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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 17:11

http://www.entrecongolais.com/surmilitarisee-et-sans-vision-la-politique-francaise-en-afrique-ereintee

Surmilitarisée et sans vision : la politique française en Afrique éreintée

Publié le Lundi 8 Mai 2017
Surmilitarisée et sans vision : la politique française en Afrique éreintée

Violente polémique sur la Françafrique. Au terme d’un an de travail et de nombreuses auditions, la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale s'apprête à publier un rapport critiquant très vertement la politique de la France en Afrique.

Ce rapport (fichier PDF ci-dessous) est tellement virulent que la présidente socialiste de la commission des Affaires étrangères, Elisabeth Guigou, a tenu à s’en démarquer publiquement. Dans un communiqué, elle a jugé ce texte "d'une tonalité trop pessimiste". Tout en disant partager bon nombre de constats du texte, adopté à l’issue d’un très long et vif débat, l'ancienne garde des Sceaux a estimé que :

La commission des Affaires étrangères devrait avoir, à propos de la vie démocratique des Etats africains, un discours sans complaisance, mais mesuré."

Reprenant les paroles d’un chercheur auditionné par la commission, le rapport qualifiait notamment le président camerounais Paul Biya "d’illégitime". Philippe Baumel, le député socialiste et rapporteur de la commission, assure ne pas avoir été "censuré" mais avoir dû apporter "des précisions" à son texte qui, selon lui, "bouscule les idées reçues, l’afroptimisme en vogue à Paris ces dernières années".

Le Drian, "ministre de l'Afrique"

Ce sont les critiques de fond de l’action française qui ont fait monter la température. Pour résumer, les rapporteurs estiment que l’aide au développement de la France en Afrique subsaharienne est à la fois insuffisante et inefficace, ce qui mène à des crises, à l’effondrement des Etats, puis à l’intervention de l’armée française.

Lors d’une session de cette commission, le président UMP de cette mission d'information, Jean-Claude Guibal et son rapporteur socialiste, Philippe Baumel, auraient notamment qualifié le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Driande véritable "ministre de l'Afrique" qui marginalise son homologue des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Critiquant "la militarisation" de l’action française, ces députés estiment que les interventions de l’armée française tendent à se substituer à une politique de développement.

Philippe Baumel, le rédacteur du rapport, explique :

Même si elles sont nécessaires, on ne peut se satisfaire des interventions militaires qui, de plus, nous ont coûté l’an dernier près d’un milliard d’euros. Ces interventions réagissent aux crises, elles n’agissent pas sur le mal développement."

Une aide au développement "ni cohérente ni efficace" 

En 2014, seulement 0,36% du revenu national brut de la France a été consacré à l’aide publique au développement (APD) des pays pauvres, selon les chiffres annuels publiés par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). C'est le plus bas niveau d’investissement français dans cette politique publique depuis 2001. Et c’est la quatrième année consécutive de baisse pour la France, en contradiction avec les promesses du président de la République et de son gouvernement.

Le rapport critique aussi une aide française au développement "qui rate souvent sa cible, n’est ni cohérente, ni efficace", selon Philippe Baumel. Exemple ? 

Prenons le cas du Mali. La France a déversé des centaines de millions d’euros sur ce pays depuis la décolonisation, en s’aveuglant, et cet Etat s’est effondré en 15 jours, nous appelant au secours. Et pourtant l’incurie se perpétue : il semble que la première urgence des nouvelles autorités ait été d’acheter un avion présidentiel..."

"La politique africaine reste à inventer"

Cruel, ce rapport souligne que la France n’a tout simplement pas de politique en Afrique : "D'une certaine manière, la politique africaine de notre pays reste à inventer", écrivent en conclusion les rédacteurs.

Au-delà des réactions en urgence, des interventions militaires - avant-hier en Côte d'Ivoire, hier au Mali, aujourd'hui en Centrafrique, demain sans doute ailleurs - , malgré une aide au développement dont on se demande parfois si elle est vraiment une politique publique tant elle est immuable de gouvernement en gouvernement, l'ambition de notre pays vis-à-vis de ce continent reste à définir."

La Mission propose "d'élever l'aide au développement au rang de pivot structurant de la politique africaine de notre pays", propose de créer un ministère indépendant du développement. Encore faudrait-il que l’aide aux pays pauvres ne se réduise pas chaque année comme une peau de chagrin.

