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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 15:01

http://www.mikiliweb.com/Combien-Sassou-a-d%C3%A9pens%C3%A9-pour-sa-fraude

Congo-B : Combien Sassou a-t-il dépensé d’argent pour sa forfaiture ?

Outre tout l’appareil de l’Etat mis à son service, le candidat Denis Sassou-Nguesso a dépensé une somme pharaonique pour sa forfaiture et c’est lui-même qui le dit...

Police, Gendarmerie, Armée, Services des Renseignements, Barbouzes, Féticheurs, Sorciers, Marabouts et autres vautours, tout le monde a été mis à contribution pour la réélection de Denis Sassou-Nguesso. Bien sûr, moyennant finances. Et quelles finances? Pour quels résultats?

Le jour où Sassou prend connaissance des vrais résultats, sa mine aussitôt se défait. Laminé. Écrabouillé. Disqualifié. Et il n’en croit pas ses yeux, vu les moyens mis en œuvre. Il entre alors dans une colère interminable. Monologue tel Arnolphe dans L’école des femmes de Molière. Tragique. Puis, s’adressant à ses affidés : «J’ai dépensé 50 milliards pour ces résultats? Non, je n’y crois pas ! Débrouillez-vous! », tonne-t-il avant d'aller se calfeutrer quelques heures chez lui à Oyo, juste le temps que ses sbires trouvent la solution à sa réélection.

On lui avait tellement dit le contraire de la réalité durant la campagne présidentielle qu’il ne peut croire à son distancement sur tout le territoire national. D'où la question : Comment répondre au blasphème fait au dieu du Congo? C’est Mboulou, le ministre de l’Intérieur, qui s’en charge. Ce faisant, il n’hésite pas à proclamer les faux résultats de l’élection présidentielle depuis le QG de campagne du président sortant, commettant par-là une gravissime faute de communication. Un mélange des genres. Est-il ministre de l’Intérieur de la République ou d'un clan? En tout état de cause, Zéphirin Mboulou, c’est le degré zéro de la politique et de l’habileté. On est ici dans le « tout est permis » et 50 milliards de Fcfa - soit 75 millions d’euros – doivent servir au moins à quelque chose. Franchement, Sassou et son entourage sont irréductibles à la raison. Aucune limite dans le démesure.

La passion des folies dépensières

«Comparaison n’est pas raison», doit-on. Simple lieu commun. Marcel Breton, lui, n’éprouvait de plaisir intellectuel que sur le plan analogique et on est en droit de comparer les sommes dépensées par Sassou durant la dernière campagne présidentielle à celles, par exemple, de la campagne présidentielle française de 2012. En parcourant le Journal officiel du 31 juillet 2012, on s’aperçoit que les dépenses de campagne des dix candidats à la présidentielle de 2012 «se sont échelonnées de 500 000 euros pour Jacques Cheminade à 21,8 millions d'euros pour François Hollande et 21,3 millions pour Nicolas Sarkozy – quoique ce dernier ait été rattrapé par l’affaire Pygmalion. Au total, la campagne présidentielle de 2012 aura coûté 74,2 millions d'euros pour dix candidats», soit la somme dépensée par Sassou-Nguesso tout seul pour se maintenir au pouvoir. Sans doute le président autoproclamé du Congo s’est-il cru aux USA où la campagne pour la présidentielle est souvent marquée par un certain nombre de records : spots télévisés, réunions publiques, tweet échangés…

D’où Sassou a-t-il sorti cet argent? Il va sans dire que sa campagne s’est apparentée à un business lucratif. Il suffit de compter le nombre de Sites ou de Pages Facebook, souvent catatoniques, pour s’en convaincre. Sans oublier, entre autres, les billets d’avion envoyés aux Congolais de l’étranger pour aller voter; les séances de résurrection des morts pour voter, la création de partis et d’associations fantômes, à l’instar du Front Patriotique de Destinée Doukaga, etc.

Dans ces conditions, il est inadmissible pour Sassou-Nguesso de laisser le pouvoir. Du coup, le Congo n’est pas encore au bout du tunnel, même si la vie s’y décline en milliards. Le Congo s’est inscrit dans la logique de la folie : « La folie est de toujours se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent.» (Einstein)

Bedel Baouna

Lire aussi : Sassou Nguesso est-il (vraiment) un Franc-macon?

