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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 10:39

http://www.entrecongolais.com/congo-diaspora-musique-david-tochino-une-voix-de-stentor

 

Congo-Diaspora-Musique : David Tochino, une voix de stentor

 
Congo-Diaspora-Musique : David Tochino, une voix de stentor

L’artiste-musicien d’origine congolaise David Tochino, de son vrai nom David Biniakounou, basé en France depuis bientôt trois décennies, demeure l’une des voix les plus puissantes de la Rumba congolaise. Portrait.

« Ce qui est super chez David Tochino, c’est que l’âge n’a aucun impact sur sa voix », chante Jackson Babingui, musicien congolais lui aussi basé en France. Et pourtant peu de Congolais le connaissent. Injustice. Que ce soit en français, en lari ou en lingala, les mélodies que distille  David Tochino résonnent tels les roulements d’un tam-tam nocturne, venants du fin fond de son kongo natal. Oui, quiconque a écouté la chanson « Kinkala », extrait de l’album Tsi Yala d’Audrey Miz, sera sans aucun doute émerveillé non seulement par la qualité du texte mais aussi par cette voix de stentor. Chez David Tochino, il y a du Pamelo Mounka, du Célestin Nkouka et du Théo Blaise Kounkou. En somme, une synthèse parfaite de la quintessence de la Rumba congolaise.

Auteur de pas moins de cinq albums, le plus Normand des Congolais est une bête de travail. Chez lui, pas de demi-mesures ni de fausses notes. Une chanson peut lui prendre des semaines, des mois de travail. « Le travail, toujours le travail, et encore le travail », a-t-il l’habitude de dire. Arrangeur hors pair, percussionniste, David Tochino est à l’aise aussi bien dans la Rumba que dans le Zouk, le Soukous et la Salsa. Il sait pertinemment que de la confusion jaillit l’amour. Le vrai amour. La pureté, quelle qu’elle soit, le répugne.

 Animateur-formateur en percussions pour enfants ou adultes à l’Institut médico-éducatif, dans des écoles ou des centres de loisirs, etc, il encadre et gère l’orchestre DJEBEFOLA  en Normandie. Il ne ménage pas ses efforts pour faire briller la musique afro-antillaise dans sa région d’adoption.

A l’image de Stentor dans « L'Iliade » d'Homère, David Tochino constitue à lui tout seul un guerrier, au sens noble du terme, dont la voix de bronze lui permet de crier ses idées et préoccupations, aussi fort que cinquante hommes. Tout comme la déesse Héra qui utilise la force vocale et prodigieuse de Stentor pour stimuler l'ardeur et le courage de l'armée grecque lors du siège de Troie, les albums de David Tochino sont un magnifique stimulant pour la vie. La vie tout-court. Et ce ne sont pas ses amis des Bantous de la Capitale qui en diront le contraire.

« Patriote, David Tochino a été membre de l’orchestre de l’UJSC (Union de la Jeunesse Socialiste Congolaise). C’est cette flamme « révolutionnaire » d’antan qui se réveille dans la chanson « Ce pays » quand il interpelle, depuis le Calvados, son peuple et ses politiques pour un Congo nouveau et prospère », écrit le littéraire Noel Kodia Ramata. Et de poursuivre : « Presque tous les aspects de la société mondaine congolaise se reflètent dans les textes de David Biniakounou Tochino. (…) L’incipit de l’opus « Tsi Yala », par exemple, va à l’encontre de la délinquance juvénile sur fond d’un habillement dévergondé au niveau de la jeunesse, dévalorisant ainsi la SAPE (Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes), ce courant qui donne une certaine singularité à la société congolaise. »

Né en 1955 à Brazzaville, David Tochino a évolué auprès de Super Tembessa de Matoumbou, de Super Boboto et de l’orchestre de l’UJSC de Brazzaville dans les décennies 70-80. Sans oublier un passage chez les Bantous de la Capitale. Merci l’artiste !

