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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 15:18

http://www.entrecongolais.com/pierre-ngolo-et-ses-camarades-du-pct-des-ambitieux-de-la-d%C3%A9mocratie

Congo-PCT : Pierre Ngolo et ses camarades-membres, des « ambitieux de la démocratie »

Méconnaissable depuis le lancement de la campagne référendaire sur le changement de la Constitution jusqu'à la crise postélectorale, le Parti congolais du travail (PCT) a complètement disparu des radars et n'existe plus que dans la tête de ses membres-thuriféraires. Analyse.

Le naufrage. L'extinction. Ange Diawara et Ambroise Noumazalaye doivent se retourner dans leur tombe. Le parti qu'ils ont fondé en 1969, dans la perspective de légitimer davantage le coup d’État de Marien Ngouabi, n'est plus que l'ombre de lui-même, est à quelques mètres du cimetière des illusions perdues. Lisibilité et visibilité inexistantes, crise identitaire, manque de perspectives d'avenir, règne du clientélisme et du tribalisme, dirigeants cupides et opportunistes, le PCT est à l'image de ses voisins, le syndicat des animistes qu'est le MCDDI et cette école maternelle de la haine que constitue l'UPADS (Ces trois principaux partis, qui ont longtemps constitué le triangle des Bermudes du Congo, ont été avalés par le même triangle du suicide collectif qu'ils ont eux-mêmes formé). La guerre sans merci que se livrent Gabriel Dion, l’actuel président de la fédération Ile-de-France, et son prédécesseur Isaac Djoumali, est l’illustration parfaite de cette effervescence du vide, érigée en dogme, qu’est le PCT.

De toute évidence, Pierre Ngolo et ses camarades-membres sont des « ambitieux de la démocratie », au sens de Tocqueville : « Je pense que les ambitieux des démocraties se préoccupent moins que tous les autres des intérêts et des jugements de l’avenir : le moment actuel les occupe seul et les absorbe. Ils achèvent rapidement beaucoup d’entreprises, plutôt qu’ils n’élèvent quelques monuments durables ; ils aiment le succès bien plus que la gloire. (…) J’avoue que je redoute bien moins, dans les sociétés démocratiques, l’audace que la médiocrité des désirs. » Entendez par là que Pierre Ngolo et ses camarades-membres n’ont pas pour ambition de servir la démocratie mais c’est à la démocratie de servir leurs ambitions. Quitte à être humiliés !

L’autre raison de la mort du PCT, c’est la présence à sa tête, depuis quelques années, de faire-valoir. Pierre Ngolo, l'actuel Secrétaire général du parti, ne pipe mot face au clan des Sassou et des Nguesso, cette machine infernale qui écrabouille tout sur son passage. On sait pertinemment qu’exister face à Claudia Lemboumba, une femme mal élevée, relève du miracle : elle contrôle tout, insulte ministres et cadres du parti. Mais Pierre Ngolo s’est complu dans cette ornière, sans émettre la moindre dissonance. Du coup, il prend au quotidien des râteaux et des vents. Première gamelle : le candidat Sassou, durant la campagne présidentielle, a carrément ignoré le PCT. Deuxième gamelle : le PCT n'a pas eu un seul mot sur la formation du gouvernement. Jean-Pierre Manoukou, cadre du PCT qui mourrait d'envie de faire partie des futurs naufragés du Titanic de Clément Mouamba, a remué ciel et terre pour y parvenir, mais c'était sans compter sur la femme intrigante Arlette Nonault Soudan, « une femme qui refuse sa condition de femme vouée par état au silence et à l'inaction », une marquise de Merteuil à la congolaise. C'est elle qui a milité intrépidement contre l'entrée au gouvernement de J-P Manoukou.