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 16:02

ww.mikiliweb.com/Hommage%20à%20Papa%20Wemba

Le monde entier te rend hommage, Papa. Tu rejoins l’Orient éternel quelques jours seulement après la disparition d’un autre monstre sacré de la musique, Prince. La musique te possédait ; tu as tout sacrifié pour elle. C’était ta vie, c’était ton existence. Tu es né pour la musique, tu es mort pour la musique. Quelle belle preuve l’espace et le temps de ta mort ! Oui, tu es mort sur scène, tu as choisi la scène pour nous dire au-revoir et tu es monté vers le ciel comme un vrai Bakala dia kuba, un vrai roi. Le dernier souffle en chantant. Nous aimions à t’appeler Kuru Yaka, et pour cause, unique, sincère et sublime.

Tous ceux qui te côtoyaient savent que dans ta bouche le mot « service » était synonyme de ce pur mouvement d’âme qui pousse un homme à se dévouer. Oh, tu disais que tu n’étais qu’une goutte d’eau dans l’océan des humains, mais une goutte d’eau qui aurait manqué à l’océan si elle n’avait pas été là, comme dirait Mère Teresa. Tu étais la grâce, Papa Wemba : tu osais faire un pas vers l’autre sans rien attendre en retour… Merci Bakala dia Kuba ! Ton départ n’est qu’un au-revoir !

GMI

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 17:01

http://www.mondafrique.com/soutien-honteux-de-francois-soudan-a-denis-sassou-nguesso/

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 18:19

/http://www.mikiliweb.com/presidentielle-au-congo-sassou-nguesso-est-il-vraiment-un-franc-macon

Présidentielle au Congo : Sassou-Nguesso est-il (vraiment) un franc-maçon ?

Le Chef de l’Etat du Congo est Grand Maître de la Grande Loge du Congo (GLC), mais l’on peut pourtant se demander s’il est, au plus profond de lui-même, un véritable maçon.

« Sassou franc-maçon ? Il y a longtemps que je ne le reconnais plus comme tel », lâche un franc-maçon congolais de Paris. Personnage clivant, le président du Congo n’en finit plus de s’attirer les critiques d’une majorité de sœurs et frères de Lumière de l’étranger, qui lui dénient même toute véritable appartenance maçonnique. Pour eux, de toute évidence Sassou n’est pas « sorti de la caverne », il n’a pas tué le « vieil homme » en lui. L’oxymoron qui le caractériserait le mieux serait plutôt celui de « franc-maçon profane ». Car l’initiation ne confère pas systématiquement le statut de franc-maçon. Encore faut-il en être digne, et que la communauté à laquelle vous aspirez à appartenir vous reconnaisse comme tel !

Pour le sociologue Michel Maffesoli, l’universalisme n’est pas consubstantiel à la franc-maçonnerie, qui s’attache plutôt à développer une pensée progressiste incluant les particularismes. La franc-maçonnerie congolaise a aussi ses spécificités. Il n’en reste pas moins qu’elle a pour principe, entre autres, le respect de soi-même et des autres, et la tolérance mutuelle.

Des principes totalement étrangers au président du Congo : en effet, le frère Sassou ne supporte aucun opposant à sa politique, tout comme à sa maçonnerie. Il manque à la fois de retenue et de mesure. Est son ennemi celui qui ne pense pas comme lui ; est son ennemi celui qui n’admire pas son visage… En témoigne la « case prison », où il envoie ses adversaires politiques, dont certains sont des initiés, comme ce qu’il prétend être. Il n’a pas fait sienne la célèbre phrase d’Antoine de Saint-Exupéry : «Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser tu m’enrichis.» Par ailleurs, il a privilégié sa géographie personnelle au détriment de la collectivité : seuls les gens de sa région, sinon de son clan, sont habilités à occuper des postes stratégiques au Congo. Sous son « règne », la corruption s’est répandue dans tout le pays et on ne compte plus les scandales financiers, nationaux et internationaux.

Animé d’une indéfectible volonté de puissance, Sassou ne vit que pour le rapport de force. Il apprécie d’humilier, au gré de son humeur, ses opposants et même ses amis. Aussi a-t-il interdit à cinq candidats à l’élection présidentielle du 20 mars prochain (dont certains sont également des initiés) de quitter Brazzaville. Comment, dans ces conditions, pourraient-ils faire campagne ? Autant qu’il se déclare vainqueur avant même la tenue du scrutin ! L’Union européenne a d’ailleurs annoncé, dans un communiqué, qu’elle n’enverrait pas d’observateurs au Congo pour ladite élection, tant la nouvelle loi électorale ne garantit aucune transparence.

