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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 21:57

http://www.entrecongolais.com/talon-supprime-le-visa-pour-les-africains

Talon supprime le visa d'entrée au Bénin pour les Africains

Le Chef de l’Etat béninois, Patrice Talon, a annoncé la suppression du visa d'entrée au Bénin pour tous les Africains affirmant s’inspirer de l’expérience du Rwanda en la matière et promouvoir le tourisme africain et la coopération sud-sud, a appris APA mardi de source officielle rwandaise.
"M'inspirant de l'expérience du Rwanda, j'ai décidé que le Bénin n'exigera plus de visa aux Africains. La coopération Sud-Sud peut avoir un vrai sens. Mon espoir est que la coopération entre le Rwanda et le Bénin peut servir d'exemple", rapporte le compte twitter officiel de la présidence rwandaise citant le président Talon.

En mars 2016, les deux pays avaient signé un accord de coopération aérienne établissant la compagnie rwandaise RwandAir qui doit rallier à partir du 2 septembre prochain, Cotonou et Kigali.

Le président béninois effectue depuis lundi une visite d’Etat de deux jours au Rwanda.

Entrecongolais avec APA

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 21:56

Election au Gabon : Les Sassou-Nguesso roulent-ils pour Jean Ping ?

Alors que les deux principaux candidats à l’élection présidentielle du 27 août dernier au Gabon revendiquent chacun la victoire, une famille, et pas des moindres, par la voix de Loïse Sassou Nguesso, a félicité, sur sa page Facebook, l’opposant Jean Ping.

Le Gabon est le théâtre d’une guerre des chiffres depuis dimanche 28 août. Les partisans du président sortant gabonais, Ali Bongo, et ceux de son adversaire et opposant Jean Ping, ont tous les deux clamé leur victoire à l'élection présidentielle organisée la veille tout en s'accusant mutuellement de fraude électorale.

D’ores et déjà, les Sassou Nguesso se sont invités dans la guerre. Et pourtant ! Les deux familles régnantes se connaissant parfaitement pour s’être liées maritalement. Non, ce lien n’a pas suffi à la famille régnante du Congo, par le biais de sa descendante, d’ouvrir ses yeux sur la dernière élection présidentielle gabonaise. Sur sa page facebook, Loïse Sassou Nguesso ne va pas, en effet, par quatre chemins pour reconnaître la victoire de l’opposant Jean Ping. « Mes frères et mes soeurs partisans du PDG, chacun a eu à faire son choix. Nous avons fait le notre, les partisans du candidat Jean Ping, ont fait le leur. (…) Le peuple s'est mobilisé et lui seul est maître de son destin. Sortons par la grande porte, évitons les choses de la honte, et rassemblons nous pour reconstruire notre Parti Démocratique Gabonais et construire le Gabon de demain avec le président élu Jean Ping », écrit-elle. Et d’ajouter : « Félicitations à Jean Ping, merci à tous les électeurs pour cette mobilisation d'exception, merci au président sortant Ali Bongo Ondimba, merci à tous les gens qui sont restés dans les bureaux afin de s'assurer de la transparence des résultats, merci Seigneur. »

La descendante souscrirait-elle à la volonté de l’aïeul, qui ne verrait pas d’un mauvais œil la défaite d’Ali Bongo Ondimba ? Il se murmure que le putschiste Denis Sassou Nguesso et son ami Obiang Nguema se démènent pour convaincre Ali Bongo Ondimba d’accepter le verdict des urnes.

Suspicion entre les deux familles

On sait que les relations entre Ali Bongo et les Sassou Nguesso ont toujours été tendues, houleuses. Récemment, le président gabonais a même fait le déplacement d’Oyo pour aller s’expliquer sur la tentative de renversement de Denis Sassou Nguesso, qui se préparait depuis Libreville. Le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, aurait désigné son puissant Directeur de cabinet, Maixent Accrombessi, pour aplanir les relations entre Libreville et Brazzaville, rapportait la Lettre du continent. Sa mission consistait à aplanir les relations assez floues entre les deux chefs d’Etat qui se soupçonnent, en sourdine, de soutenir les opposants de l’un pour déstabiliser l’autre. Et vice versa. Mais aussi de tenter de réconcilier le président congolais et son adversaire et ex collaborateur, Jean Marie Michel Mokoko.

