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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 15:36

http://www.entrecongolais.com/diasporas-vecteurs-d-influence-ou-de-fragilisation-des-etats

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 15:35

http://www.entrecongolais.com/au-rwanda-les-pauvres-sont-enfermes

Le Rwanda "enferme ses pauvres"

L'ONG Human Rights Watch dénonce la poursuite, au Rwanda, de la politique d'arrestation arbitraire des enfants des rues, des personnes pauvres et des vendeurs à la sauvette. Ils sont placés dans des "centres de transit" où les conditions de détention sont "abusives", affirme cette organisation dans un rapport publié ce jeudi.

On compte au Rwanda 28 centres de transit, où sont enfermées abusivement des personnes pauvres, selon Human Rights Watch.

Des personnes pauvres, dont des enfants, sont détenues pendant des périodes prolongées, dans ces centres, affirme l'ONG. "Les détenus y manquent de nourriture, d'eau et de soins médicaux appropriés. Ils subissent des passages à tabac fréquents et sortent rarement des pièces sales et surpeuplées où ils sont confinés", soutient-elle.

Le rapport intitulé "Rwanda: enfermer les pauvres" est le deuxième de Human Rights Watch concernant les centres de détention pour personnes pauvres dans ce pays. Le premier rapport avait appelé à la fermeture du centre de Gikondo, dans la capitale, Kigali, mais "de nouvelles recherches indiquent que les autorités ont apporté peu de changements", selon HRW.

L'ONG affirme que "des traitements dégradants similaires sont courants dans d'autres centres de transit". La raison officieuse de l'enferment de ces personnes serait, selon HRW, une volonté politique du Rwanda de dissimuler ces personnes "indésirables".

En réponse à la publication du premier rapport de HRW, les autorités rwandaises avaient nié les manquements aux droits de l'homme dans ces centres et parle de "politique de rééducation plutôt que d'incarcération" qui porterait ses fruits selon le gouvernement rwandais.

Source : BBC Afrique

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 15:33

http://www.entrecongolais.com/soudan-sud-Congo-Burundi-reconnaissants-a-la-communaute-internationnale

Opinion : A la Communauté internationale, le Soudan du sud, le Congo et le Burundi reconnaissants

Au Soudan du sud, deux voyous ont pris le peuple en otage par leur animosité féroce et réciproque ; au Congo et au Burundi, en revanche, le chaos résulte d’une même cause : le troisième mandat. Mais les dirigeants de ces trois pays ne doivent leur survie qu’à la Communauté internationale. Explications de texte.

La géopolitique a une particularité bien claire, c’est de générer tantôt des réactions mitigées, tantôt des réactions bizarres. Pour ne s’attarder que sur trois pays dirigés par des hommes fichés au grand banditisme, le Soudan du sud, le Congo et le Burundi, la Communauté internationale n’a pas eu une seule initiative forte. Ici elle soutient, là elle dénonce.

Les Américains ont-ils bien fait de créer le Soudan du sud ? Jusqu’au 12 juillet dernier, à Juba, tous les seigneurs de la guerre étaient encore de sortie, après une accalmie d’une courte durée. Les affrontements entre les forces loyalistes au président Salva Kiir et les ex-rebelles du vice-président Riek Machar ont fait quelque 36 000 déplacés et 270 morts. Aussitôt le président Salva Kir s’est empressé de décréter un cessez-le feu unilatéral. « Je ne veux plus d'effusion de sang au Soudan du Sud », a-t-il déclaré. La crainte de le CPI ? Quoiqu’il en soit, la Communauté internationale laisse à désirer face au chaos soudanais. Elle se contente d’énoncés constatifs plutôt que performatifs. Le 27e sommet des chefs d’Etats de l’Union africaine (UA) à Kigali au Rwanda, a à peine ébauché la possibilité de déployer une force régionale de protection au Soudan du Sud et d’ouvrir une enquête sur les violences de ces derniers jours.

Cela suffira-t-il pour sauver le Soudan du sud ? Salva Kir et Riek Machar peuvent reprendre les hostilités, ils savent pertinemment que la CPI se trouve à des milliers de kilomètres et que personne n’ira les chercher à Juba. Sans doute est-ce aussi cela que se disent les présidents burundais et congolais à propos de la violence qu’ils génèrent.