L'OBS : Jean-Baptiste Naudet

 

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 17:10

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Phénomène des « Bébés noirs » : Haro sur les exécutions sommaires !

Publié le Dimanche 14 Mai 2017
Phénomène des « Bébés noirs » : Haro sur les exécutions sommaires !

Ce samedi 13 mai, les réseaux sociaux ont regorgé de photos de « bébés noirs «,  en train d’être conduits à la mort. Ils ont été exécutés sans autre forme de procès. 
Ces jeunes qui sèment la terreur dans les quartiers de Brazzaville, de Djiri à Mfilou, et même au-delà, sont depuis peu dans le viseur du tristement célèbre procureur André Oko Ngakala. Ce dernier, dans des mises en scène dont lui seul détient le secret, multiplie les déplacements dans les rues de Brazzaville, à leur recherche.

Sans doute faut-il éradiquer ce phénomène ! Mais un crime servant à combattre un crime ne peut contenir de sens. « Aucun d’entre nous ne détient le monopole de la pureté d’intention », dixit Saint-Exupéry dans Lettre à un otage. Et d’ajouter : « Je respecte celui qui parcourt une autre route, s’il peine vers la même étoile… » Une mise au point qui résonne comme un garde-fou contre l’utilisation du « combat juste » en faveur de toutes les aventures totalitaires. Ou criminelles. On l’aura compris, la finalité, aussi salutaire soit-elle, ne peut justifier les moyens et la méthode adoptés par les autorités de Brazzaville. A moins de revenir au Moyen-Orient âge. Mais, même dans les pays où la peine de mort a pignon sur rue, l'on juge d'abord, ensuite l'on exécute.

En exécutant sans passer par la case tribunal, les autorités de Brazzaville veulent-elles gagner du temps? Oh pardon! Les juges et les procureurs ont mieux à faire que de statuer sur le cas des bébés noirs. Leur dossier préféré, en effet, est celui des opposants politiques qui peuplent la maison d'arrêt de Brazzaville. A ne vouloir s'intéresser qu'aux prisonniers politiques, on oublie ce principe intangible selon lequel même le pire des criminels a aussi droit à un avocat, donc à un procès. 

Si, comme le prétendent les autorités de Brazzaville, ces « îles sonnantes », le Congo dispose d’un Code pénal, alors la méthode appropriée voudrait que l’on interpelle ces jeunes désœuvrés, pour les placer dans des centres de réinsertion. Au lieu de ça, ils préfèrent gérer l’urgence plutôt que de s’attaquer à de vrais problèmes de fond. Pourquoi ces jeunes sèment-ils la terreur dans Brazzaville ?  Une seule réponse : ils ont été abandonnés à eux-mêmes. Le phénomène dit des « Bébés noirs » est tout simplement la conséquence de l’incurie des politiques congolais. 

BB

 

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 17:07

http://www.entrecongolais.com/syndrome-de-stockholm-mariee-un-djihadiste-de-boko-haram-une-lyceenne-de-chibok-refuse-sa-liberte

 

 

Syndrome de Stockholm : Mariée à un djihadiste de Boko Haram, une lycéenne de Chibok refuse sa liberté

Publié le Dimanche 14 Mai 2017
Syndrome de Stockholm : Mariée à un djihadiste de Boko Haram, une lycéenne de Chibok refuse sa liberté

L’une des lycéennes nigérianes de Chibok a refusé de quitter le groupe djihadiste Boko Haram après trois ans de captivité. Un phénomène qui n’est pas rare, selon les experts, et qui illustre la complexité des relations que les victimes entretiennent avec leurs ravisseurs.

«Je suis bien où je suis. Je suis mariée». Ce sont les propos d'une des lycéennes enlevées par le groupe djihadiste Boko Haram, en avril 2014. Ils ont été rapportés par le porte-parole de la présidence nigériane, Garba Shehu,  le 9 mai 2017, après la libération deux jours plus tôt de 82 jeunes nigérianes du village de Chibok.

«Après une période aussi longue, il n'est pas étonnant pour les captives de développer le syndrome de Stockholm», explique Mausi Segun de Human Right Watch à Abuja. Elle évoque aussi les «traumatismes dus aux violences», la «confusion religieuse» et la peur du rejet de la part de leur communauté qui les suspecte de symapthie vis-à-vis de Boko Haram. Ce qui rend plus difficile encore la réhabilitation de ces femmes.