Il va sans dire que l’élection présidentielle gabonaise constitue une occasion en or massif pour les Sassou Nguesso de régler leurs comptes à Ali Bongo Ondimba. Mais là où le bat blesse, c’est que l’attitude des Sassou Nguesso s’apparente, ni plus ni moins, à celle de l’hôpital qui se moque de la charité. Loïse Sassou Nguesso demande à Ali Bongo et aux partisans du Parti Démocratique gabonais de sortir par la grande porte, mais elle n’a pas pipé mot sur la forfaiture de son aïeul au Congo-Brazzaville. Elle aurait dû féliciter aussi Guy Brice Parfait et Jean Marie Michel Mokoko pour leur victoire face à Denis Sassou Nguesso. Rien de tel. L’irrationalité l’a emporté sur ses convictions. Oui, la clairvoyance est parfois aussi à géométrie variable.

Entrecongolais.com

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 21:55
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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 21:54

http://www.entrecongolais.com/sassou-le-mario-du-congo-luambo-linterpelle

Congo-B : De sa tombe, le Grand-Maître Luambo Makiadi interpelle le grand-maître Sassou Nguesso - Par Bedel Baouna

Persuadé qu’il dispose du Congo et de ses richesses, de la vie des Congolais, Denis Sassou Nguesso n'entend pas d'autres voix que la sienne. Pourtant, une chanson, une seule, du Grand Maître (en majuscules) Luambo Makiadi, interpelle directement le grand-maître (en minuscules) Sassou Nguesso. Eclairage.

27 ans déjà depuis qu’il a rejoint l’Orient éternel ! Mais son œuvre, elle, demeure intemporelle, intacte et costaude comme les Pyramides d’Égypte. Jamais une chanson du Grand Architecte de l’Univers de la Rumba moderne ne végétera sur le parvis de l’oubli, non. Parmi les morceaux d'architecture du Grand Maître Franco, Mario occupe sans doute une place à part. Oui, sept minutes de pur bonheur et de déhanchements langoureux ! Sortie en 1985, la chanson constitue une invite au travail, et que le devoir de tout homme, le mâle, est de ne pas aspirer au repos. Non, un homme ne peut longtemps rester oisif et ne compter que sur la richesse de sa dulcinée. D’ailleurs quand on qualifie un Congolais de Mario, il devient rouge de colère ! Et pour cause : Mario est un séducteur patenté (il pourrait être un gigolo) qui se fait entretenir par une « bourgeoise argentée qui, lassée, finit par le chasser. Honte au monsieur sans morale. Dames riches mais esseulées, en mal d’ébats amoureux, jeunes hommes en quête d’argent facile… Tels sont quelques-uns des traits d’une société dont Franco connaît toutes les facettes et qu’il a su si bien chanter », écrivait Jeune Afrique dans un commentaire sur la chanson Mario.

Par extension, cet homme ressemble bien à Denis Sassou Nguesso. Oisif, séducteur, il est tombé sur une belle femme riche, le Congo, et qu’il ne veut pas quitter au risque de se retrouver sans argent ou dans un lit misérable. Du coup il bat le Congo, par jalousie. Mais le Congo finira bien par le chasser, comme le fait la bourgeoise de Mario. Du Mario du Congo-Brazzaville, le Congo n’en veut plus. De sa bande, non plus. Lelo makambo lobi makambo nalembi é/ "Lelo bitumba lobi kosuana nabaye eh/ Naboyi kobebisa nzoto na mandzaka nalembi eh eh/ Mario nalembi eh eh/ Mario nabayé eh eh eh...