« Le métier politique consiste à revendiquer le pouvoir »
Le Congo et le Burundi sont deux bourbiers profonds, même si la même cause n’a pas produit le même effet. Là où Denis Sassou Nguesso a tout verrouillé, emprisonné le Général Jean-Marie Michel Mokoko et privé les opposants de toute liberté de mouvement et de parole, Pierre Nkurunziza, lui, a du mal à contenir la vague d’attentats dont sont victimes ses partisans.

Dernièrement, Hafsa Mossi, ex-ministre chargée des Relations avec la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est, ancienne journaliste de la Radio nationale et correspondante de la BBC, puis députée de l’Assemblée de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est, a été tuée par deux individus non identifiés. Auparavant, plusieurs proches du pouvoir avaient été la cible des tueurs.

Et cela ne semble pas émouvoir la Communauté internationale ! Laquelle se contente de quelques déclarations à l’emporte-pièce. Un coup l’UA décide d’envoyer au Burundi une force de maintien de la paix ; un autre coup, c’est non, et puis le président Nkurunziza s’y oppose, et patati et patata... Un coup encore, c’est la Francophonie qui suspend le Burundi de son organisme. Pour quels résultats?

La même Francophonie a salué le troisième mandat de Denis Sassou Nguesso qui, désormais, va de victoire en victoire. Les atermoiements qui ont suivi une élection présidentielle contestée, de la part des institutions internationales ou des pays européens, ont cédé la place à une reconnaissance quasi-totale. De la France à la Chine en passant par la Turquie, l’Italie, tout le monde court voir Sassou, l’homme des victoires faciles. A Brazzaville, c’est là où il faut être ! Au risque de rater le train des cadeaux pétroliers.

Pour Pierre Nkurunziza et Denis Sassou Nguesso, le métier politique consiste à révendiquer le pouvoir, pour reprendre Michel Rocard, même s’ils ont perdu. Ils savent que la Communauté internationale, qu’ils manipulent à souhait, rentrera dans les rangs. Les critiques de tel ou tel président américain ou politique français de gauche, finissent toujours par s’éteindre.

Bedel Baouna

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 11:30

RDC : Tshisekedi déterminé à en découdre avec Kabila

L’opposant historique Etienne Tshisekedi s’apprête à renter à Kinsahsa pour, a-t-il, pousser Joseph Kabila vers la sortie?

Le président de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), principal parti d'opposition, Etienne Tshisekedi, va rentrer au (RDC) le 27 juillet prochain pour tenir un grand meeting réunissant les partis d'opposition à Kinshasa. Vivant à Bruxelles pour des raisons de santé depuis son échec à l'élection présidentielle de 2011, son retour coïncide avec la convocation du dialogue politique national initié par le président Joseph Kabila.

L'UDPS a demandé aux Congolais de se mobiliser massivement afin de réserver un accueil délirant à Tshisekedi, indique un communiqué de presse publié lundi par Bruno Mavungu, secrétaire général de l'UDPS.

M. Tshisekedi a déclaré le 6 juillet dernier qu'il va tenir un grand meeting de l'opposition pour forcer le président Joseph Kabila à quitter le pouvoir à l'issue de son deuxième et dernier mandat.

Entrecongolais.com avec Xhinua

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 11:29

http://www.entrecongolais.com/papa-kourand-a-tire-sa-reverence

Culture : Papa Kourand a tiré sa révérence

Figure historique de la "Sanza" au Congo, Papa Kourand, de son vrai nom, André Nkouka, est mort à Brazzaville le lundi 4 Juillet 2016.