La parole perdue

Du coup, d’aucuns estiment, mezzo voce, que tout le mal du Congo vient peut-être de Sassou lui-même, et par extension de la maçonnerie telle qu’il la pratique. Il est étrange que la Grande Loge Nationale Française (GLNF), obédience dont dépend la GLC, ne le rappelle pas à l’ordre. Pour quelles raisons ? Nul ne le sait. Quoiqu’il en soit, les frères de cette obédience - qui se veut pourtant rigoureuse et observant strictement les obligations morales édictées par les fondateurs anglo-saxons - demeurent silencieux sur celui qui a fait de la plupart des obédiences maçonniques congolaises les apanages de sa puissance.

Pour avoir combattu le Changement de Constitution de 2002, Charles Zacharie Bowao a subi les foudres de la radiation de la GLC. Sassou enfonce ainsi davantage la franc-maçonnerie congolaise dont l’image est déjà très abîmée. Pitoyable!

Le GOLAC (Grant Orient et Loges associées du Congo) et le GOCB (Grand Orient du Congo-Brazzaville), obédiences a-dogmatiques et libérales, sont en effet dirigées désormais par deux de ses proches, respectivement par Jérôme Koko, directeur de la SNPC (Société nationale des pétroles congolais) et Laurent Tengo, conseiller juridique de Sassou lui-même. À l’occasion des REHFRAM (Rencontres humanistes et fraternelles d’Afrique et Madagascar), qui se sont tenues en février 2016 à Douala (Cameroun), les deux Grands Maîtres congolais sus cités ont conversé avec leur homologue du Grand Orient de France, Daniel Keller. Que lui ont-ils dit à propos du Congo ? Rien ! Pour eux tout va bien…

Durant le débat sur le changement de Constitution, ils sont demeurés tout aussi silencieux, très probablement par crainte de représailles. Ce mutisme s’explique peut-être aussi par le fait que le chemin le plus court pour disposer d’une automobile 4X4 et d’une maison climatisée passe par… le Très Respectable Grand Maître Sassou Nguesso ! La parole s’est perdue, c’est le cas de le dire ! Au Congo de Sassou, on est comme dans Quelque part dans l’inachevé de Vladimir Jankélévitch : un espace où le silence fait alliance avec les ténèbres, décomposant ainsi la pureté du silence. L’on peut donc se demander si ce soi-disant franc-maçon du Congo ne s’apparenterait pas plutôt à Néron jouant de la lyre dans le silence de la nuit, alors que Rome brûle.

Bedel Baouna

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 10:55

http://www.mikiliweb.com/livre-franklin-linsoumis-quand-la-musique-inspire-la-litterature

Livre : Franklin, l’insoumis/ Quand la musique inspire la littérature

Le 24 février prochain, cela fera 44 ans depuis que le grand Franklin Boukaka a rejoint les limbes dans les conditions que l’on sait. Comme pour rendre hommage à cet immortel, le jeune producteur de musique et auteur, Marien Fauney Ngombé, a eu la sublime idée d’initier un recueil de nouvelles autour de l’œuvre de Franklin Boukaka. Opération réussie ! S’inspirer de la musique pour un texte littéraire participe de la correspondance des arts, tel Maupassant dans Boule de suif, cet « impressionnisme de texte », usant à merveille de la technique du Clair/Obsur.

La musique de Franklin Boukaka interroge incessamment notre inconscient, à nous hommes et femmes de 2016, très souvent franchissant l’iconostase de la légèreté. Une musique qui constitue, pour ainsi dire, un imparfait du subjonctif, plongeant ses racines dans l’intemporalité de l’imaginaire. Oui, la musique de Franklin Boukaka reste debout, à l’image des Pyramides défiant le temps ; une musique qui est loin d’être au ras des pâquerettes; une musique qui relève plus de la « culture » que « du culturel »; une musique aux antipodes d’un mouvement profane, éphémère, trompeur et décevant. Jamais, au grand jamais, cette musique-là ne vivra «un automne de la culture» de Nietzsche. Alors « Franklin, l’insoumis », paru aux éditions Doxa, préfacé par l’inoxydable et sémillant Clément Ossinondé, ne fait que confirmer l’intemporalité de la voix de Franlin Boukaka, une voix qui nous parvient encore tels les roulements d’un tam-tam nocturne.