Le Congo présente déjà des métastases, provoquées par les coups violents de Mario, oh pardon, de Denis Sassou Nguesso. Le seul mot qui caractérise Sassou, c'est "CRIME". Quand il ne s'agit pas d'un crime sanguinaire, humain, dont il est le cerveau, c'est à un crime financier auquel il est mêlé, au grand dam des Congolais. Le dernier en date nous vient d’Australie, où deux sociétés minières sont dans le viseur de la justice pour corruption. "Souffrance, misère et parfois la honte", maugrée la narratrice de la chanson La vie des hommes du Véritable Grand-Maître Luambo Makiadi. Et de se demander : "Mobali oyo ngai na bala, elima oh to satana? "(Celui que j'ai choisi pour mari est-il un monstre ou Satan?)

Petit homme

Quoiqu’il en soit, tout chez cet homme se décline en minuscules. Pas en majuscules. Il est grand maître d’une obédience peuplée de francs-maçons qui n'ont rien compris à la franc-maçonnerie, complices des coups de poignard de Sassou aux Congolais.

Retour en arrière : dans une célèbre rédaction parisienne, un journaliste d’investigation sort de ses archives une photo de Sassou posant au côté de feu Bongo. Il demande, alors, à une consœur, lequel des deux hommes est le plus petit. D’un sourire narquois, la jeune femme répond que ce n’est certainement pas le défunt : si Omar Bongo mettait l’argent sur la table pour obtenir une avancée, Sassou Nguesso, lui, dépense des sommes considérables pour assouvir ses ambitions pharaoniques. Lesquelles ambitions qui ne lui rapportent rien, si ce ne sont les claquements de portière, les huissiers et autres protocoles dont il est friand. Jamais il n'a élevé des œuvres durables. Il est l'homme de l'éphémère.

Toutes les richesses du Congo n'ont pour finalité que la conservation de son pouvoir. Mais ce rouleau compresseur s’avance inexorablement et inéluctablement vers sa propre chute. Ceux qui le soutiennent, à Paris ou ailleurs, sont aussi versatiles qu'un caméléon. Sassou règne parce qu'en face, l'opposition, apathique et encalminée dans une torpeur empesée, est émiettée et qu'elle est incapable d'appeler à une insurrection populaire. Une opposition incapable d’apporter une vraie contradiction au « putschiste ». « Il est évident que seule un soulèvement populaire, comme au Burkina Faso, fera partir Sassou et sa bande. A ce moment-là, ses affidés tireront sur la foule, mais ils porteront la responsabilité de ce crime contre l'humanité ; oui, à ce moment-là les lobbyistes de Sassou ne se feront plus voir, ni entendre », croit fermement un journaliste spécialiste de l'Afrique.

Bedel Baouna

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 01:43

http://www.entrecongolais.com/ndalla-graille-parle-de-ba-dia-nseke-de-celestin-nkouka

Culture-Disparition : Ndalla Graille parle de la chanson "Bâ dia Nséké" de Célestin Nkouka

Co-fondateur des orchestres Bantous de la Capitale et Le peuple, Célestin Nkouka est mort à Brazzaville, à l’âge de 81 ans, des suites d’une longue maladie.