 

Bedel Baouna

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 10:36

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Livre : La sonate à Bridgetower, une immersion dans le Paris musical de 1789

Publié le Jeudi 19 Janvier 2017
Livre : dans La sonate à Bridgetower, une immersion dans le Paris musical de 1789

On le sait professeur de chimie aux Etats-Unis et grand romancier congolais. On le découvre historien de musique. Dans son nouveau roman, La sonate à Bridgetower, paru aux Editions Actes Sud, Emmanuel Dongala nous plonge en effet dans le Paris d’avril à juillet 1789. L’histoire : Au début de l’année 1789 débarquent à Paris le violoniste prodige George Bridgetower, neuf ans, et son père, un Noir de la Barbade qui se fait passer pour un prince d’Abyssinnie. Arrivant d’Autriche, où George a suivi l’enseignement de Haydn, ils sont venus chercher l’or et la gloire que devrait leur assurer le talent du garçon …

Ce roman constitue une caméra braquée sur le début de la Révolution française (qui pousse les personnages à partir pour Londres) Au premier plan, George et son père. Le premier est un jeune garçon qui fait déjà preuve d’une maturité et, bientôt, il prendra ses distances avec un père un peu trop envahissant. Le second, quant à lui, Frederick de Augustus, est un homme tiraillé entre sa volonté de réussir à tout prix grâce à son fils et son refus des compromis. Son parcours illustre à quel point il était difficile, même pour un homme doté comme lui de talents hors du commun (il parle plusieurs langues et le prince Esterhazy, au service duquel il se trouvait, avait recours à lui comme interprète), de s’insérer durablement dans des milieux qui, à un moment ou à un autre, lui rappellent que sa condition noire l’ostracise.
George autant que Frederik, malgré leurs défauts, sont des êtres attachants et on suit leurs pérégrinations avec un intérêt qui ne se dément pas, avec le plaisir de baigner dans l’environnement musical de l’époque, en côtoyant au passage certains de ses grands compositeurs (Haydn, Beethoven).
Outre les deux principaux protagonistes, le récit abonde de figures politiques ou scientifiques de l'époque, à l'instar de  Théroigne de Méricourt, une figure de la Révolution française.

 

Extrait :

"Le père et le fils pénétrèrent finalement sous les arcades du Palais et se mirent à la recherche d’un restaurant. Sous chaque cintre d’arcade était suspendu un réverbère et tant de lampes éclairaient l’endroit que l’on avait l’impression de se déplacer dans une espèce de demi-jour. La place grouillait de monde. Les gens circulaient dans les galeries, s’asseyaient devant les cafés, devant les grands carreaux virés des devantures. Il y avait des scènes insolites, ainsi ce poète qui beuglait ses vers devant une librairie, indifférent au brouhaha incessant de l’endroit, ou ces joueurs d’échecs qui continuaient à pousser leurs pions comme si la foule bigarrée et bruyante autour d’eux n’existait pas, ou encore ce petit groupe d’hommes autour d’un orateur perché sur un escabeau, réclamant haut et fort la liberté d’opinion et l’abolition des lettres de cachet. Tournant son regard vers le jardin central, Frederick de Augustus découvrit des femmes habillées de façon plutôt voyante, la plupart non accompagnées, en train de prendre des rafraîchissements à des tables placées en plein air dans un espace agrémenté de parterres de fleurs. La lueur artificielle des réverbères leur conférait une sorte d’aura qu’il n’avait pas trouvée aux filles des maisons de la place du Graben à Vienne, les célèbres Grabennymphen. N’eût été la présence de son fils, il serait non seulement resté plus longtemps à les observer, mais il se serait certainement approché davantage d’elles. L’idée lui vint de revenir en cet endroit une prochaine fois sans l’encombrante compagnie de son fils. On disait que si Paris était la capitale de la France, le Palais-Royal était la capitale de Paris. Comme cela était vrai !"

