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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 14:20

http://www.entrecongolais.com/guy-romain-kinfoussia-pourrait-etre-arrete

Congo-B : Guy Romain Kinfoussia aux arrêts?

Accusé de fauteur de « troubles sociaux » dans un article paru sur un blog, l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2009 et opposant congolais Guy Romain Kinfoussia, réfute en bloc ce qu’il qualifie de manœuvre « cousue de fil blanc ». Décryptage.

Les téléspectateurs de Télécongo pourraient, prochainement, assister à une énième mise en scène, pitoyable et pathétique, du procureur Oko Ngakala, ordonnant l’arrestation d’un opposant congolais, et pas des moindres. Guy Romain Kinfoussia, en effet, est dans le viseur des suppôts du pouvoir de Brazzaville. Le sujet de cette tragédie à venir est que, dans un article paru sur un blog, l’ancien saint-cyrien y est accusé d’inciter ses amis de l’opposition et les Congolais à des troubles sociaux, afin de pousser Denis Sassou Nguesso vers la sortie. Ce faisant, il manipulerait, entre autres, Charles Zacharie Bowao et Jean-Maris Mokoko, comme si ces derniers n’étaient que des enfants naïfs. Et qu’au Général Jean-Marie Michel Mokoko surtout, Guy Romain Kinfoussia dirait de tenir bon, de ne pas céder à la pression du pouvoir. Pire, il aurait même suggéré à Clément Mouamba de démissionner. Extrait : «…Le dimanche 15 mai dernier aux environs de 20 heures, M. Kinfoussia, bénéficiant du concours de son frère Joseph Badila, a eu une entrevue avec le Premier ministre, Clément Mouamba, à qui il a préconisé de démissionner de son poste. (…) Le premier ministre, lucide, a su garder sa tête sur les épaules, et est resté fidèle à ses engagements pris devant le Président de la République. Il n’a pas mordu à l’appât de Guy Romain Kinfoussia, qui a cherché ainsi à faire jouer la fibre tribale pour le manipuler. M. Kinfoussia mène les mêmes approches auprès de Jean-Marie Michel Mokoko, Guy Parfait Kolélas, André Okombi Salissa, Charles Zacharie Bowao et bien d’autres dirigeants de l’opposition congolaise, qu’il incite à durcir leurs positions. »

Joint au téléphone, Guy Romain Kinfoussia réfute en bloc ces accusations. Pour lui, il s’agit ni plus ni moins d’une manœuvre « cousue de fil blanc »… « On connaît Mrs Sassou : il intimide, il invente, il simule… contradiction des contradictions, il nous axyphysie, nous encercle et fait suivre, en même temps il nous envoie des émissaires pour négocier », ajoute-t-il. Dans sa quête de légitimité, Sassou s’emploie à accuser à tout-va les membres de l’opposition de fauteurs de troubles, ou plutôt de préparer un coup d’Etat. Aussi se donne-il les raisons sinon de les envoyer en prison, du moins de les obliger à accepter son coup de force électoral. « Sassou ne sait plus quoi faire, il est perdu ! En quoi Kinfoussia serait-il immoral en demandant à ses amis de l’opposition et aux populations de réclamer leur victoire ? », se demande un ami de Guy Romain Kinfoussia.

La fin peut justifier les moyens

Certes « aucun d’entre nous ne détient le monopole de la pureté d’intention », dixit Saint-Exupéry dans sa Lettre à un Otage parues en 1941. Et de poursuivre : « Je respecte celui qui parcourt une autre route, s’il peine vers la même étoile… » Une mise au point qui résonne comme un garde-fou contre l’utilisation du « combat juste » en faveur de toutes les aventures totalitaires.

Non, la violence, sur le plan moral, n’a pas de sens. Cependant elle pourrait être une réponse à une violence. Voire même une urgence. Sassou lui-même ne bombarde-t-il pas les populations du Pool ? N’arrête-t-il pas les proches des opposants congolais ? Quand bien même Guy Romain Kinfoussia eût eu l’intention d’inciter les populations à des troubles sociaux, cela n’eût pas été immoral, ou plutôt condamnable. Bien au contraire, son acte eût été performatif – une contradiction performative. Dans cet Everest de l’intimidation et de la magouille électorale qu’est devenu le Congo, une fin peut justifier n’importe moyen, pourvu qu’il libère le Congo du système mafieux mis en place par Sassou et ses affidés. Le comique de situation et de mots dans lequel est pris son pouvoir, confine au ridicule. Comment Sassou peut-il dénier aux autres ce qu’il fait lui-même ?