La mort ne regarde pas le certificat de baptême. Après Jean-Serge Essous, Nino Malpaet, c’est au tour d’un autre monument, Nkouka Célestin, d’être broyé par la faucheuse. L’homme souffrait depuis des années, jusqu’à ce samedi où la nouvelle est tombée. « C’est une grande voix de la musique congolaise qui nous quitte. Celio chantait la vie, l’amour mais aussi le courage. Il aura donc vécu courageusement », réagit Eric Pantou, avocat au Barreau de Paris et admirateur de l’illustre disparu. Oui, du courage, il en fallait à Célestin Nkouka : ces dernières années, il les a vécues courageusement. « Récemment, je lui ai rendu visite, en compagnie d’Isidore Mvouba, et je puis dire que j’avais mal de son mal. Le Bâ dia Nséké était vraiment prêt de tomber », avance Ndalla Graille, en sanglots. Et, un brin philosophe, d’évoquer la chanson Bâ Dia Nséké : « C’est sans doute La chanson de sa longue carrière ; une chanson empreinte de symbolisme, et d’ailleurs quand j’ai écrit le poème Un village qui jamais ne meurt, j’écoutais et réécoutais cette douce mélopée. » (Soit dit en passant, le poème dont il parle et qui a failli lui valoir une condamnation à mort, est une traduction d’un poème vietnamien paru en anglais, The village that would not dies ou A village which never dies). Bâ dia Nséké et Un village qui jamais ne meurt retranscrivent, pour ainsi dire, le même message : le perpétuel recommencement. Le courage, donc. Le courage de tout reprendre à zéro, sans jamais se décourager. Une chanson métaphorique « Je dis de Bâ dia Nséké qu’elle est ma propre représentation tout comme celle de Ya Nkouka. Même dos au mur, je demeure présent... Je ne m’abats jamais, je crois en l’avenir », clame le patriarche. Jamais il n’oubliera l’auteur, entre autres, de Rosalie Diop, Comité ya Bantou.

Une carrière mémorable

Comme l’écrit Clément Ossinondé, Célestin Nkouka a eu une carrière mémorable. Commencée en 1952 dans l’orchestre du Cercle culturel de Bacongo, cumulativement avec sa fonction de secrétaire au Consulat britannique de Brazzaville, Célestin Nkouka rejoint en 1953 le groupe Les compagnons de joie (CDJ) de Marie-Isidore Diaboua, suivi de la création en 1954 de l’orchestre Negro Jazz. En décembre 1956, Célestin Kouka intègre l’Ok Jazz, en même temps qu’Edo Ganga et Nino Malapet, à la suite du départ d’Essous, Pandi et Lando Rossignol aux éditions Esengo.

Le 15 Août 1959, Célestin Kouka participe à la création de l’orchestre Les Bantous de la Capitale, Chez Faignond à Brazzaville. En 1972, les Bantous se disloquent. Célestin Nkouka crée avec Pamelo et Kosmos Mountouari le Trio Cepakos, puis l'orchestre Le Peuple. Les défections de Pamelo en 1978 et de Kosmos en 1984 mettent un terme à cette belle expérience musicale. Son retour, en 1987, dans les Bantous de la capitale, n'est pas concluant. Il claque la porte et crée en 1990 les Bantous Monument en compagnie de Ganga Edo et Passi Mermans. Une expérience qui ne fera pas long feu. Puis encore, l’orchestre Le peuple en 2000, mais sans succès. En 2004, Célestin Kouka est de retour dans les Bantous. Retour historique, car il sera suivi de deux séjours triomphaux des Bantous en Europe, dont le passage à L'Olympia de Paris.

Mort à l'âge de 81 ans, Célestin Kouka est né le 5 février 1935 à Brazzaville, fils de Bitambiki Benoît et de Talantsi Madeleine. Célestin n’apparaissait plus sur scène depuis 2011. Sa vue avait sérieusement baissé.
Compositeur de grand talent, il laisse à la postérité des compositions légendaires, telles "Mawa ya Hotelet", "Georgina wa bolingo" (OK Jazz), "Comité Bantou", "Rosalie Diop" (Bantous), "Kouka ba dia ntseke", "Caprices", "L'heure de la vérité" (Trio Cepakos) etc.
Salut l’artiste !