Entrecongolais.com avec Brize

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 13:24

http://www.congopage.com/Musique-Une-Succession-humaniste-au-nom-d-Abel-Dibassa

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 15:35

http://www.afrik.com/dr-patrice-serge-ganga-zandzou-pour-un-retour-en-afrique-des-professionnels-de-sante

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 21:57

http://www.entrecongolais.com/talon-supprime-le-visa-pour-les-africains

Talon supprime le visa d'entrée au Bénin pour les Africains

Le Chef de l’Etat béninois, Patrice Talon, a annoncé la suppression du visa d'entrée au Bénin pour tous les Africains affirmant s’inspirer de l’expérience du Rwanda en la matière et promouvoir le tourisme africain et la coopération sud-sud, a appris APA mardi de source officielle rwandaise.
"M'inspirant de l'expérience du Rwanda, j'ai décidé que le Bénin n'exigera plus de visa aux Africains. La coopération Sud-Sud peut avoir un vrai sens. Mon espoir est que la coopération entre le Rwanda et le Bénin peut servir d'exemple", rapporte le compte twitter officiel de la présidence rwandaise citant le président Talon.

En mars 2016, les deux pays avaient signé un accord de coopération aérienne établissant la compagnie rwandaise RwandAir qui doit rallier à partir du 2 septembre prochain, Cotonou et Kigali.

Le président béninois effectue depuis lundi une visite d’Etat de deux jours au Rwanda.

Entrecongolais avec APA

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 21:56

Election au Gabon : Les Sassou-Nguesso roulent-ils pour Jean Ping ?

Alors que les deux principaux candidats à l’élection présidentielle du 27 août dernier au Gabon revendiquent chacun la victoire, une famille, et pas des moindres, par la voix de Loïse Sassou Nguesso, a félicité, sur sa page Facebook, l’opposant Jean Ping.

Le Gabon est le théâtre d’une guerre des chiffres depuis dimanche 28 août. Les partisans du président sortant gabonais, Ali Bongo, et ceux de son adversaire et opposant Jean Ping, ont tous les deux clamé leur victoire à l'élection présidentielle organisée la veille tout en s'accusant mutuellement de fraude électorale.

D’ores et déjà, les Sassou Nguesso se sont invités dans la guerre. Et pourtant ! Les deux familles régnantes se connaissant parfaitement pour s’être liées maritalement. Non, ce lien n’a pas suffi à la famille régnante du Congo, par le biais de sa descendante, d’ouvrir ses yeux sur la dernière élection présidentielle gabonaise. Sur sa page facebook, Loïse Sassou Nguesso ne va pas, en effet, par quatre chemins pour reconnaître la victoire de l’opposant Jean Ping. « Mes frères et mes soeurs partisans du PDG, chacun a eu à faire son choix. Nous avons fait le notre, les partisans du candidat Jean Ping, ont fait le leur. (…) Le peuple s'est mobilisé et lui seul est maître de son destin. Sortons par la grande porte, évitons les choses de la honte, et rassemblons nous pour reconstruire notre Parti Démocratique Gabonais et construire le Gabon de demain avec le président élu Jean Ping », écrit-elle. Et d’ajouter : « Félicitations à Jean Ping, merci à tous les électeurs pour cette mobilisation d'exception, merci au président sortant Ali Bongo Ondimba, merci à tous les gens qui sont restés dans les bureaux afin de s'assurer de la transparence des résultats, merci Seigneur. »

La descendante souscrirait-elle à la volonté de l’aïeul, qui ne verrait pas d’un mauvais œil la défaite d’Ali Bongo Ondimba ? Il se murmure que le putschiste Denis Sassou Nguesso et son ami Obiang Nguema se démènent pour convaincre Ali Bongo Ondimba d’accepter le verdict des urnes.