L’article sur Guy Romain Kinfoussia participe du chant de cygne. La fin de Sassou n’est qu’une question de temps et il tente par tous les moyens de gagner du temps.

Bedel Baouna

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 15:26

~~Congo-B : Les désillusionnés de la nouvelle république Publié le Lundi 9 Mai 2016 Congo-B : Les désillusionnés de la nouvelle république Après sa magouille électorale, Denis Sassou-Nguesso a vu défiler des flatteurs de tous bords. Il y a ceux qui brûlent d’envie d’être ministres et ceux qui meurent d’envie de le devenir. Décryptage. Beaucoup de Congolais souffrent d’une maladie infantile nommée la ministrite. Hélas! En dépit de leurs jérémiades répétées, Sassou ne les a pas retenus dans son nouveau gouvernement. Parmi eux, William Bongo, président de l'ONG "SDA" (Synergie et développement de l’Afrique) puis, dernièrement il a créé le CDPAT (Congo d’abord, Peuple avant tout). Combien d’articles n’ont-ils pas été pondus à son sujet du fait du manque de poste ministériel? Il rêvait d’un grand ministère de la Diaspora, mais connaît-il réellement cette diaspora congolaise dans sa diversité et son éparpillement à travers le monde? Seul Paris semble l'intéresser, ou plutôt les villes lumières occidentales. Or, les Congolais sont aussi nombreux en Afrique du Sud qu'au Maghreb, en passant par l'Afrique de l'Ouest. Y va t-il régulièrement comme il se rend à Paris? Les historiens ou les observateurs politiques y répondront. En attendant ces réponses, il pourrait toujours se contenter d'un secrétariat d'Etat en charge de la diaspora, si Jean-Claude Gakosso (ministre des affaires étrangères et des congolais de l'étranger) et Sassou lui même veuillent bien le prendre en pitié. Il y a Grégoire Lefouoba, prof de philo et ancien ministre. Et, si la philo se rapporte souvent à l’étude du mot « essence », c’est-à-dire ce qui fait l'être, par opposition à son existence transitoire, avec Lefouoba, on tombe souvent en panne d’essence. Du coup le moteur intellectuel de Lefouoba ne démarre plus. Il a été porté disparu durant le débat sur le changement de la Constitution et la campagne présidentielle. Tout ça, pour ménager Sassou et son PCT. Pour quels résultats? «Lefouoba meurt d'envie de redevenir ministre et il s’est tellement aplati qu’il est désormais sous terre, et non par terre», raille un autre prof de Marien Ngouabi. Il y a Jean-Pierre Manoukou, sénateur de son état et Grand Commandeur. Cela ne lui suffit pas, il attend son poste ministériel depuis des lustres, mais ne voit rien arriver. Et il en meurt. Combien de fois n’a-t-il pas mandaté la défunte épouse de Gérald Bitsindou de plaider sa cause auprès de Sassou pour son entrée au gouvernement? Son cabinet (ceux qui vont composer son équipe) est prêt mais le poste ne vient toujours pas, comme bloqué quelque part à Mbanza-Ndounga... Pauvre enfant de la veuve! L’immense Nietzsche faisait un constat implacable à son époque : « Combien d’hommes se pressent vers la lumière non pas pour mieux voir, mais pour mieux briller.» Ces derniers temps deux hommes ont surgit dans la catégorie de ceux qui brûlent d’envie d’être ministres, du moins d'être dans la lumière de la tyrannie (Excusez le contresens). Leur tension artérielle atteint des sommets, faute de n’être pas montés dans le Titanic congolais – un gouvernement voué au naufrage sous peu. Il y a Juste Mondelé, un diplômé de Sciences Pô. Membre du parti politique Club 2002 Pur, on se souvient qu’il avait présidé une séance de collecte de fonds pour la candidature de Sassou, dans un hôtel luxueux de l'avenue Georges V à Paris. Résultat des courses : Sassou ne l’a pas admis à bord du Titanic. Juste crie à l’injustice. Il y a, entre autres thuriféraires, Roger Ndokolo. Ex collaborateur du défunt professeur Côme Manckassa, il a créé un parti fantôme UNNIR (Union pour la refondation républicaine). Sassou n’a sans doute pas apprécié que l’on évoque une refondation de l'état, car cela sous-entend que lui, "le bâtisseur infatigable", a détruit, déstructuré la République, sa République. Mais le pauvre Ndokolo n’abdique pas, il croit toujours en ses chances. Aussi continue-t-il de soutenir aveuglément toute action de Sassou… Tous ces hommes qui meurent et qui brûlent d’envie de siéger au conseil des ministres, survivront-ils à leurs désillusions? Bonjour les AVC! Bedel Baouna