La disparition de Papa Kourand résonne comme « une bibliothèque qui brûle ». « Papa Kourand qu'on ne présentait plus, était reconnu comme dépositaire de la tradition orale bantoue, son conservatoire personnifié et qui avait fait de la "Sanza" l'élément essentiel de son discours musical », écrit l’immense Clément Ossinondé. Et de poursuivre : « Chanteur à la voix passive, au timbre rocailleux, c'était un merveilleux "sansiste" qui a créé une manière de jouer la rumba authentique, et d'autres rythmes traditionnels en se servant d'éléments urbains tirés du folklore du bassin du Congo. Son tempérament, comme son sens de nuances et sa parfaite technique lui ont permis de dominer la scène depuis les années 50 dans le style des griots. »

Né à Ngoma-tsé-tsé (Congo-Brazzaville) le 10 Novembre 1935, Nkouka André a maîtrisé dès son jeune âge le "Likembe" ou encore la "Sanza" (un genre de piano à pouces constitué de lamelles en métal ou en bois fixées sur une caisse de résonance) dont il se sert pour traduire en termes simples, mais très colorés, parfois très crus, les événements de la vie quotidienne.

Dès 1940, Papa Kourand qui est un fervent croyant, attire l'attention des religieux catholiques qui l'initient aux cantiques chrétiens. Il devient vite une vedette populaire; la voix séduit, et Papa Kourand sait admirablement tirer parti de ses ressources vocales, combinant avec talent le jeu en accords hérité des anciens de sa paroisse.

Au cours des années 50, la petite liberté autorisée dans le culte, donne à Papa Kourand l'occasion de chanter et de jouer sa "Sanza" très régulièrement dans les manifestations publiques avec des amis, dans la forme de la musique urbaine, notamment le "Zebola", le "Walla", le "Maringa", "la rumba", la "Polka-Piké", etc...

C'est également à cette époque que le "sansiste" commence à faire la preuve d'un exceptionnel talent de compositeur, cultivant dans le thème comme dans son travail de soliste, un goût extraordinaire pour les ambiguïtés tonales et rythmiques. Comme la plupart des choristes d'églises qui se lancent dans la musique de danse, Papa Kourand est devenu ensuite l'un des grands noms de la "Sanza".

Son histoire se confond, quelque temps après, avec celle d'un autre grand pionnier de la "Sanza" et vedette des éditions phonographiques "Ngoma" (1953-1958), Antoine Moundanda, véritable créateur d'un art qui puise dans les rythmes et les thèmes populaires, et avec lequel il a fait un bout de chemin ensemble. Car en effet, en 1966, Papa Kourand et Antoine Moundanda font partie du groupe "Likembe géant", groupe sélectif formé à Brazzaville pour représenter le Congo en 1966, au Premier Festival Mondial des Arts Nègres de Dakar.

La renommée du "Likembe Géant " commence dès ce grand événement, lorsqu'il remporte avec l'Orchestre Bantous un très grand succès continental. S’ensuivra toute une série de réussites à travers diverses manifestations en Afrique et dans le monde.

Cependant, depuis plusieurs années Papa Kourand a poursuivi avec son petit groupe, une carrière qui l'a conduit à une renommée internationale bien méritée. Sa brillante et dernière participation en Mai 2007 à la 32ème édition du Festival des Musiques Métisses d’Angoulême a témoigné de sa réputation dans le public français.

Salut l’artiste !

Clément Ossinondé et Entrecongolais.com

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 15:20

http://www.entrecongolais.com/dj-sergino-prapare-sa-resurrection

Congo-B-Culture : En séjour à Paris, DJ Sergino prépare sa Résurrection

L’artiste-musicien DJ Sergino, de son vrai nom Jean Serge Louzolo, s’apprête à sortir un nouvel album,Résurrection, avant de sillonner l’Europe pour une tournée de cinq mois.

Selon une opinion qui se généralise, la culture congolaise, ces dernières années, serait tombée dans une période automnale.… D’aucuns pensent que l’artiste-musicien DJ Sergino, le boss du coupé-Décalé congolais, y aurait contribué à sa manière, comparant sa musique à un verbiage superfétatoire, une cacophonie silencieuse doublée d’une pauvreté textuelle. Et, comble d’hibernation de la créativité, il ne chante qu’en lari. Alors, soucieux de mettre fin à ce procès pour intégrisme enclenché par chacun de ses albums, il chante désormais en plusieurs langues.