Bedel Baouna avec Clément Ossinondé

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 04:09

http://www.entrecongolais.com/au-congo-lanti-ma%C3%A7onnisme-va-crescendo

L’anti-maçonnisme au Congo-B-Témoignage : quand certains francs-maçons congolais sont accusés de soutenir le régime corrompu de Sassou Nguesso et la misère qu’il engendre

Dans mon pays natal (le Congo-Brazzaville), l’anti-maçonnisme va crescendo, alimenté par les lubies et autres fantasmes d’une population qui n’en peut plus d’attendre l’alternance politique et qui s’enfonce chaque jour dans un obscurantisme dont se servent les hommes politiques de tous bords, y compris les francs-maçons qui pêchent par un silence assourdissant qui, tout compte fait, semble bien les arranger.

En découvrant ce titre (NDLR : sur les grades de Vengeance ), j’ai eu des frissons. Parce que, pris au premier degré dans son interprétation il peut prêter à confusion pour faire le lit d’un anti-maçonnisme virulent. Et pour cause : les problèmes socio-économiques auxquels est affrontée la population, ont poussé celle-ci, aidée par de nombreux « prêcheurs » à trouver en la franc-maçonnerie la cause de leurs malheurs. Chacun y va de son grain de sel. Il y a environ un mois, un liquide brunâtre s’écoulait d’un obélisque situé à un rond-point de Brazzaville, la capitale du Congo. Il n’en fallut pas plus pour que nombre de congolais y voient du sang humain provenant des sacrifices faits par des francs-maçons, un dévoilement des pratiques sataniques et maléfiques de la franc-maçonnerie dont les membres dans ce pays se livreraient à des sacrifices humains. Une foule de curieux a convergé vers le lieu pour s’en assurer de visu ! Il a fallu l’intervention musclée de la police pour disperser les curieux. Prenant le relais de la rumeur, la toile (congolaise) s’est enflammée !

Et les francs-maçons congolais (hommes et femmes) qui ne ratent jamais une occasion pour s’auto-proclamer « Enfants des lumières » se sont terrés. Une remarque de ma part dans laquelle je déplorais l’obscurantisme qui s’empare d’une population qui ne sait plus à quel saint se vouer m’a valu la réaction d’un homme politique du Congo, à peu près en ces termes : « Tu ne sais pas de quoi ces gens-là (les francs-maçons) sont capables." Un autre, peut-être un ancien frère ayant abandonné son tablier, mais peut-être aussi un « faux frère » qui prétend avoir fréquenté "ces milieux" en hauts lieux a laissé entendre que dans les « Hauts Grades, il se passe des choses pas –très catholiques », sous entendu des choses qui vont jusqu’aux sacrifices humains. La mode au Congo est de parler de "sacrifices humains" et d'en voir à chaque coin de rue, dans chaque église, dans chaque famille.

Face aux « certitudes » des uns et aux "convictions et preuves tangibles" des autres, force est de se demander ce qu’attendent les francs-maçons congolais pour réagir et déchirer la toile qui se tisse autour d’eux.

Peur de se dévoiler dans un contexte hostile ou peur de s’attirer les foudres des « Hauts Gradés » de la franc-maçonnerie au Congo ? Du coup, quand je tombe sur cet article qui parle de la « vengeance », grand est mon étonnement car l’article manque d'insister et de signaler que dans les cas cités dans le texte et renvoyant à la mort d’Hiram, il s'agit d'une « vengeance » symbolique. Qu’il ne s’agit nullement « d’anéantir, extirper ou tuer » une autres ou d’autres personnes, mais bien d’éliminer « les imperfections », toutes les imperfections que nous portons en nous, que nous traînons avec nous comme autant des casseroles.

Que le lecteur qui n’est pas franc-maçon le comprenne bien : notre ennemi numéro Un n’est pas Autrui, c’est bien nous-même, il vit tapi en nous, étouffe cette lumière que nous avons reçue lors de notre initiation et nous transforme en autant de Narcisses enfermés dans l’auto-satisfaction.

C'est cet ennemi-là, c'est-à-dire la somme de nos défauts, nos faiblesses, nos tendances négatives, etc, qu'il nous faut terrasser pour devenir des hommes et des femmes NOUVEAUX!