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 15:22

http://www.entrecongolais.com/coussoud-mavoungou-ministre-fantome

~~Congo-B : On a retrouvé Coussoud Mavoungou Publié le Mercredi 18 Mai 2016 Congo-B : On a retrouvé Coussoud Mavoungou D’abord ministre de la Marine marchande, ensuite des Zones économiques spéciales, enfin du domaine foncier, Martin Coussoud Mavoungou cumule presque 10 ans de gouvernement sans interruption sous Sassou. Mais il a toujours été invisible ou porté disparu. Il est des ministres qui, en dépit de leur longévité gouvernementale, restent abominablement dans l’anonymat. Donc dans les ténèbres. La lumière ne leur permet pas de mieux voir ni de mieux briller. Martin Coussoud Mavoungou fait partie de ceux-là. Plusieurs fois ministre, il reste pourtant inconnu du grand public, tout comme lui ne connait pas ce public. Au final on se demande à quoi sert Coussoud Mavoungou? (Potentiel sujet philosophique de BAC). Le verbe terne, ou plutôt sans verbe, il est sinon impossible, du moins difficile de l’entendre ne serait-ce que dans une interview. Retenue ou manque de personnalité? Quoi qu’il en soit, le tout nouveau ministre du Domaine foncier peine à exister dans le paysage politique congolais. «Il ne laissera aucune trace dans l’imaginaire congolais, malgré sa longévité au gouvernement», constate un journaliste congolais proche du pouvoir. Et de poursuivre, un brin féroce, que Coussoud Mavoungou n’y connaît sans doute rien à la politique et qu’il lui aurait fallu peut-être un cabinet en charge de la Marine marchande, son domaine de compétence. Lire aussi : Les desillusionnés de la nouvelle république Il veut exister Reconnu par ses pairs dans le domaine maritime, Coussoud Mavoungou aurait dû demander un service auprès du ministère des Transports, plutôt que de changer de strapontins sans coussins. «Qu’est-ce qu’il est allé faire dans cette galère?», s’étrangle un ami du ministre. Si l’homme est réservé, il semble ne pas être taillé dans le granit politique. Un poste de Conseiller spécial du ministre des Transports lui eût suffi, remarque un autre sous-ministre. Mais, l’intéressé, lui, ne l’entend pas de cette oreille. Il veut exister. A tout prix. Certes il lui sera difficile d’éclipser le boucan permanent de son prédécesseur à ce poste, Pierre Mabiala, mais il tient à son strapontin. Et pour cause : même ministre du Domaine foncier, il continuera d’émettre ses avis sur la Marine marchande, surtout que le Congo a mis en gage ses droits douaniers à la Turquie. Bon vent monsieur le ministre! Bedel Baouna

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 10:54

http://adiac-congo.com/content/france-lacteur-pascal-nzonzi-le-maitre-de-la-parole-50127

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Published by Marie-Alfred Ngoma
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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 10:53

http://www.entrecongolais.com/Thierry%20Moungalla%20o%C3%B9%20est%20ta%20r%C3%A9compense

Congo-B : Thierry Moungalla, où est ta récompense?