Résurrection, son sixième album, s’annonce aussi explosif que les précédents. Il y reste fidèle au genre qu’il a crée, le Tradi-Décalé. C’est-à-dire la reprise de vieilles chansons traditionnelles lari auxquelles il ajoute des instruments modernes. La chanson-phare revient sur la calomnie dont il a été victime le 20 octobre dernier, alors que le Congo venait de basculer dans une crise politique profonde. Beaucoup de ses compatriotes l’ont confondu avec un tueur pour la seule raison que ce dernier s’appelait aussi…Sergino. Et, comme pour laisser la polémique mourir de sa propre mort, DJ Sergino, le vrai, le musicien, y revient avec des images vibrantes : non, un albinos n’est pas un Blanc. Comprendre qu’on peut avoir la même couleur de peau sans avoir les mêmes sentiments.

Pour cet album à venir, l’homme de Moutabala à Mfilou, sacré musicien de l’année 2013 dans Les Sanza de Mfoa sous le patronage du ministère de la Culture, continue sa collaboration avec le producteur Guy Mankessy. Dans un précédent article, le producteur d’origine congolaise nous racontait : « J’ai tout misé sur DJ Sergino, j’ai découvert en lui quelque chose de souterrain, qui me dit qu’il peut mieux faire et aller ainsi loin. » Tous deux, pour cette idylle musicale, ont épousé cette phrase de René Char : « Vivre, c’est s’obstiner à achever un souvenir. » Oui, entre DJ Sergino et AGM Productions, c’est la résurrection de nos traditions et l’évocation d’un souvenir qui naît à peine. Pour rien au monde, ils ne rompront ce nouveau contrat social.

Entrecongolais.com

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 15:18

http://www.entrecongolais.com/pierre-ngolo-et-ses-camarades-du-pct-des-ambitieux-de-la-d%C3%A9mocratie

Congo-PCT : Pierre Ngolo et ses camarades-membres, des « ambitieux de la démocratie »

Méconnaissable depuis le lancement de la campagne référendaire sur le changement de la Constitution jusqu'à la crise postélectorale, le Parti congolais du travail (PCT) a complètement disparu des radars et n'existe plus que dans la tête de ses membres-thuriféraires. Analyse.

Le naufrage. L'extinction. Ange Diawara et Ambroise Noumazalaye doivent se retourner dans leur tombe. Le parti qu'ils ont fondé en 1969, dans la perspective de légitimer davantage le coup d’État de Marien Ngouabi, n'est plus que l'ombre de lui-même, est à quelques mètres du cimetière des illusions perdues. Lisibilité et visibilité inexistantes, crise identitaire, manque de perspectives d'avenir, règne du clientélisme et du tribalisme, dirigeants cupides et opportunistes, le PCT est à l'image de ses voisins, le syndicat des animistes qu'est le MCDDI et cette école maternelle de la haine que constitue l'UPADS (Ces trois principaux partis, qui ont longtemps constitué le triangle des Bermudes du Congo, ont été avalés par le même triangle du suicide collectif qu'ils ont eux-mêmes formé). La guerre sans merci que se livrent Gabriel Dion, l’actuel président de la fédération Ile-de-France, et son prédécesseur Isaac Djoumali, est l’illustration parfaite de cette effervescence du vide, érigée en dogme, qu’est le PCT.

De toute évidence, Pierre Ngolo et ses camarades-membres sont des « ambitieux de la démocratie », au sens de Tocqueville : « Je pense que les ambitieux des démocraties se préoccupent moins que tous les autres des intérêts et des jugements de l’avenir : le moment actuel les occupe seul et les absorbe. Ils achèvent rapidement beaucoup d’entreprises, plutôt qu’ils n’élèvent quelques monuments durables ; ils aiment le succès bien plus que la gloire. (…) J’avoue que je redoute bien moins, dans les sociétés démocratiques, l’audace que la médiocrité des désirs. » Entendez par là que Pierre Ngolo et ses camarades-membres n’ont pas pour ambition de servir la démocratie mais c’est à la démocratie de servir leurs ambitions. Quitte à être humiliés !