Suspicion entre les deux familles

On sait que les relations entre Ali Bongo et les Sassou Nguesso ont toujours été tendues, houleuses. Récemment, le président gabonais a même fait le déplacement d’Oyo pour aller s’expliquer sur la tentative de renversement de Denis Sassou Nguesso, qui se préparait depuis Libreville. Le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, aurait désigné son puissant Directeur de cabinet, Maixent Accrombessi, pour aplanir les relations entre Libreville et Brazzaville, rapportait la Lettre du continent. Sa mission consistait à aplanir les relations assez floues entre les deux chefs d’Etat qui se soupçonnent, en sourdine, de soutenir les opposants de l’un pour déstabiliser l’autre. Et vice versa. Mais aussi de tenter de réconcilier le président congolais et son adversaire et ex collaborateur, Jean Marie Michel Mokoko.

Il va sans dire que l’élection présidentielle gabonaise constitue une occasion en or massif pour les Sassou Nguesso de régler leurs comptes à Ali Bongo Ondimba. Mais là où le bat blesse, c’est que l’attitude des Sassou Nguesso s’apparente, ni plus ni moins, à celle de l’hôpital qui se moque de la charité. Loïse Sassou Nguesso demande à Ali Bongo et aux partisans du Parti Démocratique gabonais de sortir par la grande porte, mais elle n’a pas pipé mot sur la forfaiture de son aïeul au Congo-Brazzaville. Elle aurait dû féliciter aussi Guy Brice Parfait et Jean Marie Michel Mokoko pour leur victoire face à Denis Sassou Nguesso. Rien de tel. L’irrationalité l’a emporté sur ses convictions. Oui, la clairvoyance est parfois aussi à géométrie variable.

Entrecongolais.com

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 21:55
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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 21:54

http://www.entrecongolais.com/sassou-le-mario-du-congo-luambo-linterpelle

Congo-B : De sa tombe, le Grand-Maître Luambo Makiadi interpelle le grand-maître Sassou Nguesso - Par Bedel Baouna

Persuadé qu’il dispose du Congo et de ses richesses, de la vie des Congolais, Denis Sassou Nguesso n'entend pas d'autres voix que la sienne. Pourtant, une chanson, une seule, du Grand Maître (en majuscules) Luambo Makiadi, interpelle directement le grand-maître (en minuscules) Sassou Nguesso. Eclairage.

27 ans déjà depuis qu’il a rejoint l’Orient éternel ! Mais son œuvre, elle, demeure intemporelle, intacte et costaude comme les Pyramides d’Égypte. Jamais une chanson du Grand Architecte de l’Univers de la Rumba moderne ne végétera sur le parvis de l’oubli, non. Parmi les morceaux d'architecture du Grand Maître Franco, Mario occupe sans doute une place à part. Oui, sept minutes de pur bonheur et de déhanchements langoureux ! Sortie en 1985, la chanson constitue une invite au travail, et que le devoir de tout homme, le mâle, est de ne pas aspirer au repos. Non, un homme ne peut longtemps rester oisif et ne compter que sur la richesse de sa dulcinée. D’ailleurs quand on qualifie un Congolais de Mario, il devient rouge de colère ! Et pour cause : Mario est un séducteur patenté (il pourrait être un gigolo) qui se fait entretenir par une « bourgeoise argentée qui, lassée, finit par le chasser. Honte au monsieur sans morale. Dames riches mais esseulées, en mal d’ébats amoureux, jeunes hommes en quête d’argent facile… Tels sont quelques-uns des traits d’une société dont Franco connaît toutes les facettes et qu’il a su si bien chanter », écrivait Jeune Afrique dans un commentaire sur la chanson Mario.

Par extension, cet homme ressemble bien à Denis Sassou Nguesso. Oisif, séducteur, il est tombé sur une belle femme riche, le Congo, et qu’il ne veut pas quitter au risque de se retrouver sans argent ou dans un lit misérable. Du coup il bat le Congo, par jalousie. Mais le Congo finira bien par le chasser, comme le fait la bourgeoise de Mario. Du Mario du Congo-Brazzaville, le Congo n’en veut plus. De sa bande, non plus. Lelo makambo lobi makambo nalembi é/ "Lelo bitumba lobi kosuana nabaye eh/ Naboyi kobebisa nzoto na mandzaka nalembi eh eh/ Mario nalembi eh eh/ Mario nabayé eh eh eh...

