinçon de la langue de nos ancêtres en nous. Et la boisson est l’assistante préférée de ma mère. Elle est la seule qui lui libère sûrement la langue. Pourtant si ma mère est une sage-femme, elle est loin d’être une femme sage. » On l’aura compris, Natasha Pemba jongle avec les caractérisations directe et indirecte, comme elle joue avec les chiasme et anadiplose. Une à une, les phrases retentissent comme des anti-lieu-communs. Chacune a un rôle à part entière. Leur succession brille de « mille feux » et nous montre une femme, une mère iconoclaste, une succession qui nous fait entendre une voix féminine en déphasage avec son temps, friande du passé comme le passé simple, plutôt que du présent comme l’instant présent.   

Bedel Baouna

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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 12:04

 

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Rentrée littéraire : Véronique Tadjo, En compagnie des hommes

Publié le Vendredi 18 Août 2017
Rentrée littéraire : Véronique Tadjo, En compagnie des hommes

Fin de partie. Retour de la franco-ivoirienne Véronique Tadjo, poète, romancière et auteure de livres pour la jeunesse, très incisif. Son roman, En compagnie des hommes, paru aux éditions Don Quichotte, aborde sans ménagement aucun l’épidémie d’Ebola. Une agréable surprise.

 

Parler d’un virus ou d’une maladie dans un roman n’est pas chose aisée : le voyeurisme guette. Et pourtant, l’écrivaine protéiforme Véronique Tadjo, s’en sort avec majesté ! Dans son nouveau roman, en librairie depuis ce 17 août, Véronique Tadjo revient sur Ebola, ce virus qui a décimé des milliers et des milliers d’hommes et de femmes en Afrique de l’Ouest (Liberia, Sierra-Léone, Guinée) surtout, entre 2014 et 2016.

Trois voix résonnent alors pour aborder le sujet : Baobab, parce que l’arbre est « le lien qui unit les hommes au passé, au présent et au futur incertain » ; Ebola, qui n'est pas le mal mais un organisme qui lutte pour sa survie ; et Chauve-souris, porteur sain du virus et initiatrice du dialogue. Tous évoquent le rôle et les responsabilités de l’humain dans cette tragédie.

Sujet singulier, déroulé singulier. La polyphonie est à la fois narrative et énonciative. Chacun y va de sa propre vision ; chacun livre son propre point de vue sur ces cinq lettres, Ebola. Dans ce roman, ou plutôt dans ce conte choral, où se juxtaposent comme une sorte de pavé mosaïque le sacré et le profane, le rationnel et l'irrationnel, le blanc et le noir, défilent aussi les points de vue de professionnels de santé - médecins et infirmiers, lesquels sont eux aussi confrontés à ce virus. Sans compter le côté néfaste des politiques, ces hommes et ces femmes atteints du virus de la corruption. Une à une, les phrases d’En compagnie des hommes résonnent comme des conclusions sans appel. Chacune d’elles, poétique, semble faite pour nous clouer le bec face à notre irresponsabilité. Une friandise de propositions indépendantes ou de subordonnées courtes !

Ne dit-on pas que les arbres ont toujours été là et que c’est l’homme qui les déracine pour ses intérêts voraces ? « Nous étions ici pour murmurer dans notre feuillage les secrets des quatre coins du monde. Mais les êtres humains ont détruit nos espoirs. Partout où ils se trouvent, ils s'attaquent à la forêt. Nos troncs s'écrasent dans un bruit de tonnerre. Nos racines dénudées pleurent la fin de nos rêves. » N'est-il pas vrai que les virus existent depuis la nuit des temps et qu’il appartient à l’homme de ne pas les réveiller ? « Je n'aime pas voyager. Je préfère rester au fin fond de la jungle intouchée, là où je suis le plus heureux. Sauf quand on vient me déranger. Sauf quand on vient déranger mon hôte. Car lorsque je sors brusquement de mon sommeil, je vais d'un animal à un autre. »

Née d’un père ivoirien et d’une mère française, Véronique Tadjo est une auteure hors-par. Poète, romancière et universitaire, elle vit actuellement entre Londres et Abidjan, après qu’elle a dirigé le département de français de l’Université du Witwatersrand à Johannesburg. Auteure notamment de Latérite (1984), Le Royaume aveugle (1991), de L’Ombre d’Imana : voyages jusqu’au bout du Rwanda (2001), de Reine Pokou, concerto pour un sacrifice (Grand Prix littéraire d’Afrique noire en 2005), Loin de mon père (2010), ses livres sont traduits en plusieurs langues.