L’autre raison de la mort du PCT, c’est la présence à sa tête, depuis quelques années, de faire-valoir. Pierre Ngolo, l'actuel Secrétaire général du parti, ne pipe mot face au clan des Sassou et des Nguesso, cette machine infernale qui écrabouille tout sur son passage. On sait pertinemment qu’exister face à Claudia Lemboumba, une femme mal élevée, relève du miracle : elle contrôle tout, insulte ministres et cadres du parti. Mais Pierre Ngolo s’est complu dans cette ornière, sans émettre la moindre dissonance. Du coup, il prend au quotidien des râteaux et des vents. Première gamelle : le candidat Sassou, durant la campagne présidentielle, a carrément ignoré le PCT. Deuxième gamelle : le PCT n'a pas eu un seul mot sur la formation du gouvernement. Jean-Pierre Manoukou, cadre du PCT qui mourrait d'envie de faire partie des futurs naufragés du Titanic de Clément Mouamba, a remué ciel et terre pour y parvenir, mais c'était sans compter sur la femme intrigante Arlette Nonault Soudan, « une femme qui refuse sa condition de femme vouée par état au silence et à l'inaction », une marquise de Merteuil à la congolaise. C'est elle qui a milité intrépidement contre l'entrée au gouvernement de J-P Manoukou.

Quelques ressources morales et l’image des raidis

Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé. Oui, Pierre Ngolo a tout tenté. Et, même, pour paraphraser un pamphlétaire français très polémiste, de déconstruire les dé-constructeurs. Année après année, magouille après magouille, forfaiture après forfaiture, loi après loi, élection après élection, unes des médias après unes des médias, voyage après voyage, chanson après chanson… Rien n'y fait. La résurrection du PCT n'est pas pour demain. Or l'homme dispose de ressources pour réussir : une arrogance et une suffisance pathologiques, une passion avérée des effets de manche, des verbes creux et ronflants, un amour immodéré pour les phraséologies stéréotypées, une propension au hors-sujet... Hélas ! Cela ne lui a pas suffi pour maintenir le navire PCT à flot. C'est que si l'on y regarde de plus près, Pierre Ngolo ne sert à rien. Lent sinon incapable de se catapulter à la crête de l'analyse politique, Pierre Ngolo fait partie de ces hommes qui ne laissent pas de traces dans les annales politiques ou intellectuelles d'un pays ; il est à l'image de Matson-Mampouya et Tsaty Mabiala - deux autres tocards de la politique au Congo. Sans Sassou, ils n'existent pas. Irrésistiblement le PCT s'est tourné vers deux maux de notre époque : "ne savoir opposer à l’universalité, abstraite et abjecte, du marché mondial capitaliste et de ses magouilles financières, que le culte, mortifère dès qu’il prétend avoir une valeur politique quelconque, des identités tribales, voire « ethniques », ce qui est pire". En même temps le parti dont Ndalla Graille a été le premier Secrétaire général à la demande de Diawara, s'est apparenté, ni plus ni moins, à des radis : rouges à l'extérieur, blancs à l'intérieur. La course effrénée vers les voitures de luxe ont eu raison de la mission du plus vieux parti du Congo.

Mais une autre cause majeure a accéléré la mort du PCT : le manque d’idéologie. Socialisme ou Social-démocratie? Des notions lointaines pour les camarades-membres et leur SG. Le socialisme à la congolaise se résume au tribalisme et à des poches pleines. On est loin de la volonté de Diawara et Noumazalaye. « Le PCT a torpillé son ambition originelle qui était celle de rassembler tous les Congolais autour d’un projet et d’une philosophie, impulsés par Marien Ngouabi, et c’était tout le travail abattu par Diawara et Noumazalaye », analyse un vieux cadre du parti. Et de poursuivre : « Aujourd’hui, le parti ne sert plus un projet mais des intérêts personnels et Sassou n’a jamais eu l’intention de rassembler les Congolais mais de les balkaniser. Sassou a tué lui-même le PCT.»

Bedel Baouna

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 15:19

http://www.entrecongolais.com/thierry-paul-ifoundza-demande-aux-africains-de-faire-barrage-a-la-francafrique

Thierry-Paul Ifoundza : « En 2017, les Africains binationaux devront faire barrage à la Françafrique pseudo-gaucho… »

Président du Cercle de réflexion « L’aube », médecin-pneumologue, Thierry-Paul Ifoundza est d’origine congolaise et basé en France. Dans cette interview, il réagit à l’arrestation du Général Jean-Marie Michel Mokoko et accuse, sans détour, la nouvelle Françafrique de Gauche.