Hélas, au Congo, les francs-maçons ont placé la lumière sous le boisseau pour trouver leur contentement dans l’éclat éphémère des lumignons des banquets et des feux d’artifices."

OHIRU WO

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 04:07

http://www.entrecongolais.com/bina-na-nga-na-respect-de-delienst-%C5%93uvre-structure-philosophie

Bina na ngai na respect de Dalienst Ntesa : une œuvre, une structure, une philosophie

Dalienst Ntesa, de son vrai nom Daniel Ntesa Nzitani, aurait eu 70 ans cette année, année du vingtième anniversaire de sa mort. L’auteur-compositeur à la voix puissante et limpide nous a légués, entre autres, Muzi, mais surtout… Bina na ngai na respect, une merveille.

35 ans et pas une seule ride ! Oui, la chanson de Dallienst Ntesa est intemporelle. De cette belle rumba, on dit qu’il s’agit d’un livre dont les chapitres s’ouvrent avec des points d’exclamation et finissent avec les points de suspension, indicateurs d’une lecture infinie. La topique de son couplet se décline au présent de la passion, parfois au futur immédiat, et toujours au futur utopique.

Dès le titre, le ton est donné. Il s'agit du respect, valeur universelle. L'histoire : une femme mariée, bien vêtue, débarque dans un bar, seule. Aussitôt un homme l'aborde, l'invite à danser. Elle ne refuse pas : car elle adore la musique et la rumba de l'OK Jazz. Mais, bientôt, l'homme se révèle impétueux, fougueux.

Bina Na Ngai na respect constitue une aventure au coeur du machisme, du sexisme congolais. Dalienst Ntesa imagine la torture morale, flirte parfois avec le voyeurisme mais sans se compromettre. Toute la quête de l'artiste est là, au risque de choquer : extirper la fiction du réel, quitte à le presser, le tordre, brouiller les codes de l'art. Non, Dalienst Ntesa n'a pas écrit l'enquête d'un journaliste qui cherche à trouver le suc de son temps dans un fait divers. Il n'est pas juge, mais un compositeur dans le sens le plus absolu, qui n'est pas celui de raconteur d'histoires.

Et, si l'on veut analyser de façon laconique la psychologie de la narratrice, sans détour c’est une femme fière, orgueilleuse ; bref c'est une femme de caractère. Très indépendante, pour ne pas dire libre. Tout au long de l'intrigue, elle va montrer qu'elle ne cède pas aux sirènes, aussi langoureux soient-ils, de cet homme qui la convoite.

Une structure

Oui, Bina na Ngai na respect est un beau roman africain. D'ordinaire, dans une chanson de Rumba congolaise, le sujet se dévoile petit à petit. Le refrain sert non pas de conclusion ou de porte ouverte à la réflexion, mais de développement du sujet. Or dans l'oeuvre de Dalienst Ntesa, on entre vite dans le vif du sujet. La structure s’apparente ici à une pyramide renversée, comme dans le journalisme. Toutefois, l'on peut regretter, dans la structure et la construction de Bina na ngai na respect, que l’on apprenne dès le début que cette femme est mariée. On aurai souhaité que Dalienst Ntesa laissât perdurer le suspense, comme dans un film, un roman. Et, nous autres mélomanes de la Rumba congolaise, la vraie, nous nous serions alors posé la question de savoir si cette femme n’était pas allée dans ce bar, justement dans l’espoir de rencontrer un homme. Dalienst a procédé autrement. Qu’à cela ne tienne ! Bina na ngai na respect brille par une maîtrise parfaite de la construction. Dalienst Ntesa a fait du Stendhal : dans Le rouge et le noir ou La Chartreuse de Parme, en effet, les phrases ne sont pas parallèles mais perpendiculaires.