Le Congo présente déjà des métastases, provoquées par les coups violents de Mario, oh pardon, de Denis Sassou Nguesso. Le seul mot qui caractérise Sassou, c'est "CRIME". Quand il ne s'agit pas d'un crime sanguinaire, humain, dont il est le cerveau, c'est à un crime financier auquel il est mêlé, au grand dam des Congolais. Le dernier en date nous vient d’Australie, où deux sociétés minières sont dans le viseur de la justice pour corruption. "Souffrance, misère et parfois la honte", maugrée la narratrice de la chanson La vie des hommes du Véritable Grand-Maître Luambo Makiadi. Et de se demander : "Mobali oyo ngai na bala, elima oh to satana? "(Celui que j'ai choisi pour mari est-il un monstre ou Satan?)

Petit homme

Quoiqu’il en soit, tout chez cet homme se décline en minuscules. Pas en majuscules. Il est grand maître d’une obédience peuplée de francs-maçons qui n'ont rien compris à la franc-maçonnerie, complices des coups de poignard de Sassou aux Congolais.

Retour en arrière : dans une célèbre rédaction parisienne, un journaliste d’investigation sort de ses archives une photo de Sassou posant au côté de feu Bongo. Il demande, alors, à une consœur, lequel des deux hommes est le plus petit. D’un sourire narquois, la jeune femme répond que ce n’est certainement pas le défunt : si Omar Bongo mettait l’argent sur la table pour obtenir une avancée, Sassou Nguesso, lui, dépense des sommes considérables pour assouvir ses ambitions pharaoniques. Lesquelles ambitions qui ne lui rapportent rien, si ce ne sont les claquements de portière, les huissiers et autres protocoles dont il est friand. Jamais il n'a élevé des œuvres durables. Il est l'homme de l'éphémère.

Toutes les richesses du Congo n'ont pour finalité que la conservation de son pouvoir. Mais ce rouleau compresseur s’avance inexorablement et inéluctablement vers sa propre chute. Ceux qui le soutiennent, à Paris ou ailleurs, sont aussi versatiles qu'un caméléon. Sassou règne parce qu'en face, l'opposition, apathique et encalminée dans une torpeur empesée, est émiettée et qu'elle est incapable d'appeler à une insurrection populaire. Une opposition incapable d’apporter une vraie contradiction au « putschiste ». « Il est évident que seule un soulèvement populaire, comme au Burkina Faso, fera partir Sassou et sa bande. A ce moment-là, ses affidés tireront sur la foule, mais ils porteront la responsabilité de ce crime contre l'humanité ; oui, à ce moment-là les lobbyistes de Sassou ne se feront plus voir, ni entendre », croit fermement un journaliste spécialiste de l'Afrique.

Bedel Baouna

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 01:43

http://www.entrecongolais.com/ndalla-graille-parle-de-ba-dia-nseke-de-celestin-nkouka

Culture-Disparition : Ndalla Graille parle de la chanson "Bâ dia Nséké" de Célestin Nkouka

Co-fondateur des orchestres Bantous de la Capitale et Le peuple, Célestin Nkouka est mort à Brazzaville, à l’âge de 81 ans, des suites d’une longue maladie.