Entrecongolais.com : Pourquoi appelez-vous les Africains binationaux de France à faire barrage, en 2017, à ce que vous appelez « La nouvelle Françafrique pseudo-gaucho incarnée par Hollande et Valls » ?

Thierry-Paul Ifoundza : Il ne vous a échappé que le Général Jean-Marie Mokoko, le vainqueur de la dernière élection présidentielle au Congo, est en prison depuis mardi 14 juin… Un jour triste d’autant plus triste pour la démocratie congolaise qu’au moment où François Hollande recevait l’écrivain Alain Mabanckou à l’Elysée, Jean-Marc Ayrault, lui, recevait avec tous les honneurs républicains, le ministre de fait des Affaires étrangères du Congo, Jean-Claude Gakosso…

Entrecongolais.com : Cela ne signifie pas que la France soutienne le pouvoir de Brazzaville…

TPI : C’est vous qui le dîtes ! Pour notre part, nous croyons fermement que la France n’est pas du côté du peuple congolais…

Entrecongolais.com : N’est-ce pas être naïf que de croire la politique africaine de la France n’est plus marquée du sceau de l’ambiguïté ?

TPI : Je suis d’accord avec vous ! C’est pour cette raison que j’invite mes sœurs et frères français d’origine africaine de ne pas porter leurs voix sur François Hollande en 2017.

Entrecongolais.com : A quel titre lancez-vous cet appel ?

TPI : Ce qui se passe au Congo est inadmissible. Je ne vais pas aller par quatre chemins pour désigner celui qui tire les ficelles au Congo : la France. Est-il normal qu’un ex-ambassadeur se permette de se rendre chez un homme politique congolais pour le convaincre de reconnaître la victoire volée de Denis Sassou-Nguesso ? Messieurs Vidon et Ollivier ne se sont pas déplacés d’eux-mêmes, ils ont eu l’aval de Paris. Ne soyons pas dupes.

La Rédaction.

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 15:17

http://www.entrecongolais.com/lettre-au-general-mokoko-par-donatien-kivouvou

Tribune : Lettre au Général Jean-Marie Michel Mokoko

Mon Général, J3M,

Seuls l'ignorance et l'égoïsme, à moins que ce ne soit la fuite en avant ou la politique de la terre brûlée, pourraient expliquer ce qui se passe dans notre beau pays.
En effet, comment des êtres qui participent d'un des fleuves les plus puissants du monde, peuvent-ils imaginer qu'ils pourraient endiguer le majestueux fleuve Congo ? S'ils n'avaient pas tourné le dos aux valeurs de nos ancêtres pour lesquels "penser, c'est être l'univers", ils n'auraient pas défié la mère nature.
Aucune force ne peut contrarier le cours du deuxième plus puissant fleuve de la planète par le débit. Il est en train de sortir de son lit, et il les emportera tous sans ménagement.
Les Congolais, à l'image de leur fleuve, sont debout pour leur dignité, leur liberté.
Ni les assassinats et les arrestations arbitraires, ni les intimidations ne pourront contrarier leur destin.

Toujours dans la symbolique du fleuve, je voudrais, Mon cher Général, vous soumettre cette réflexion de Paulo Coelho, extraite du manuscrit retrouvé :
« De même que le fleuve n’oublie pas que son but est la mer, l’amitié n’oublie pas que sa seule raison d’exister, c’est de faire preuve d’amour envers les autres ». Oui, parce que vous avez montré votre amitié, votre intérêt pour le peuple congolais, votre seule raison d’exister, ou plutôt de vivre, est celle de « faire preuve d’amour envers les Congolais ». Continuez, cher Général, où que vous soyez, à aimer le peuple congolais pour lequel vous vous battez ! Tenez bon Général, vous qui incarnez aujourd'hui le nouveau Congo que nous appelons de nos vœux !

Donatien Kivouvou

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 10:05

http://www.congopage.com/Emmanuel-Yoka-tripatouillage-judiciaire-et-magouille-financiere

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