Certes toutes les nouvelles qui composent ce recueil ne présentent pas la même densité, le même dynamisme! Les unes laissent un goût d’inachevé; les autres paraissent abouties. Ici la construction est à la limite; là le point de vue littéraire est sinon inexistant, du moins confus…

Toutefois, comment ne pas s’attarder sur la nouvelle Le Bûcheron? Non, l’auteur ne privilégie pas le style mais plutôt les procédés stylistiques. Oui, comme dans la chanson de Franklin Boukaka, les indépendances y sont un locus terribilis au lieu d’être un locus ameonus… Oui, l’auteur privilégie la dimension symbolique plutôt que la matière elle-même. Et pour cause : dans une société où tout est symbole, que peuvent bien représenter le bois et le métier de bûcheron? Le bûcheron, du moins dans la chanson ainsi que dans cette nouvelle, symbolise l’aliénation humaine avant les indépendances et le désespoir après les indépendances. « A Boya les arbres poussaient comme la poisse sous la colonisation. Il suffisait d’une pluie pour que la terre nous nargue de sa richesse éloquente.(…) Mais la décolonisation n’était pas la panacée. La désorganisation du marché et autre clientélisme étaient les germes de la désillusion imminente.» En lisant entre les lignes, on établit un parallèle avec les mésaventures de Fama Doumbouya, le narrateur du Soleil des indépendances de Kourouma. Le commerce de ce dioula, en effet, est anéanti par les indépendances du fait de l'apparition de nouvelles frontières, lesquelles génèrent une balkanisation épouvantable.

Comment ne pas s’attarder sur la nouvelle titrée Bibi? Oui, un chant d’exclamations! L'auteur, dans cette nouvelle, nous sert une analepse et un suspens haletant. Vous souvenez-vous de cette espionne des années 1900 nommée Mata Hari? On sait que la vie des agents des services secrets féminins est un véritable roman où la réalité dépasse la fiction. Et l’auteur de la nouvelle titrée Bibi de nous le rappeler. En vrac, Bibi ressemble à s’y méprendre à la baronne Boudberg, à Elisabeth Zaroubine, à Olga Tchekhova, à Nina, à Eva Braun, etc. En somme, Bibi est bâtie comme une James Bond girl. Belle inspiration.

Comment ne pas s’attarder sur la nouvelle Likambo oyo-Neti na film? Un déluge de subordonnées émaillées de mots congolais! L’histoire se passe en quelques heures, dans le bureau d’un ministre. En écoutant la célèbre chanson de Franklin Boukaka, il se rappelle sa vie bruxelloise et, surtout, les jours ayant précédé son mariage. Sa femme a changé; comme dans la chanson de Franklin Boukaka, elle s’est éclairci la peau. Sachant que l’auteure de cette nouvelle est d’origine sénégalaise, il est juste de convoquer ici le grand poète Léopold Sédar Senghor : « Femme nue, femme noire
Vétue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté
J'ai grandi à ton ombre; la douceur de tes mains bandait mes yeux
Et voilà qu'au cœur de l'Eté et de
Midi » Oui, la femme noire n’est belle que dénudée, c’est-à-dire dépourvue de falbalas superfétatoires. Nul doute que Franklin Boukaka aurait étrillé, aujourd’hui, les tissages et perruques absurdes dont s’entichent les femmes noires de 2016.

Comment ne pas s’attarder sur la nouvelle La rumeur, inspirée de la chanson Ata Ozali? D’un style immensément lyrique, une procession d’anaphores et de pléonasmes, l’histoire nous entraîne dans l’Histoire. Oui, le jour où tout a basculé ; le jour où nous, Africains en général et Congolais en particulier, avons cessé d’être... Or aucune civilisation n'a le monopole de la culture. «Un peuple avait le feu, l’autre l’art de la pêche, d’autre encore la manière de chasser le gibier ou de lire les présages. Chaque peuple avait un érudit. Le brassage culturel initié dans le sang tend à prendre chez l’autre ce qu’il manque chez soi par la force.» Ce que nous explique cette nouvelle et, plus encore la chanson Ata Ozali, écrite par… Henri Lopès, c’est de rester soi et de respecter l’autre dans sa différence. Il ne faut pas vivre le monde en technicien mais en poète… La question que soulève Franklin Boukaka et, dans une moindre mesure, l’auteure de cette nouvelle est celle de savoir s’il existe une universalité sans affirmation de singularité, de soi. Voulons-nous être cet étudiant moqué par Rabelais qui, prétendant parler toutes les langues du monde, n’en parlait en fait aucune, faute d’avoir commencé par apprendre sa propre langue. Affirmer sa propre singularité, c’est s’aimer, sans tomber dans la perversion de l’amour-propre.