Cité par la presse locale, Zannah Mustapha, qui a participé aux pourparlers entre le gouvernement et le groupe djihadiste, affirme que plusieurs des 276 lycéennes enlevées ne souhaitent pas rentrer chez elles. Elles sont d'ailleurs toujours une centaine à ne pas avoir été retrouvées. Le leader de Boko Haram, Abubakar Shekau, avait annoncé peu de temps après leur enlèvement, en 2014, en avoir «mariées» certaines à des combattants. D'autres, chrétiennes, ont été «converties à l'Islam».

Des actrices dans cette guerre

Selon Elisabeth Pearson, chercheuse pour le Royal United Services Institute (RUSI) de Londres, «les combattants de Boko Haram ne sont pas tous violents avec les femmes du camp. Des unions sincères peuvent voir le jour, surtout lorsqu'il y a des enfants impliqués». Ces enfants sont parfois abandonnés dans les camps de déplacés.

Secte extrémiste devenue un mouvement djihadiste, Boko Haram dans sa rhétorique anti-gouvernementale, anti-armée, parfois empreinte de magie noire dans une région abandonnée par l'Etat pendant des décennies, peut séduire une population non-éduquée. 
«Les femmes ne sont pas seulement victimes mais aussi actrices dans cette guerre», indiquait un rapport d'International Crisis Group de décembre 2016. Après sept années de conflit qui ravage la vaste région du lac Tchad, «les hommes ont été tués de manière disproportionnée», soulignait le rapport, et les femmes kidnappées sont régulièrement utilisées comme bombes humaines depuis près de deux ans.

Dès la libération des 82 lycéennes, Amnesty International a demandé aux autorités nigérianes qu'elle aient un soutien psychologique. L'ONG a également appelé l'armée à ne pas prolonger son enquête militaire, censée évaluer l'allégeance présumée des victimes à l'organisation djihadiste, pouvant durer plusieurs mois.

Grave crise humanitaire

Alors que 113 sont toujours en captivités, les lycéennes de Chibok sont devenues le symbole des dizaines de milliers de personnes encore détenues par Boko Haram, qui utilise le kidnapping de masse comme moyen de recrutement. Relayé par les médias du monde entier, l’enlèvement de ces adolescentes – dont 57 avaient réussi à s’échapper juste après le rapt – avait alors suscité une vague d’indignation de la part de célébrités sur les réseaux sociaux à coups de hashtags #bringbackourgirls («Ramenez-nous nos filles»).

Le conflit, particulièrement sanglant dans la zone du lac Tchad, a fait plus de 20 000 morts et 2,6 millions de déplacés. La région est plongée dans une grave crise humanitaire qui touche quelque 21 millions de personnes réparties dans quatre pays: le Nigeria, le Tchad, le Cameroun et le Niger.

Dominique Cettour-Rose 

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 17:05

 

http://www.afrik.com/afrique-developpement-democratie-pas-de-progres-en-2016

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Published by E. Okamba
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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 11:54

 

http://www.entrecongolais.com/exposition-collective-tous-des-sang-meles

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 11:52

 

Une journaliste de Vox arrêtée pour un article sur les bébés noirs

Publié le Mardi 25 Avril 2017
Une journaliste de Vox arrêtée pour un article sur les bébés noirs

Julie Marna Mankene, une journaliste collaborant régulièrement à Vox Congo et travaillant pour l’Agence congolaise d’information (ACI) a été enlevée, puis conduite le 22 avril au commissariat central de Kibeliba à Talangai, pour avoir écrit un article sur les bébés noirs. La journaliste enquête depuis des mois sur le phénomène des bébés noirs. Elle a été relâchée dans l’avant-midi de dimanche. Alors qu’elle venait de quitter les bureaux de Vox Congo, Julie a été cueillie comme une mangue mure, à la hauteur de l’église Kimbanguiste du Plateau des 15 ans, par des policiers qui la filaient depuis des heures. Les éléments de police qui l’ont enlevée n’ont présenté aucun mandat à la journaliste.