Quelques ressources morales et l’image des raidis

Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé. Oui, Pierre Ngolo a tout tenté. Et, même, pour paraphraser un pamphlétaire français très polémiste, de déconstruire les dé-constructeurs. Année après année, magouille après magouille, forfaiture après forfaiture, loi après loi, élection après élection, unes des médias après unes des médias, voyage après voyage, chanson après chanson… Rien n'y fait. La résurrection du PCT n'est pas pour demain. Or l'homme dispose de ressources pour réussir : une arrogance et une suffisance pathologiques, une passion avérée des effets de manche, des verbes creux et ronflants, un amour immodéré pour les phraséologies stéréotypées, une propension au hors-sujet... Hélas ! Cela ne lui a pas suffi pour maintenir le navire PCT à flot. C'est que si l'on y regarde de plus près, Pierre Ngolo ne sert à rien. Lent sinon incapable de se catapulter à la crête de l'analyse politique, Pierre Ngolo fait partie de ces hommes qui ne laissent pas de traces dans les annales politiques ou intellectuelles d'un pays ; il est à l'image de Matson-Mampouya et Tsaty Mabiala - deux autres tocards de la politique au Congo. Sans Sassou, ils n'existent pas. Irrésistiblement le PCT s'est tourné vers deux maux de notre époque : "ne savoir opposer à l’universalité, abstraite et abjecte, du marché mondial capitaliste et de ses magouilles financières, que le culte, mortifère dès qu’il prétend avoir une valeur politique quelconque, des identités tribales, voire « ethniques », ce qui est pire". En même temps le parti dont Ndalla Graille a été le premier Secrétaire général à la demande de Diawara, s'est apparenté, ni plus ni moins, à des radis : rouges à l'extérieur, blancs à l'intérieur. La course effrénée vers les voitures de luxe ont eu raison de la mission du plus vieux parti du Congo.

Mais une autre cause majeure a accéléré la mort du PCT : le manque d’idéologie. Socialisme ou Social-démocratie? Des notions lointaines pour les camarades-membres et leur SG. Le socialisme à la congolaise se résume au tribalisme et à des poches pleines. On est loin de la volonté de Diawara et Noumazalaye. « Le PCT a torpillé son ambition originelle qui était celle de rassembler tous les Congolais autour d’un projet et d’une philosophie, impulsés par Marien Ngouabi, et c’était tout le travail abattu par Diawara et Noumazalaye », analyse un vieux cadre du parti. Et de poursuivre : « Aujourd’hui, le parti ne sert plus un projet mais des intérêts personnels et Sassou n’a jamais eu l’intention de rassembler les Congolais mais de les balkaniser. Sassou a tué lui-même le PCT.»

Bedel Baouna

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 15:19

http://www.entrecongolais.com/thierry-paul-ifoundza-demande-aux-africains-de-faire-barrage-a-la-francafrique

Thierry-Paul Ifoundza : « En 2017, les Africains binationaux devront faire barrage à la Françafrique pseudo-gaucho… »

Président du Cercle de réflexion « L’aube », médecin-pneumologue, Thierry-Paul Ifoundza est d’origine congolaise et basé en France. Dans cette interview, il réagit à l’arrestation du Général Jean-Marie Michel Mokoko et accuse, sans détour, la nouvelle Françafrique de Gauche.

Entrecongolais.com : Pourquoi appelez-vous les Africains binationaux de France à faire barrage, en 2017, à ce que vous appelez « La nouvelle Françafrique pseudo-gaucho incarnée par Hollande et Valls » ?

Thierry-Paul Ifoundza : Il ne vous a échappé que le Général Jean-Marie Mokoko, le vainqueur de la dernière élection présidentielle au Congo, est en prison depuis mardi 14 juin… Un jour triste d’autant plus triste pour la démocratie congolaise qu’au moment où François Hollande recevait l’écrivain Alain Mabanckou à l’Elysée, Jean-Marc Ayrault, lui, recevait avec tous les honneurs républicains, le ministre de fait des Affaires étrangères du Congo, Jean-Claude Gakosso…

Entrecongolais.com : Cela ne signifie pas que la France soutienne le pouvoir de Brazzaville…

TPI : C’est vous qui le dîtes ! Pour notre part, nous croyons fermement que la France n’est pas du côté du peuple congolais…

Entrecongolais.com : N’est-ce pas être naïf que de croire la politique africaine de la France n’est plus marquée du sceau de l’ambiguïté ?

TPI : Je suis d’accord avec vous ! C’est pour cette raison que j’invite mes sœurs et frères français d’origine africaine de ne pas porter leurs voix sur François Hollande en 2017.

Entrecongolais.com : A quel titre lancez-vous cet appel ?

TPI : Ce qui se passe au Congo est inadmissible. Je ne vais pas aller par quatre chemins pour désigner celui qui tire les ficelles au Congo : la France. Est-il normal qu’un ex-ambassadeur se permette de se rendre chez un homme politique congolais pour le convaincre de reconnaître la victoire volée de Denis Sassou-Nguesso ? Messieurs Vidon et Ollivier ne se sont pas déplacés d’eux-mêmes, ils ont eu l’aval de Paris. Ne soyons pas dupes.

La Rédaction.