Bedel Baouna

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 10:53

http://www.mikiliweb.com/opinion-sassou-mokoko-la-tectonique-des-plaques

Opinion : Sassou-Mokoko, la tectonique des plaques

Un comité d’accueil pour le moins belliqueux, sauvage, a ponctué le retour au pays de celui qui s’est déclaré candidat à l’élection présidentielle du 20 mars prochain, le Général Jean-Marie Michel Mokoko

Les Duellistes, un film de Ridley Scott. Quiconque a vu ce film fera certainement un parallèle entre les protagonistes du film et deux Généraux du Congo, Sassou et Mokoko. L’un cherche en permanence l'affrontement, tandis que l’autre le fuit sans cesse. Mais pour combien de temps encore? Comme dans le film, l'affrontement final aura bel et bien lieu. Retour en arrière : dans les années 80, le Général Sassou aurait tenté de faire supprimer le Général Mokoko, en qui il voyait un rival dangereux. En vain. De tout temps, Sassou a toujours cherché noise à Mokoko mais, ce dernier, mesuré, a toujours battu en retraite, sans doute par tactique. Alors, l’heure de l’affrontement final est arrivée. Cette fois, Mokoko est prêt à en découdre avec celui qu’il ne porte pas dans son cœur. D’ores et déjà, le rapport de force a changé de camp : jamais déclaration de candidature n’a emporté autant d’enthousiasme et d’adhésion. Si Sassou dispose de la force militaire, de l’appareil d’Etat, Mokoko, lui, a la plus puissante des armes : l’opinion. Oui, Mokoko plaît du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est, et cela ne plaît pas à Sassou. Du coup, il ne reste plus à Sassou que l’option de violenter Mokoko et ce sera la faute fatale.

Entre les deux hommes, ça a toujours été une question de rapports de force, lequel a toujours balancé en faveur de Sassou, car président de la République, régnant par la force, la terreur. Mais atteindre Mokoko n’a toujours pas été une sinécure pour Sassou, tant Mokoko dispose d’un réseau puissant à travers le monde et protégé. « Quelle sottise que d’envoyer des sbires à Maya-Maya accueillir Mokoko, sachant qu’il a des soutiens dans plusieurs capitales du monde », peste un officier de l’armée, sous couvert d’anonymat. Et de poursuivre : « Cet acte fait passer Mokoko pour une victime du régime et cela le rend d’autant plus populaire qu’il va augmenter son capital sympathie. »

Les urnes seules suffiront-elles à arbitrer ce combat du siècle ? Pas si vite. Sassou reste un lion coriace et ce serait une faute de jugement que de le sous-estimer. D’autant qu’il chérit plus Mazarin que Machiavel : c’est la quatrième de couverture de Bréviaire des politiciens qui éclaire sur les deux hommes Italiens : « Pour ce qui est des préceptes de gouvernement, on peut faire confiance à l’homme qui, sachant gagner les bonnes grâces des puissants, a su éliminer ses ennemis, accéder à la première place et la conserver, pendant deux règnes, jusqu’à sa mort. On trouvera donc en ce Bréviaire - suite de maximes et de prescriptions qui jalonnent l’action de l’homme public - une " leçon pragmatique " qui peut, aujourd’hui encore, constituer le vade-mecum de tout homme de pouvoir. " Contrairement à Machiavel, Mazarin n’est pas un théoricien. Lui importe avant tout l’efficacité. Il ne s’encombre ni de morale, ni, il faut bien le dire, d’équité. Mazarin nous donne une splendide image de l’obtention du pouvoir grâce à la pure et simple manipulation du consensus. " Et, pour reprendre quelques préceptes de Mazarin, Denis Sassou Nguesso simule et dissimule ; Il fait d’autant moins confiance à personne qu’il s’entoure toujours de ceux qu’il manipule à l’envi. Mokoko a évité l’emprise de Sassou.