Une philosophie

Mais, au-delà du thème, de la structure et de la construction, il y a une philosophie ou une question morale. Dalienst Ntesa questionne l'inconscient collectif congolais, voire africain, dans cette chanson. Un homme impétueux, impénitent, qui harcèle une femme rencontrée dans un bar, est-ce là une marque de respect? Ici, Dalienst Ntesa contredit le sociologue allemand Max Weber, lequel récusait l'universalité des valeurs. Pour ce dernier, il faut plutôt parler d'un "polythéisme des valeurs". Or le respect, jusqu'à preuve du contraire, demeure une valeur universelle. Même les sociétés traditionnelles africaines, fondées sur le règne du masculin, ne transige pas sur la valeur du "respect".

La deuxième leçon que l'on retient de cette chanson, c'est que cette femme ne s’est pas inscrite à l’école de l’amour-propre – « le dédoublement réflexif par quoi je me préoccupe de l’opinion que les autres ont de moi… » Elle n'a que faire des opinions que l'on se fait d'elle, autrement elle ne serait pas allée dans ce bar, seule. Comme elle est fière, elle a pris soin de sortir avec des billets de banque. Elle payera sa consommation, offrira peut-être à boire à un homme.

La chanson aborde par ricochet la philosophie du plaisir. Citons Amélie Nothomb dans Cosmétique de l'ennemi :

« - Et ce qu’en pense la victime, vous en tenez compte?

- Max Stirner, L’unique et sa propriété , ça vous dit quelque chose?

- Non.

- Ça ne m’étonne pas. C’est le théoricien de l’égoïsme. L’autre n’existe que pour mon plaisir (citation de Max Stirner).

- Magnifique. Les gens qui pensent ça, il faut les enfermer.

- “La vraie morale se moque de la morale.” Ça, c’est de Pascal. Vive le jansénisme!

Cet homme recherche-t-il le plaisir de l'autre ? Car si je recherche le plaisir de l’autre, je ne suis pas présent à mon plaisir. (…) Si j’agis pour le plaisir de l’autre, je me trompe, car je ne peux rien faire à la place de l’autre. »

La femme de Bina na ngai na respect est-elle épicurienne? Nul ne le sait. Dans tous les cas, pour Épicure, le plaisir est "le commencement et la fin de la vie heureuse". Quand il écrit dans Doctrines et Maximes que "le plaisir est notre but ultime", il n'entend pas par là les plaisirs des débauchés ni ceux qui se rattachent à la jouissance matérielle. Non. Pour la sagesse hédoniste, le plaisir, c'est de prendre l'habitude de vivre d'une manière simple et peu coûteuse. Non par refus systématique des plaisirs raffinés et rares qui peuvent nous échoir, mais pour n’être pas l'esclave de l'événement qui nous les procure. » Cette femme, en allant seule dans ce bar, recherchait-elle le plaisir ? Si oui, elle est l'esclave de l'événement qui lui aurait distillé le plaisir recherché : pour elle le plaisir passait forcément par ce bar bondé d'hommes impétueux. Cette femme n'est donc malheureuse que d'elle-même, de son propre jugement. Il n'y a pas à accabler l'événement à l'origine de ce désagrément; pas plus qu'à se demander par quel concours de circonstances ou par quelle fougue d'un homme, une femme est malheureuse. Non. Toute la question, dirait Épictète, est de savoir s'il était bon ou mauvais d'aller seule dans ce bar.

Bedel Baouna

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 04:06

Livre : "Makandal dans mon sang", un fabuleux livre de nouvelles à découvrir !

Comment une "tête pensante" africaine, qui a excellé dans les organismes internationaux, en vient à sa retraite à "revisiter" sa riche culture pour faire oeuvre de création littéraire ? Mystère! Mais le défi est relevé ! Comme quoi le formatage des grandes écoles peut laisser intacte une belle sensibilité et une approche humaine des réalités.

"Makandal dans mon sang" est un très beau recueil de nouvelles qui se lisent et se relisent avec délectation ; elles sont également riches de réflexions sur le monde tel qu'il va et sur les souffrances des populations.