Bedel Baouna 

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 17:11

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Surmilitarisée et sans vision : la politique française en Afrique éreintée

Publié le Lundi 8 Mai 2017
Surmilitarisée et sans vision : la politique française en Afrique éreintée

Violente polémique sur la Françafrique. Au terme d’un an de travail et de nombreuses auditions, la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale s'apprête à publier un rapport critiquant très vertement la politique de la France en Afrique.

Ce rapport (fichier PDF ci-dessous) est tellement virulent que la présidente socialiste de la commission des Affaires étrangères, Elisabeth Guigou, a tenu à s’en démarquer publiquement. Dans un communiqué, elle a jugé ce texte "d'une tonalité trop pessimiste". Tout en disant partager bon nombre de constats du texte, adopté à l’issue d’un très long et vif débat, l'ancienne garde des Sceaux a estimé que :

La commission des Affaires étrangères devrait avoir, à propos de la vie démocratique des Etats africains, un discours sans complaisance, mais mesuré."

Reprenant les paroles d’un chercheur auditionné par la commission, le rapport qualifiait notamment le président camerounais Paul Biya "d’illégitime". Philippe Baumel, le député socialiste et rapporteur de la commission, assure ne pas avoir été "censuré" mais avoir dû apporter "des précisions" à son texte qui, selon lui, "bouscule les idées reçues, l’afroptimisme en vogue à Paris ces dernières années".

Le Drian, "ministre de l'Afrique"

Ce sont les critiques de fond de l’action française qui ont fait monter la température. Pour résumer, les rapporteurs estiment que l’aide au développement de la France en Afrique subsaharienne est à la fois insuffisante et inefficace, ce qui mène à des crises, à l’effondrement des Etats, puis à l’intervention de l’armée française.

Lors d’une session de cette commission, le président UMP de cette mission d'information, Jean-Claude Guibal et son rapporteur socialiste, Philippe Baumel, auraient notamment qualifié le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Driande véritable "ministre de l'Afrique" qui marginalise son homologue des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Critiquant "la militarisation" de l’action française, ces députés estiment que les interventions de l’armée française tendent à se substituer à une politique de développement.

Philippe Baumel, le rédacteur du rapport, explique :

Même si elles sont nécessaires, on ne peut se satisfaire des interventions militaires qui, de plus, nous ont coûté l’an dernier près d’un milliard d’euros. Ces interventions réagissent aux crises, elles n’agissent pas sur le mal développement."

Une aide au développement "ni cohérente ni efficace" 

En 2014, seulement 0,36% du revenu national brut de la France a été consacré à l’aide publique au développement (APD) des pays pauvres, selon les chiffres annuels publiés par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). C'est le plus bas niveau d’investissement français dans cette politique publique depuis 2001. Et c’est la quatrième année consécutive de baisse pour la France, en contradiction avec les promesses du président de la République et de son gouvernement.

Le rapport critique aussi une aide française au développement "qui rate souvent sa cible, n’est ni cohérente, ni efficace", selon Philippe Baumel. Exemple ? 

Prenons le cas du Mali. La France a déversé des centaines de millions d’euros sur ce pays depuis la décolonisation, en s’aveuglant, et cet Etat s’est effondré en 15 jours, nous appelant au secours. Et pourtant l’incurie se perpétue : il semble que la première urgence des nouvelles autorités ait été d’acheter un avion présidentiel..."

"La politique africaine reste à inventer"

Cruel, ce rapport souligne que la France n’a tout simplement pas de politique en Afrique : "D'une certaine manière, la politique africaine de notre pays reste à inventer", écrivent en conclusion les rédacteurs.

Au-delà des réactions en urgence, des interventions militaires - avant-hier en Côte d'Ivoire, hier au Mali, aujourd'hui en Centrafrique, demain sans doute ailleurs - , malgré une aide au développement dont on se demande parfois si elle est vraiment une politique publique tant elle est immuable de gouvernement en gouvernement, l'ambition de notre pays vis-à-vis de ce continent reste à définir."