Néanmoins, dans la mesure où il apparaît comme l’espoir du renouveau, Mokoko devra être pointilleux dans sa stratégie de l’affrontement final. Sassou, même au crépuscule de sa vie politique (il a 78 ans et non 73 ans comme on le rabâche au quotidien), demeure nocif, toxique. Ses dents restent longues et incisives ; son venin est encore partout. Il est capable de simuler un coup d’Etat et accuser ainsi Mokoko, ce qui le sauverait une fois de plus. J3M ne devra pas répondre à la provocation de Sassou avant le jour de l’affrontement : il est favori ; sauf bêtise de sa part, il remportera l’élection présidentielle. Dans un sondage réalisé ce mercredi 10 février au Marché Total et à celui de Poto-Poto, neuf Congolais sur dix voteront pour Mokoko ; idem au Camp de la Milice où le soutien des militaires lui est total. A contrario, deux Congolais seulement sur dix voteront pour Sassou. Encore que ce choix n’est pas définitif. Sassou est loin d’avoir une base électorale solide.

Le charisme seul ne fait pas un chef d’Etat. Il faut, au préalable, une conjoncture favorable. Aujourd’hui, la conjoncture est favorable à Mokoko pour son combat du siècle, face à Sassou !

Bedel Baouna

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 14:40

Opinion : Sassou-Nguesso, l’imparfait du présent ou le futur imparfait

Après son coup de force constitutionnel, le président devenu illégitime du Congo, Denis Sassou Nguesso, a été investi candidat à la mascarade présidentielle du 20 mars prochain, par les ouailles du Parti congolais du travail.

Chacun s’y attendait : le suspense n’a jamais existé dans la tête des Congolais à ce sujet. La surprise eût été que Sassou ne fût pas candidat. Mais, au pays des églises de réveil, les ouailles ne peuvent contester ni contrarier le gourou, c’est la raison d’être des sectes, à l’instar du PCT (Parti congolais du travail). Le style même de l’annonce de cette investiture en dit long sur l’état d’esprit des ouailles du PCT. Pondre un simple communiqué pour un événement de cette importance relève d’une faute de communication inexcusable. Il eût fallu la présence du gourou lui-même au conclave de son parti : il ne pouvait se réfugier dans ses habits de président au-dessus des partis politique puisqu’il n’est plus légitime. Qu’à cela ne tienne !

Une énième candidature, pour quoi faire ? Quel sens donner à cette candidature ? Ces deux questions reviennent instinctivement sur toutes les lèvres. On en rigole. Qui, en 2016, peut encore croire aux mots de Sassou, aussi profonds soient-ils ? Certes on ne tire pas des leçons du passé, tant les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets ! Mais le passé peut nous servir de lanterne sur le présent et le futur. Et, au regard du passé de Sassou, il n’est qu’imparfait. Lequel imparfait se perpétue en 2016 et, sans aucun doute, le sera dans le futur. Non, cet homme qui a privilégié la géographie au détriment de l’histoire, plaçant les membres de son clan ou de son coin à la tête de tous les postes stratégiques ; cet homme qui a fait du Congo « un pays très différencié », torpillant du coup la « revanche de l’abstrait sur le concret » pour reprendre Julien Benda qui appelait à « faire triompher les idéaux abstraits et désintéressés : la vérité, la justice, la raison, la liberté intellectuelle et sociale » en opposition à « la tendance à l’action, la soif du résultat immédiat, l’unique souci du but, le mépris de l’argument, l’outrance, la haine, l’idée fixe » qui caractérise les politiques ; cet homme qui a fait justement de son pouvoir une abstraction et un concept ; cet homme qui a fait de l’eau et de l’électricité au Congo un luxe alors que pas moins de sept cours d’eau arrosent Brazzaville pour ne citer que le cas de la ville-capitale ; cet homme-là ne peut représenter le futur parfait. Il ne peut plus s’amender, ni réaliser en cinq ans ce qu’il n’a pas fait en quarante ans.