Source: Vox Congo

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 11:49

http://www.entrecongolais.com/congo-securite-thierry-moungalla-du-mauvais-sens-des-mots

Congo-Sécurité : Thierry Moungalla, du mauvais sens des mots

Publié le Mardi 25 Avril 2017
Congo-Sécurité : Thierry Moungalla, du mauvais sens des mots

Dans une interview accordée à la Chaîne Africanews, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla, a estimé ce mardi que les pertes que subit l’armée dans la région du Pool sont le fait d’actes terroristes. Décryptage.

Décidemment, Thierry Moungalla est fâché avec le sens des mots. La voix rauque et malplaisante, Thierry Lézin Moungalla alias Arnolphe est resté égal à lui-même au micro d’Africanews : insignifiant. On aurait dit un perroquet égaré sur une île hostile. A la question d’analyse sur les pertes que subit l’armée (?) congolaise dans la région du Pool, il a répondu,  sans vergogne, par une ineptie qui, semble-t-il, le caractérise à jamais. Pour lui en effet l’armée est confrontée à des actes terroristes dans le Pool. Et de poursuivre avec un verbe terne et redondant, que les terroristes du Pool sont imprévisibles, comme s’il existait des terroristes prévisibles. 
Encéphalogramme plat ou obsession de survie gouvernementale ? Quoiqu’il en soit, le thuriféraire patenté Thierry Moungalla ne fait pas dans la dentelle politique. Au mieux il s’apparente à un ectoplasme terrifiant, au pire il souffre d’une cécité assez cétacée. Un mauvais compagnon pressé d’obtenir des mots de passe qui lui permettraient de monter en grade dans l’esprit malfaisant de son maître Sassou. 
Non, l’argument de l’acte terroriste ne tient pas debout. D’autant que les partisans du pasteur Ntumi ne revendiquent pas les exécutions des prétendus militaires envoyés dans le Pool. Qu’est-ce que donc le terrorisme ? Le vrai faux avocat en Droit des affaires semble l’ignorer. Dans un article paru dans le quotidien La Croix, il est question d’une conférence donnée à l’occasion du 60e anniversaire du débarquement par le futur Benoît XVI. L’ex Saint-Père voyait dans le terrorisme « une pathologie de la religion », incapable de faire sa place au travail de la raison. Même dans les périodes de grandes tensions des relations internationales, notait Joseph Ratzinger, la raison et la conscience des menaces ont fait que les grandes puissances n’ont pas utilisé le potentiel de destruction dont elles disposaient (armes nucléaires, armes biologiques). « Mais les forces terroristes et les organisations criminelles ne font plus les comptes avec une telle raison, puisqu’un des éléments de base de la terreur repose sur le fait d’être prêt à l’autodestruction – une autodestruction qui est transfigurée en martyre et convertie en promesse. En recourant à une violence aveugle, le terrorisme fait l’économie du travail lent et coûteux de la raison, de la discussion politique ou de la guerre traditionnelle qui n’est pas sans lois. »

Est-ce le cas des partisans du pasteur Ntumi ? Non. En réalité, le terrorisme dans la région du Pool constitue, pour ainsi dire, une fiction insipide. Personne dans le Pool ne mène un combat au nom d’une idéologie religieuse. Si l’intention du ministre de fait Arnolphe Thierry Moungalla est d’attirer l’attention de la Communauté internationale, c’est raté. Entre les miliciens de Ntumi et les sanguinaires de Boko Haram, il n’y a aucune commune mesure : Boko Haram tout comme Daesh tuent par fanatisme religieux, Ntumi et ses miliciens résistent à un pouvoir de fait et immensément mafieux.

Il ne s’agit pas de cautionner la violence ! Loin s’en faut. Seulement il y a un chaos politique au Congo, qui nécessite des réponses appropriées. Albert Camus définit la révolte métaphysique par une seule phrase : les moyens justifient la fin. Oui, sans une fin capable de se poser en elle-même, « ce qui rend une fin bonne c’est le chemin parcouru pour l’atteindre, sans renier l’idéal qu’elle incarne ». « Vu à une certaine distance un nuage est visible, on peut en cerner les contours, en revanche on ne peut le saisir, le soupeser, au contraire on passe dedans sans découvrir quoi que ce soit de tangible. » Voilà !

Bedel Baouna

 

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 10:48

 

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 10:47

 

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