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla, a fait le sale boulot, le service après-vente du coup d'Etat de Denis Sassou-Nguesso, espérant un poste ministériel beaucoup plus important. Echec et mat.

Comme l'écrit Ionesco, « Le comique est tragique, et la tragédie de l’homme est dérisoire ». Thierry Moungalla illustre bien ce constat : c’est un personnage de comédie doublé d’un tragique. Imbu de lui-même, portant haut l’étendard du cynisme, calculateur et préoccupé surtout par son ascension sociale et l’image que la société a de lui - il baigne dans les eaux de l'amour-propre, ce dédoublement réflexif par quoi je me préoccupe de l'opinion que les autres ont de moi, selon Rousseau -, raisonneur, sentencieux, moraliste, toujours prêt à faire la leçon (de morale) mais n’hésite pas à détourner la morale à ses propres fins quand ça l’arrange, Thierry Moungalla a mouillé, comme on dit, le maillot, dans la quête de la légitimation du coup d'Etat de Sassou-Nguesso. Mais c'était sans arrière-pensées. Il espérait, de tout cœur, un poste à sa taille, pourquoi pas celui de la Justice, à défaut d’être nommé un ministre d'Etat. Rien de tel. Au final, il reste encalminé dans son sous ministère de la Communication et dans le porte-parolat du gouvernement pour continuer à pondre des sottises. Et le comique de la situation dans lequel Thierry Moungalla est pris, confine à la tragédie : au début, il a fait des gorges chaudes sur les opposants congolais, s'est posé en « spécialiste du cocuage politique » croyant savoir les précautions à prendre pour ne pas être cocu, mais...retournement de situation ! Lui qui voulait ravaler ses rivaux à un rôle végétatif et soumis devra se ravaler lui-même au rang des sous-ministres, accepter des concessions humiliantes... Et il en souffre! Ira-t-il encore parler des bombardements dans le Pool avec la même facilité langagière, la même platitude langagière, qui servent sa diarrhée emphatique? Il lui fallut le silence, à l'instar du grand gagnant du nouveau gouvernement, Pierre Mabiala.

Oui, le nouveau ministre de la Justice est celui par qui le drame de Thierry Moungalla est arrivé. En effet, c’est Pierre Mabiala qui a fait du débat sur le Changement de la Constitution un enjeu politique. Or ce débat était à la fois moral – car il concerne la règle fondamentale qui va régir les institutions – et philosophique – dans la mesure où ce débat concerne le vivre-ensemble. Pierre Mabiala est donc le grand gagnant de ce gouvernement des illégitimes, voué d’ores et déjà à l’échec. A la disparition, donc. Du coup, Thierry Moungalla n’a plus que ses larmes pour gémir, gémir, gémir! Que peut-il espérer d’autre?

Bedel Baouna

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 15:03

http://www.mikiliweb.com/Patricia-Essong-premier-album-Soul-of-n%C3%BC-bantu

atricia Essong, sort son premier album "Soul of nü bantu"

L'artiste d’origine camerounaise Patricia Essong sort un album riche en émotions, avec des sonorités alternatives, folks et Blues.

Des textes qui invitent à l'introspection de nos valeurs, de notre spiritualité, des traditions qui se perdent, un hommage aux artistes ayant marqué des générations entières, telles sont les caractéristiques du premier album de Patricia Essong. « À travers ce 1er album Soul of Nü Bantu, je raconte l’histoire de nos envies profondes, celle que nous rêvons de voir émerger de nous, celle de prendre le témoin de sa culture d’origine, et la valoriser. Soul of Nü Bantu est un voyage initiatique en langues bantoues, un parcours régional rythmé de sonorités folk jazzy et blues. D’une musicalité alternative et minimaliste, l’Album Soul Of Nü Bantu est au service de l’émotion", écrit-elle sur son site officiel.

Sous des influences de Miriam Makeba, Tracy Chapman, Lizz Wright, Patricia Essong sort maintenant son tout premier album intitulé “Soul of Nü Bantu”, en mai 2016. Dans cet album, elle fait le choix de l'enracinement en se ré-appropriant son héritage culturel bantou agrémenté de sa propre sensibilité.