Il n’y a que Les Dépêches de Brazzaville, ce quotidien qui se pâme de tout et de rien, pour voir en Sassou l’homme du futur parfait. Sans Sassou, pas de paix, nous dit-on. Une escroquerie politique. Contre qui le Congo a-t-il été en guerre ? Ce qui s’est passé en 1997-1998 s’apparentait plus à un affrontement meurtrier, dans une partie de la capitale, entre milices mafieuses, qu’à une guerre civile au sens strict du terme. Sassou est le seul président au Congo qui n’a jamais été victime de coup d’Etat. La raison ? Il a toujours été sinon le cerveau de ces coups d’Etat, du moins l’une des parties prenantes. Les troubles, Sassou les adore, pour apparaître ensuite celui qui est à même de les éteindre. Un pompier-pyromane, donc.

Dans son éditorial de ce mercredi 27 janvier, le quotidien écrit : « … dans la liste des missions assignées au futur gouvernement figurera en bonne place, voire même en première position, la jeunesse avec ses ambitions et ses attentes, ses craintes et ses espoirs ». On tombe des nues. Ce n’est que maintenant que la jeunesse sera enfin la priorité ? Et le quotidien d’ajouter : « Nation jeune le Congo, grâce à ses nouvelles générations, a tous les ressorts nécessaires pour s’imposer en dépit de sa taille modeste comme l’un des pays les plus dynamiques du continent. Encore faut-il qu’il se décide enfin à donner à sa jeunesse la place qui lui revient naturellement dans la société. » Le dynamisme du Congo ne se reflète que dans la tête des journalistes des Dépêches de Brazzaville. Le dynamisme du Congo ne profite qu’à Sassou et à son entourage proche. Cet homme demeure le problème du Congo et ne peut incarner la solution.

Bedel Baouna

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 14:54

http://www.congopage.com/Opinion-Charles-Zacharie-Bowao-personnalite-de-l-annee-2015

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 16:11
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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 10:48

http://www.mikiliweb.com/livre-pour-maxime-ndebeka-moundele-ngollo-na-pas-triche

Livre : Pour Maxime Ndébéka, « Moundélé-Ngollo n’a pas triché »

Assistant à la dédicace du nouveau livre du Général Benoît Moundélé-Ngollo, Blague à part/Toute vérité est bonne à dire (Edition L’Harmattan), l’écrivain Maxime Ndébéka est revenu sur son contenu épistolaire

Comme chacun le sait, Benoît Moundélé-Ngollo entretient un lien particulier avec son œuvre. Il est pour les uns l’écrivain « du moi » ; pour les autres le poète de sa vie. Quoique cela revient au même. En lisant Blague à part/Toute vérité est bonne à dire, Maxime Ndébéka compare Moundélé-Ngollo à Baudelaire, lequel a retranscrit ses angoisses, ses peurs, etc. L'auteur de "Toi, le possible chimérique", entre autres. Il croit dur comme fer que le « poète écrit L’Evangile de sa vie ». Et d’ajouter que par ce livre Blague à part/Toute vérité est bonne à dire, « la cuirasse se fond ». L’homme dans cet ouvrage affiche ses fragilités, ses failles… Une marque de sincérité. Moundélé-Ngollo n’est donc pas un tricheur, car il retranscrit son ressenti. « Il a cette capacité extraordinaire à sonder son intérieur sans à tout prix le vouloir, à fouiller son inconscient et subconscient pour en ressortir une œuvre littéraire », commente Maxime Ndébéka. De fait, Moundélé-Ngollo confirme sa dimension d’écrivain engagé, dans la mesure où l’engagement commence par la compréhension de soi. L’engagement ici est un acte d’écrivain, pas un acte d’homme politique. Si l’engagement de l’homme politique nécessite un accomplissement total de soi, celui de l’écrivain exige un cheminement, une méthode rigoureuse intellectuelle Auto-analyse/Retranscription. Non, les lettres que dévoile Moundélé-Ngollo n’ont pas pour but de se mettre à nu, d’exposer son intérieur, et donc de convoquer le voyeurisme. Ses lettres consistent à embrasser une sorte de catharsis qui, parce que l'autre, c’est-à-dire le lecteur, s’en approprie, établit un jeu de miroir. L’auteur, ou plutôt l’écrivain, se reconnaît à travers les failles de l’autre et c’est ce qui maintient le lien écrivain-lecteur. « Le nouveau livre de Moundélé-Ngollo est une réussite sur ce point », conclut Maxime Ndébéka.

Bedel Baouna

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