La mort ne regarde pas le certificat de baptême. Après Jean-Serge Essous, Nino Malpaet, c’est au tour d’un autre monument, Nkouka Célestin, d’être broyé par la faucheuse. L’homme souffrait depuis des années, jusqu’à ce samedi où la nouvelle est tombée. « C’est une grande voix de la musique congolaise qui nous quitte. Celio chantait la vie, l’amour mais aussi le courage. Il aura donc vécu courageusement », réagit Eric Pantou, avocat au Barreau de Paris et admirateur de l’illustre disparu. Oui, du courage, il en fallait à Célestin Nkouka : ces dernières années, il les a vécues courageusement. « Récemment, je lui ai rendu visite, en compagnie d’Isidore Mvouba, et je puis dire que j’avais mal de son mal. Le Bâ dia Nséké était vraiment prêt de tomber », avance Ndalla Graille, en sanglots. Et, un brin philosophe, d’évoquer la chanson Bâ Dia Nséké : « C’est sans doute La chanson de sa longue carrière ; une chanson empreinte de symbolisme, et d’ailleurs quand j’ai écrit le poème Un village qui jamais ne meurt, j’écoutais et réécoutais cette douce mélopée. » (Soit dit en passant, le poème dont il parle et qui a failli lui valoir une condamnation à mort, est une traduction d’un poème vietnamien paru en anglais, The village that would not dies ou A village which never dies). Bâ dia Nséké et Un village qui jamais ne meurt retranscrivent, pour ainsi dire, le même message : le perpétuel recommencement. Le courage, donc. Le courage de tout reprendre à zéro, sans jamais se décourager. Une chanson métaphorique « Je dis de Bâ dia Nséké qu’elle est ma propre représentation tout comme celle de Ya Nkouka. Même dos au mur, je demeure présent... Je ne m’abats jamais, je crois en l’avenir », clame le patriarche. Jamais il n’oubliera l’auteur, entre autres, de Rosalie Diop, Comité ya Bantou.

Une carrière mémorable

Comme l’écrit Clément Ossinondé, Célestin Nkouka a eu une carrière mémorable. Commencée en 1952 dans l’orchestre du Cercle culturel de Bacongo, cumulativement avec sa fonction de secrétaire au Consulat britannique de Brazzaville, Célestin Nkouka rejoint en 1953 le groupe Les compagnons de joie (CDJ) de Marie-Isidore Diaboua, suivi de la création en 1954 de l’orchestre Negro Jazz. En décembre 1956, Célestin Kouka intègre l’Ok Jazz, en même temps qu’Edo Ganga et Nino Malapet, à la suite du départ d’Essous, Pandi et Lando Rossignol aux éditions Esengo.

Le 15 Août 1959, Célestin Kouka participe à la création de l’orchestre Les Bantous de la Capitale, Chez Faignond à Brazzaville. En 1972, les Bantous se disloquent. Célestin Nkouka crée avec Pamelo et Kosmos Mountouari le Trio Cepakos, puis l'orchestre Le Peuple. Les défections de Pamelo en 1978 et de Kosmos en 1984 mettent un terme à cette belle expérience musicale. Son retour, en 1987, dans les Bantous de la capitale, n'est pas concluant. Il claque la porte et crée en 1990 les Bantous Monument en compagnie de Ganga Edo et Passi Mermans. Une expérience qui ne fera pas long feu. Puis encore, l’orchestre Le peuple en 2000, mais sans succès. En 2004, Célestin Kouka est de retour dans les Bantous. Retour historique, car il sera suivi de deux séjours triomphaux des Bantous en Europe, dont le passage à L'Olympia de Paris.

Mort à l'âge de 81 ans, Célestin Kouka est né le 5 février 1935 à Brazzaville, fils de Bitambiki Benoît et de Talantsi Madeleine. Célestin n’apparaissait plus sur scène depuis 2011. Sa vue avait sérieusement baissé.
Compositeur de grand talent, il laisse à la postérité des compositions légendaires, telles "Mawa ya Hotelet", "Georgina wa bolingo" (OK Jazz), "Comité Bantou", "Rosalie Diop" (Bantous), "Kouka ba dia ntseke", "Caprices", "L'heure de la vérité" (Trio Cepakos) etc.
Salut l’artiste !

Bedel Baouna avec Clément Ossinondé

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 04:09

http://www.entrecongolais.com/au-congo-lanti-ma%C3%A7onnisme-va-crescendo

L’anti-maçonnisme au Congo-B-Témoignage : quand certains francs-maçons congolais sont accusés de soutenir le régime corrompu de Sassou Nguesso et la misère qu’il engendre

Dans mon pays natal (le Congo-Brazzaville), l’anti-maçonnisme va crescendo, alimenté par les lubies et autres fantasmes d’une population qui n’en peut plus d’attendre l’alternance politique et qui s’enfonce chaque jour dans un obscurantisme dont se servent les hommes politiques de tous bords, y compris les francs-maçons qui pêchent par un silence assourdissant qui, tout compte fait, semble bien les arranger.