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 15:17

http://www.entrecongolais.com/lettre-au-general-mokoko-par-donatien-kivouvou

Tribune : Lettre au Général Jean-Marie Michel Mokoko

Mon Général, J3M,

Seuls l'ignorance et l'égoïsme, à moins que ce ne soit la fuite en avant ou la politique de la terre brûlée, pourraient expliquer ce qui se passe dans notre beau pays.
En effet, comment des êtres qui participent d'un des fleuves les plus puissants du monde, peuvent-ils imaginer qu'ils pourraient endiguer le majestueux fleuve Congo ? S'ils n'avaient pas tourné le dos aux valeurs de nos ancêtres pour lesquels "penser, c'est être l'univers", ils n'auraient pas défié la mère nature.
Aucune force ne peut contrarier le cours du deuxième plus puissant fleuve de la planète par le débit. Il est en train de sortir de son lit, et il les emportera tous sans ménagement.
Les Congolais, à l'image de leur fleuve, sont debout pour leur dignité, leur liberté.
Ni les assassinats et les arrestations arbitraires, ni les intimidations ne pourront contrarier leur destin.

Toujours dans la symbolique du fleuve, je voudrais, Mon cher Général, vous soumettre cette réflexion de Paulo Coelho, extraite du manuscrit retrouvé :
« De même que le fleuve n’oublie pas que son but est la mer, l’amitié n’oublie pas que sa seule raison d’exister, c’est de faire preuve d’amour envers les autres ». Oui, parce que vous avez montré votre amitié, votre intérêt pour le peuple congolais, votre seule raison d’exister, ou plutôt de vivre, est celle de « faire preuve d’amour envers les Congolais ». Continuez, cher Général, où que vous soyez, à aimer le peuple congolais pour lequel vous vous battez ! Tenez bon Général, vous qui incarnez aujourd'hui le nouveau Congo que nous appelons de nos vœux !

Donatien Kivouvou

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 10:05

http://www.congopage.com/Emmanuel-Yoka-tripatouillage-judiciaire-et-magouille-financiere

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 14:20

http://www.entrecongolais.com/guy-romain-kinfoussia-pourrait-etre-arrete

Congo-B : Guy Romain Kinfoussia aux arrêts?

Accusé de fauteur de « troubles sociaux » dans un article paru sur un blog, l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2009 et opposant congolais Guy Romain Kinfoussia, réfute en bloc ce qu’il qualifie de manœuvre « cousue de fil blanc ». Décryptage.

Les téléspectateurs de Télécongo pourraient, prochainement, assister à une énième mise en scène, pitoyable et pathétique, du procureur Oko Ngakala, ordonnant l’arrestation d’un opposant congolais, et pas des moindres. Guy Romain Kinfoussia, en effet, est dans le viseur des suppôts du pouvoir de Brazzaville. Le sujet de cette tragédie à venir est que, dans un article paru sur un blog, l’ancien saint-cyrien y est accusé d’inciter ses amis de l’opposition et les Congolais à des troubles sociaux, afin de pousser Denis Sassou Nguesso vers la sortie. Ce faisant, il manipulerait, entre autres, Charles Zacharie Bowao et Jean-Maris Mokoko, comme si ces derniers n’étaient que des enfants naïfs. Et qu’au Général Jean-Marie Michel Mokoko surtout, Guy Romain Kinfoussia dirait de tenir bon, de ne pas céder à la pression du pouvoir. Pire, il aurait même suggéré à Clément Mouamba de démissionner. Extrait : «…Le dimanche 15 mai dernier aux environs de 20 heures, M. Kinfoussia, bénéficiant du concours de son frère Joseph Badila, a eu une entrevue avec le Premier ministre, Clément Mouamba, à qui il a préconisé de démissionner de son poste. (…) Le premier ministre, lucide, a su garder sa tête sur les épaules, et est resté fidèle à ses engagements pris devant le Président de la République. Il n’a pas mordu à l’appât de Guy Romain Kinfoussia, qui a cherché ainsi à faire jouer la fibre tribale pour le manipuler. M. Kinfoussia mène les mêmes approches auprès de Jean-Marie Michel Mokoko, Guy Parfait Kolélas, André Okombi Salissa, Charles Zacharie Bowao et bien d’autres dirigeants de l’opposition congolaise, qu’il incite à durcir leurs positions. »

Joint au téléphone, Guy Romain Kinfoussia réfute en bloc ces accusations. Pour lui, il s’agit ni plus ni moins d’une manœuvre « cousue de fil blanc »… « On connaît Mrs Sassou : il intimide, il invente, il simule… contradiction des contradictions, il nous axyphysie, nous encercle et fait suivre, en même temps il nous envoie des émissaires pour négocier », ajoute-t-il. Dans sa quête de légitimité, Sassou s’emploie à accuser à tout-va les membres de l’opposition de fauteurs de troubles, ou plutôt de préparer un coup d’Etat. Aussi se donne-il les raisons sinon de les envoyer en prison, du moins de les obliger à accepter son coup de force électoral. « Sassou ne sait plus quoi faire, il est perdu ! En quoi Kinfoussia serait-il immoral en demandant à ses amis de l’opposition et aux populations de réclamer leur victoire ? », se demande un ami de Guy Romain Kinfoussia.