Née au Cameroun, Patricia Essong s’enrichit de la culture musicale locale. À l’âge de se responsabiliser, elle poursuit ses études et entreprend une belle carrière dans un cabinet de conseil en management. Le besoin d’exprimer sa musique ne la quitte cependant jamais.

Très longtemps restée dans les lignes, des choix de vie qui viennent tout remettre en question, c’est alors un matin de janvier 2013 qu’elle décide de sortir de sa zone de confort pour aller à la rencontre de cette passion qui l’habite depuis si longtemps.

La citation “le meilleur jour de ta vie est celui où tu décides que ta vie t’appartient ”, devient son leitmotiv, elle se découvre une réelle vocation et démarre son itinéraire de working girl qui va à la réalisation de son rêve. Une artiste à suivre.

En concert le 13 juin au Sentier des Halles

http://lesentierdeshalles.fr/home/patricia-essong/

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 15:01

http://www.mikiliweb.com/Combien-Sassou-a-d%C3%A9pens%C3%A9-pour-sa-fraude

Congo-B : Combien Sassou a-t-il dépensé d’argent pour sa forfaiture ?

Outre tout l’appareil de l’Etat mis à son service, le candidat Denis Sassou-Nguesso a dépensé une somme pharaonique pour sa forfaiture et c’est lui-même qui le dit...

Police, Gendarmerie, Armée, Services des Renseignements, Barbouzes, Féticheurs, Sorciers, Marabouts et autres vautours, tout le monde a été mis à contribution pour la réélection de Denis Sassou-Nguesso. Bien sûr, moyennant finances. Et quelles finances? Pour quels résultats?

Le jour où Sassou prend connaissance des vrais résultats, sa mine aussitôt se défait. Laminé. Écrabouillé. Disqualifié. Et il n’en croit pas ses yeux, vu les moyens mis en œuvre. Il entre alors dans une colère interminable. Monologue tel Arnolphe dans L’école des femmes de Molière. Tragique. Puis, s’adressant à ses affidés : «J’ai dépensé 50 milliards pour ces résultats? Non, je n’y crois pas ! Débrouillez-vous! », tonne-t-il avant d'aller se calfeutrer quelques heures chez lui à Oyo, juste le temps que ses sbires trouvent la solution à sa réélection.

On lui avait tellement dit le contraire de la réalité durant la campagne présidentielle qu’il ne peut croire à son distancement sur tout le territoire national. D'où la question : Comment répondre au blasphème fait au dieu du Congo? C’est Mboulou, le ministre de l’Intérieur, qui s’en charge. Ce faisant, il n’hésite pas à proclamer les faux résultats de l’élection présidentielle depuis le QG de campagne du président sortant, commettant par-là une gravissime faute de communication. Un mélange des genres. Est-il ministre de l’Intérieur de la République ou d'un clan? En tout état de cause, Zéphirin Mboulou, c’est le degré zéro de la politique et de l’habileté. On est ici dans le « tout est permis » et 50 milliards de Fcfa - soit 75 millions d’euros – doivent servir au moins à quelque chose. Franchement, Sassou et son entourage sont irréductibles à la raison. Aucune limite dans le démesure.

La passion des folies dépensières

«Comparaison n’est pas raison», doit-on. Simple lieu commun. Marcel Breton, lui, n’éprouvait de plaisir intellectuel que sur le plan analogique et on est en droit de comparer les sommes dépensées par Sassou durant la dernière campagne présidentielle à celles, par exemple, de la campagne présidentielle française de 2012. En parcourant le Journal officiel du 31 juillet 2012, on s’aperçoit que les dépenses de campagne des dix candidats à la présidentielle de 2012 «se sont échelonnées de 500 000 euros pour Jacques Cheminade à 21,8 millions d'euros pour François Hollande et 21,3 millions pour Nicolas Sarkozy – quoique ce dernier ait été rattrapé par l’affaire Pygmalion. Au total, la campagne présidentielle de 2012 aura coûté 74,2 millions d'euros pour dix candidats», soit la somme dépensée par Sassou-Nguesso tout seul pour se maintenir au pouvoir. Sans doute le président autoproclamé du Congo s’est-il cru aux USA où la campagne pour la présidentielle est souvent marquée par un certain nombre de records : spots télévisés, réunions publiques, tweet échangés…