La Mission propose "d'élever l'aide au développement au rang de pivot structurant de la politique africaine de notre pays", propose de créer un ministère indépendant du développement. Encore faudrait-il que l’aide aux pays pauvres ne se réduise pas chaque année comme une peau de chagrin.

L'OBS : Jean-Baptiste Naudet

 

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 17:10

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Phénomène des « Bébés noirs » : Haro sur les exécutions sommaires !

Publié le Dimanche 14 Mai 2017
Phénomène des « Bébés noirs » : Haro sur les exécutions sommaires !

Ce samedi 13 mai, les réseaux sociaux ont regorgé de photos de « bébés noirs «,  en train d’être conduits à la mort. Ils ont été exécutés sans autre forme de procès. 
Ces jeunes qui sèment la terreur dans les quartiers de Brazzaville, de Djiri à Mfilou, et même au-delà, sont depuis peu dans le viseur du tristement célèbre procureur André Oko Ngakala. Ce dernier, dans des mises en scène dont lui seul détient le secret, multiplie les déplacements dans les rues de Brazzaville, à leur recherche.

Sans doute faut-il éradiquer ce phénomène ! Mais un crime servant à combattre un crime ne peut contenir de sens. « Aucun d’entre nous ne détient le monopole de la pureté d’intention », dixit Saint-Exupéry dans Lettre à un otage. Et d’ajouter : « Je respecte celui qui parcourt une autre route, s’il peine vers la même étoile… » Une mise au point qui résonne comme un garde-fou contre l’utilisation du « combat juste » en faveur de toutes les aventures totalitaires. Ou criminelles. On l’aura compris, la finalité, aussi salutaire soit-elle, ne peut justifier les moyens et la méthode adoptés par les autorités de Brazzaville. A moins de revenir au Moyen-Orient âge. Mais, même dans les pays où la peine de mort a pignon sur rue, l'on juge d'abord, ensuite l'on exécute.

En exécutant sans passer par la case tribunal, les autorités de Brazzaville veulent-elles gagner du temps? Oh pardon! Les juges et les procureurs ont mieux à faire que de statuer sur le cas des bébés noirs. Leur dossier préféré, en effet, est celui des opposants politiques qui peuplent la maison d'arrêt de Brazzaville. A ne vouloir s'intéresser qu'aux prisonniers politiques, on oublie ce principe intangible selon lequel même le pire des criminels a aussi droit à un avocat, donc à un procès. 

Si, comme le prétendent les autorités de Brazzaville, ces « îles sonnantes », le Congo dispose d’un Code pénal, alors la méthode appropriée voudrait que l’on interpelle ces jeunes désœuvrés, pour les placer dans des centres de réinsertion. Au lieu de ça, ils préfèrent gérer l’urgence plutôt que de s’attaquer à de vrais problèmes de fond. Pourquoi ces jeunes sèment-ils la terreur dans Brazzaville ?  Une seule réponse : ils ont été abandonnés à eux-mêmes. Le phénomène dit des « Bébés noirs » est tout simplement la conséquence de l’incurie des politiques congolais. 

BB

 

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 17:07

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Syndrome de Stockholm : Mariée à un djihadiste de Boko Haram, une lycéenne de Chibok refuse sa liberté

Publié le Dimanche 14 Mai 2017
Syndrome de Stockholm : Mariée à un djihadiste de Boko Haram, une lycéenne de Chibok refuse sa liberté

L’une des lycéennes nigérianes de Chibok a refusé de quitter le groupe djihadiste Boko Haram après trois ans de captivité. Un phénomène qui n’est pas rare, selon les experts, et qui illustre la complexité des relations que les victimes entretiennent avec leurs ravisseurs.

«Je suis bien où je suis. Je suis mariée». Ce sont les propos d'une des lycéennes enlevées par le groupe djihadiste Boko Haram, en avril 2014. Ils ont été rapportés par le porte-parole de la présidence nigériane, Garba Shehu,  le 9 mai 2017, après la libération deux jours plus tôt de 82 jeunes nigérianes du village de Chibok.

«Après une période aussi longue, il n'est pas étonnant pour les captives de développer le syndrome de Stockholm», explique Mausi Segun de Human Right Watch à Abuja. Elle évoque aussi les «traumatismes dus aux violences», la «confusion religieuse» et la peur du rejet de la part de leur communauté qui les suspecte de symapthie vis-à-vis de Boko Haram. Ce qui rend plus difficile encore la réhabilitation de ces femmes.