La fin peut justifier les moyens

Certes « aucun d’entre nous ne détient le monopole de la pureté d’intention », dixit Saint-Exupéry dans sa Lettre à un Otage parues en 1941. Et de poursuivre : « Je respecte celui qui parcourt une autre route, s’il peine vers la même étoile… » Une mise au point qui résonne comme un garde-fou contre l’utilisation du « combat juste » en faveur de toutes les aventures totalitaires.

Non, la violence, sur le plan moral, n’a pas de sens. Cependant elle pourrait être une réponse à une violence. Voire même une urgence. Sassou lui-même ne bombarde-t-il pas les populations du Pool ? N’arrête-t-il pas les proches des opposants congolais ? Quand bien même Guy Romain Kinfoussia eût eu l’intention d’inciter les populations à des troubles sociaux, cela n’eût pas été immoral, ou plutôt condamnable. Bien au contraire, son acte eût été performatif – une contradiction performative. Dans cet Everest de l’intimidation et de la magouille électorale qu’est devenu le Congo, une fin peut justifier n’importe moyen, pourvu qu’il libère le Congo du système mafieux mis en place par Sassou et ses affidés. Le comique de situation et de mots dans lequel est pris son pouvoir, confine au ridicule. Comment Sassou peut-il dénier aux autres ce qu’il fait lui-même ?

L’article sur Guy Romain Kinfoussia participe du chant de cygne. La fin de Sassou n’est qu’une question de temps et il tente par tous les moyens de gagner du temps.

Bedel Baouna

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 15:26

~~Congo-B : Les désillusionnés de la nouvelle république Publié le Lundi 9 Mai 2016 Congo-B : Les désillusionnés de la nouvelle république Après sa magouille électorale, Denis Sassou-Nguesso a vu défiler des flatteurs de tous bords. Il y a ceux qui brûlent d’envie d’être ministres et ceux qui meurent d’envie de le devenir. Décryptage. Beaucoup de Congolais souffrent d’une maladie infantile nommée la ministrite. Hélas! En dépit de leurs jérémiades répétées, Sassou ne les a pas retenus dans son nouveau gouvernement. Parmi eux, William Bongo, président de l'ONG "SDA" (Synergie et développement de l’Afrique) puis, dernièrement il a créé le CDPAT (Congo d’abord, Peuple avant tout). Combien d’articles n’ont-ils pas été pondus à son sujet du fait du manque de poste ministériel? Il rêvait d’un grand ministère de la Diaspora, mais connaît-il réellement cette diaspora congolaise dans sa diversité et son éparpillement à travers le monde? Seul Paris semble l'intéresser, ou plutôt les villes lumières occidentales. Or, les Congolais sont aussi nombreux en Afrique du Sud qu'au Maghreb, en passant par l'Afrique de l'Ouest. Y va t-il régulièrement comme il se rend à Paris? Les historiens ou les observateurs politiques y répondront. En attendant ces réponses, il pourrait toujours se contenter d'un secrétariat d'Etat en charge de la diaspora, si Jean-Claude Gakosso (ministre des affaires étrangères et des congolais de l'étranger) et Sassou lui même veuillent bien le prendre en pitié. Il y a Grégoire Lefouoba, prof de philo et ancien ministre. Et, si la philo se rapporte souvent à l’étude du mot « essence », c’est-à-dire ce qui fait l'être, par opposition à son existence transitoire, avec Lefouoba, on tombe souvent en panne d’essence. Du coup le moteur intellectuel de Lefouoba ne démarre plus. Il a été porté disparu durant le débat sur le changement de la Constitution et la campagne présidentielle. Tout ça, pour ménager Sassou et son PCT. Pour quels résultats? «Lefouoba meurt d'envie de redevenir ministre et il s’est tellement aplati qu’il est désormais sous terre, et non par terre», raille un autre prof de Marien Ngouabi. Il y a Jean-Pierre Manoukou, sénateur de son état et Grand Commandeur. Cela ne lui suffit pas, il attend son poste ministériel depuis des lustres, mais ne voit rien arriver. Et il en meurt. Combien de fois n’a-t-il pas mandaté la défunte épouse de Gérald Bitsindou de plaider sa cause auprès de Sassou pour son entrée au gouvernement? Son cabinet (ceux qui vont composer son équipe) est prêt mais le poste ne vient toujours pas, comme bloqué quelque part à Mbanza-Ndounga... Pauvre enfant de la veuve! L’immense Nietzsche faisait un constat implacable à son époque : « Combien d’hommes se pressent vers la lumière non pas pour mieux voir, mais pour mieux briller.» Ces derniers temps deux hommes ont surgit dans la catégorie de ceux qui brûlent d’envie d’être ministres, du moins d'être dans la lumière de la tyrannie (Excusez le contresens). Leur tension artérielle atteint des sommets, faute de n’être pas montés dans le Titanic congolais – un gouvernement voué au naufrage sous peu. Il y a Juste Mondelé, un diplômé de Sciences Pô. Membre du parti politique Club 2002 Pur, on se souvient qu’il avait présidé une séance de collecte de fonds pour la candidature de Sassou, dans un hôtel luxueux de l'avenue Georges V à Paris. Résultat des courses : Sassou ne l’a pas admis à bord du Titanic. Juste crie à l’injustice. Il y a, entre autres thuriféraires, Roger Ndokolo. Ex collaborateur du défunt professeur Côme Manckassa, il a créé un parti fantôme UNNIR (Union pour la refondation républicaine). Sassou n’a sans doute pas apprécié que l’on évoque une refondation de l'état, car cela sous-entend que lui, "le bâtisseur infatigable", a détruit, déstructuré la République, sa République. Mais le pauvre Ndokolo n’abdique pas, il croit toujours en ses chances. Aussi continue-t-il de soutenir aveuglément toute action de Sassou… Tous ces hommes qui meurent et qui brûlent d’envie de siéger au conseil des ministres, survivront-ils à leurs désillusions? Bonjour les AVC! Bedel Baouna