D’où Sassou a-t-il sorti cet argent? Il va sans dire que sa campagne s’est apparentée à un business lucratif. Il suffit de compter le nombre de Sites ou de Pages Facebook, souvent catatoniques, pour s’en convaincre. Sans oublier, entre autres, les billets d’avion envoyés aux Congolais de l’étranger pour aller voter; les séances de résurrection des morts pour voter, la création de partis et d’associations fantômes, à l’instar du Front Patriotique de Destinée Doukaga, etc.

Dans ces conditions, il est inadmissible pour Sassou-Nguesso de laisser le pouvoir. Du coup, le Congo n’est pas encore au bout du tunnel, même si la vie s’y décline en milliards. Le Congo s’est inscrit dans la logique de la folie : « La folie est de toujours se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent.» (Einstein)

Bedel Baouna

Lire aussi : Sassou Nguesso est-il (vraiment) un Franc-macon?

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 16:02

ww.mikiliweb.com/Hommage%20à%20Papa%20Wemba

Le monde entier te rend hommage, Papa. Tu rejoins l’Orient éternel quelques jours seulement après la disparition d’un autre monstre sacré de la musique, Prince. La musique te possédait ; tu as tout sacrifié pour elle. C’était ta vie, c’était ton existence. Tu es né pour la musique, tu es mort pour la musique. Quelle belle preuve l’espace et le temps de ta mort ! Oui, tu es mort sur scène, tu as choisi la scène pour nous dire au-revoir et tu es monté vers le ciel comme un vrai Bakala dia kuba, un vrai roi. Le dernier souffle en chantant. Nous aimions à t’appeler Kuru Yaka, et pour cause, unique, sincère et sublime.

Tous ceux qui te côtoyaient savent que dans ta bouche le mot « service » était synonyme de ce pur mouvement d’âme qui pousse un homme à se dévouer. Oh, tu disais que tu n’étais qu’une goutte d’eau dans l’océan des humains, mais une goutte d’eau qui aurait manqué à l’océan si elle n’avait pas été là, comme dirait Mère Teresa. Tu étais la grâce, Papa Wemba : tu osais faire un pas vers l’autre sans rien attendre en retour… Merci Bakala dia Kuba ! Ton départ n’est qu’un au-revoir !

GMI

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 17:01

http://www.mondafrique.com/soutien-honteux-de-francois-soudan-a-denis-sassou-nguesso/

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 18:19

/http://www.mikiliweb.com/presidentielle-au-congo-sassou-nguesso-est-il-vraiment-un-franc-macon

Présidentielle au Congo : Sassou-Nguesso est-il (vraiment) un franc-maçon ?

Le Chef de l’Etat du Congo est Grand Maître de la Grande Loge du Congo (GLC), mais l’on peut pourtant se demander s’il est, au plus profond de lui-même, un véritable maçon.

« Sassou franc-maçon ? Il y a longtemps que je ne le reconnais plus comme tel », lâche un franc-maçon congolais de Paris. Personnage clivant, le président du Congo n’en finit plus de s’attirer les critiques d’une majorité de sœurs et frères de Lumière de l’étranger, qui lui dénient même toute véritable appartenance maçonnique. Pour eux, de toute évidence Sassou n’est pas « sorti de la caverne », il n’a pas tué le « vieil homme » en lui. L’oxymoron qui le caractériserait le mieux serait plutôt celui de « franc-maçon profane ». Car l’initiation ne confère pas systématiquement le statut de franc-maçon. Encore faut-il en être digne, et que la communauté à laquelle vous aspirez à appartenir vous reconnaisse comme tel !

Pour le sociologue Michel Maffesoli, l’universalisme n’est pas consubstantiel à la franc-maçonnerie, qui s’attache plutôt à développer une pensée progressiste incluant les particularismes. La franc-maçonnerie congolaise a aussi ses spécificités. Il n’en reste pas moins qu’elle a pour principe, entre autres, le respect de soi-même et des autres, et la tolérance mutuelle.