Cité par la presse locale, Zannah Mustapha, qui a participé aux pourparlers entre le gouvernement et le groupe djihadiste, affirme que plusieurs des 276 lycéennes enlevées ne souhaitent pas rentrer chez elles. Elles sont d'ailleurs toujours une centaine à ne pas avoir été retrouvées. Le leader de Boko Haram, Abubakar Shekau, avait annoncé peu de temps après leur enlèvement, en 2014, en avoir «mariées» certaines à des combattants. D'autres, chrétiennes, ont été «converties à l'Islam».

Des actrices dans cette guerre

Selon Elisabeth Pearson, chercheuse pour le Royal United Services Institute (RUSI) de Londres, «les combattants de Boko Haram ne sont pas tous violents avec les femmes du camp. Des unions sincères peuvent voir le jour, surtout lorsqu'il y a des enfants impliqués». Ces enfants sont parfois abandonnés dans les camps de déplacés.

Secte extrémiste devenue un mouvement djihadiste, Boko Haram dans sa rhétorique anti-gouvernementale, anti-armée, parfois empreinte de magie noire dans une région abandonnée par l'Etat pendant des décennies, peut séduire une population non-éduquée. 
«Les femmes ne sont pas seulement victimes mais aussi actrices dans cette guerre», indiquait un rapport d'International Crisis Group de décembre 2016. Après sept années de conflit qui ravage la vaste région du lac Tchad, «les hommes ont été tués de manière disproportionnée», soulignait le rapport, et les femmes kidnappées sont régulièrement utilisées comme bombes humaines depuis près de deux ans.

Dès la libération des 82 lycéennes, Amnesty International a demandé aux autorités nigérianes qu'elle aient un soutien psychologique. L'ONG a également appelé l'armée à ne pas prolonger son enquête militaire, censée évaluer l'allégeance présumée des victimes à l'organisation djihadiste, pouvant durer plusieurs mois.

Grave crise humanitaire

Alors que 113 sont toujours en captivités, les lycéennes de Chibok sont devenues le symbole des dizaines de milliers de personnes encore détenues par Boko Haram, qui utilise le kidnapping de masse comme moyen de recrutement. Relayé par les médias du monde entier, l’enlèvement de ces adolescentes – dont 57 avaient réussi à s’échapper juste après le rapt – avait alors suscité une vague d’indignation de la part de célébrités sur les réseaux sociaux à coups de hashtags #bringbackourgirls («Ramenez-nous nos filles»).

Le conflit, particulièrement sanglant dans la zone du lac Tchad, a fait plus de 20 000 morts et 2,6 millions de déplacés. La région est plongée dans une grave crise humanitaire qui touche quelque 21 millions de personnes réparties dans quatre pays: le Nigeria, le Tchad, le Cameroun et le Niger.

Dominique Cettour-Rose 

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 17:05

 

http://www.afrik.com/afrique-developpement-democratie-pas-de-progres-en-2016

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Published by E. Okamba
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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 11:54

 

http://www.entrecongolais.com/exposition-collective-tous-des-sang-meles

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 11:52

 

Une journaliste de Vox arrêtée pour un article sur les bébés noirs

Publié le Mardi 25 Avril 2017
Une journaliste de Vox arrêtée pour un article sur les bébés noirs

Julie Marna Mankene, une journaliste collaborant régulièrement à Vox Congo et travaillant pour l’Agence congolaise d’information (ACI) a été enlevée, puis conduite le 22 avril au commissariat central de Kibeliba à Talangai, pour avoir écrit un article sur les bébés noirs. La journaliste enquête depuis des mois sur le phénomène des bébés noirs. Elle a été relâchée dans l’avant-midi de dimanche. Alors qu’elle venait de quitter les bureaux de Vox Congo, Julie a été cueillie comme une mangue mure, à la hauteur de l’église Kimbanguiste du Plateau des 15 ans, par des policiers qui la filaient depuis des heures. Les éléments de police qui l’ont enlevée n’ont présenté aucun mandat à la journaliste.

Source: Vox Congo

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Published by Bedel Baouna
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