En découvrant ce titre (NDLR : sur les grades de Vengeance ), j’ai eu des frissons. Parce que, pris au premier degré dans son interprétation il peut prêter à confusion pour faire le lit d’un anti-maçonnisme virulent. Et pour cause : les problèmes socio-économiques auxquels est affrontée la population, ont poussé celle-ci, aidée par de nombreux « prêcheurs » à trouver en la franc-maçonnerie la cause de leurs malheurs. Chacun y va de son grain de sel. Il y a environ un mois, un liquide brunâtre s’écoulait d’un obélisque situé à un rond-point de Brazzaville, la capitale du Congo. Il n’en fallut pas plus pour que nombre de congolais y voient du sang humain provenant des sacrifices faits par des francs-maçons, un dévoilement des pratiques sataniques et maléfiques de la franc-maçonnerie dont les membres dans ce pays se livreraient à des sacrifices humains. Une foule de curieux a convergé vers le lieu pour s’en assurer de visu ! Il a fallu l’intervention musclée de la police pour disperser les curieux. Prenant le relais de la rumeur, la toile (congolaise) s’est enflammée !

Et les francs-maçons congolais (hommes et femmes) qui ne ratent jamais une occasion pour s’auto-proclamer « Enfants des lumières » se sont terrés. Une remarque de ma part dans laquelle je déplorais l’obscurantisme qui s’empare d’une population qui ne sait plus à quel saint se vouer m’a valu la réaction d’un homme politique du Congo, à peu près en ces termes : « Tu ne sais pas de quoi ces gens-là (les francs-maçons) sont capables." Un autre, peut-être un ancien frère ayant abandonné son tablier, mais peut-être aussi un « faux frère » qui prétend avoir fréquenté "ces milieux" en hauts lieux a laissé entendre que dans les « Hauts Grades, il se passe des choses pas –très catholiques », sous entendu des choses qui vont jusqu’aux sacrifices humains. La mode au Congo est de parler de "sacrifices humains" et d'en voir à chaque coin de rue, dans chaque église, dans chaque famille.

Face aux « certitudes » des uns et aux "convictions et preuves tangibles" des autres, force est de se demander ce qu’attendent les francs-maçons congolais pour réagir et déchirer la toile qui se tisse autour d’eux.

Peur de se dévoiler dans un contexte hostile ou peur de s’attirer les foudres des « Hauts Gradés » de la franc-maçonnerie au Congo ? Du coup, quand je tombe sur cet article qui parle de la « vengeance », grand est mon étonnement car l’article manque d'insister et de signaler que dans les cas cités dans le texte et renvoyant à la mort d’Hiram, il s'agit d'une « vengeance » symbolique. Qu’il ne s’agit nullement « d’anéantir, extirper ou tuer » une autres ou d’autres personnes, mais bien d’éliminer « les imperfections », toutes les imperfections que nous portons en nous, que nous traînons avec nous comme autant des casseroles.

Que le lecteur qui n’est pas franc-maçon le comprenne bien : notre ennemi numéro Un n’est pas Autrui, c’est bien nous-même, il vit tapi en nous, étouffe cette lumière que nous avons reçue lors de notre initiation et nous transforme en autant de Narcisses enfermés dans l’auto-satisfaction.

C'est cet ennemi-là, c'est-à-dire la somme de nos défauts, nos faiblesses, nos tendances négatives, etc, qu'il nous faut terrasser pour devenir des hommes et des femmes NOUVEAUX!

Hélas, au Congo, les francs-maçons ont placé la lumière sous le boisseau pour trouver leur contentement dans l’éclat éphémère des lumignons des banquets et des feux d’artifices."

OHIRU WO

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