Des principes totalement étrangers au président du Congo : en effet, le frère Sassou ne supporte aucun opposant à sa politique, tout comme à sa maçonnerie. Il manque à la fois de retenue et de mesure. Est son ennemi celui qui ne pense pas comme lui ; est son ennemi celui qui n’admire pas son visage… En témoigne la « case prison », où il envoie ses adversaires politiques, dont certains sont des initiés, comme ce qu’il prétend être. Il n’a pas fait sienne la célèbre phrase d’Antoine de Saint-Exupéry : «Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser tu m’enrichis.» Par ailleurs, il a privilégié sa géographie personnelle au détriment de la collectivité : seuls les gens de sa région, sinon de son clan, sont habilités à occuper des postes stratégiques au Congo. Sous son « règne », la corruption s’est répandue dans tout le pays et on ne compte plus les scandales financiers, nationaux et internationaux.

Animé d’une indéfectible volonté de puissance, Sassou ne vit que pour le rapport de force. Il apprécie d’humilier, au gré de son humeur, ses opposants et même ses amis. Aussi a-t-il interdit à cinq candidats à l’élection présidentielle du 20 mars prochain (dont certains sont également des initiés) de quitter Brazzaville. Comment, dans ces conditions, pourraient-ils faire campagne ? Autant qu’il se déclare vainqueur avant même la tenue du scrutin ! L’Union européenne a d’ailleurs annoncé, dans un communiqué, qu’elle n’enverrait pas d’observateurs au Congo pour ladite élection, tant la nouvelle loi électorale ne garantit aucune transparence.

La parole perdue

Du coup, d’aucuns estiment, mezzo voce, que tout le mal du Congo vient peut-être de Sassou lui-même, et par extension de la maçonnerie telle qu’il la pratique. Il est étrange que la Grande Loge Nationale Française (GLNF), obédience dont dépend la GLC, ne le rappelle pas à l’ordre. Pour quelles raisons ? Nul ne le sait. Quoiqu’il en soit, les frères de cette obédience - qui se veut pourtant rigoureuse et observant strictement les obligations morales édictées par les fondateurs anglo-saxons - demeurent silencieux sur celui qui a fait de la plupart des obédiences maçonniques congolaises les apanages de sa puissance.

Pour avoir combattu le Changement de Constitution de 2002, Charles Zacharie Bowao a subi les foudres de la radiation de la GLC. Sassou enfonce ainsi davantage la franc-maçonnerie congolaise dont l’image est déjà très abîmée. Pitoyable!

Le GOLAC (Grant Orient et Loges associées du Congo) et le GOCB (Grand Orient du Congo-Brazzaville), obédiences a-dogmatiques et libérales, sont en effet dirigées désormais par deux de ses proches, respectivement par Jérôme Koko, directeur de la SNPC (Société nationale des pétroles congolais) et Laurent Tengo, conseiller juridique de Sassou lui-même. À l’occasion des REHFRAM (Rencontres humanistes et fraternelles d’Afrique et Madagascar), qui se sont tenues en février 2016 à Douala (Cameroun), les deux Grands Maîtres congolais sus cités ont conversé avec leur homologue du Grand Orient de France, Daniel Keller. Que lui ont-ils dit à propos du Congo ? Rien ! Pour eux tout va bien…

Durant le débat sur le changement de Constitution, ils sont demeurés tout aussi silencieux, très probablement par crainte de représailles. Ce mutisme s’explique peut-être aussi par le fait que le chemin le plus court pour disposer d’une automobile 4X4 et d’une maison climatisée passe par… le Très Respectable Grand Maître Sassou Nguesso ! La parole s’est perdue, c’est le cas de le dire ! Au Congo de Sassou, on est comme dans Quelque part dans l’inachevé de Vladimir Jankélévitch : un espace où le silence fait alliance avec les ténèbres, décomposant ainsi la pureté du silence. L’on peut donc se demander si ce soi-disant franc-maçon du Congo ne s’apparenterait pas plutôt à Néron jouant de la lyre dans le silence de la nuit, alors que Rome brûle.

Bedel Baouna

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