Alfoncine Nyélénga Bouya a un énorme talent et il est sûr que d'autres ouvrages suivront ! Une de ces nouvelles dépeint de façon très "excitante" une description de ce que l'on pourrait appeler l'érotisme ésotérique ; dans "Danse avec le tambour", l'auteure vous propulse vers le féminin sacré dans sa rencontre avec le sacré dans l'homme : c'est extraordinairement envoûtant !

En se réappropriant la figure de Makandal, ce héros haïtien de la lutte contre le colonialisme, Alfoncine Nyélénga Bouya montre des situations parfois banales où les souffrances de l'esclavagisme et du colonialisme sont encore bien vivantes. Pour les générations africaines en route vers leur émancipation et leur affirmation, les obstacles sont encore nombreux à franchir pour espérer que la misère et la pauvreté pourront faire place à une vie digne et respectueuse du droit au travail et à la solidarité.

Source : ID

Prix du livre : 15 € En vente chez Amazon, FNAC, etc.

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 20:13

Les 13, 14 et 15 août derniers, Sassou et ses supporters se sont déplacés à Madingou dans la Bouénza, où ils ont fêté les 56 ans d’accès à l’indépendance du Congo. Du moins de son incurie congénitale. Fête réussie, mi-figue mi-raisin, échec total ? Chacun ira de ses impressions. Pour notre part, une question nous préoccupe : depuis 1960, le Congo a-t-il pondu ne serait-ce qu’un seul grand-homme ? Convoquons Hegel dont on sait que le thème du grand homme a été au coeur de sa philosophie de l’histoire, surtout le rapport du grand homme entre liberté et finitude. Quel est son rôle et quel rapport entretient-il avec son peuple ? Pour le philosophe allemand, le grand homme est celui qui inaugure une nouvelle période de l’histoire, en fondant l’État ; il est l’homme du tournant ; il est essentiellement novateur. Un homme qui, par extension, naît des circonstances exceptionnelles.

Les hommes politiques congolais ont-ils été novateurs, des hommes du tournant ? Ont-ils crée l’Etat ? A ces questions, il est sinon impossible, du moins difficile, de citer un nom ou des noms pour la postérité. Non, ne nous emmerdons pas avec des paraphrases ou autres figures de réthorique. Hormis le domaine littéraire, domaine dans lequel le Congo a connu deux grands hommes, en l’occurrence Tchicaya U’Tamsi et Soni Labou Tansi, notre pays ne connaît pas d’autres noms susceptibles d’être « panthéonisés », et pour cause, 56 ans après l'accès à la prétendue Indépendance, l’Etat congolais est une faillite pathétique ; c’est un Etat privatisé et aux mains d’un clan qui ignore même la définition d’un Etat. L’école, la santé, la sécurité, sont autant d’exemples qui montrent de l’action politique et de son sens au Congo.

Alors pourquoi fêter l’indépendance du Congo ? A y regarder de plus près, Denis Sassou Nguesso (puisque son règne aura été le plus long) fête plus ses magouilles qu’autre chose. C’est l’occasion pour lui, en narcissique pathologique qu’il est, d’afficher ses muscles – il fallait voir les militaires qui l’encerclaient - ; l’occasion pour lui de compter les chefs d’Etat qu’il vassalise.

Pendant ce temps, en face il n’y a personne pour le bousculer. Mais c’est parce qu’il se sera aussi donné les moyens de neutraliser tous ceux qui pouvaient lui faire de l’ombre dans son règne. Sous Sassou, il n’existe pas d’homme d’Etat mais d’hommes de l’Etat de Sassou.

Jean-Marie Michel Mokoko seul apparaît aujourd’hui comme celui qui a osé répondre à sa conscience et à son destin d’homme d’Etat. Nul doute que s’il avait été soutenu, il aurait changé le cours de l’histoire au Congo : oui, il aurait été l’homme du tournant, un homme novateur.

Bonne semaine à tous !

Par Gwladys Mindouli GMI

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 20:11
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