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 15:22

http://www.entrecongolais.com/coussoud-mavoungou-ministre-fantome

~~Congo-B : On a retrouvé Coussoud Mavoungou Publié le Mercredi 18 Mai 2016 Congo-B : On a retrouvé Coussoud Mavoungou D’abord ministre de la Marine marchande, ensuite des Zones économiques spéciales, enfin du domaine foncier, Martin Coussoud Mavoungou cumule presque 10 ans de gouvernement sans interruption sous Sassou. Mais il a toujours été invisible ou porté disparu. Il est des ministres qui, en dépit de leur longévité gouvernementale, restent abominablement dans l’anonymat. Donc dans les ténèbres. La lumière ne leur permet pas de mieux voir ni de mieux briller. Martin Coussoud Mavoungou fait partie de ceux-là. Plusieurs fois ministre, il reste pourtant inconnu du grand public, tout comme lui ne connait pas ce public. Au final on se demande à quoi sert Coussoud Mavoungou? (Potentiel sujet philosophique de BAC). Le verbe terne, ou plutôt sans verbe, il est sinon impossible, du moins difficile de l’entendre ne serait-ce que dans une interview. Retenue ou manque de personnalité? Quoi qu’il en soit, le tout nouveau ministre du Domaine foncier peine à exister dans le paysage politique congolais. «Il ne laissera aucune trace dans l’imaginaire congolais, malgré sa longévité au gouvernement», constate un journaliste congolais proche du pouvoir. Et de poursuivre, un brin féroce, que Coussoud Mavoungou n’y connaît sans doute rien à la politique et qu’il lui aurait fallu peut-être un cabinet en charge de la Marine marchande, son domaine de compétence. Lire aussi : Les desillusionnés de la nouvelle république Il veut exister Reconnu par ses pairs dans le domaine maritime, Coussoud Mavoungou aurait dû demander un service auprès du ministère des Transports, plutôt que de changer de strapontins sans coussins. «Qu’est-ce qu’il est allé faire dans cette galère?», s’étrangle un ami du ministre. Si l’homme est réservé, il semble ne pas être taillé dans le granit politique. Un poste de Conseiller spécial du ministre des Transports lui eût suffi, remarque un autre sous-ministre. Mais, l’intéressé, lui, ne l’entend pas de cette oreille. Il veut exister. A tout prix. Certes il lui sera difficile d’éclipser le boucan permanent de son prédécesseur à ce poste, Pierre Mabiala, mais il tient à son strapontin. Et pour cause : même ministre du Domaine foncier, il continuera d’émettre ses avis sur la Marine marchande, surtout que le Congo a mis en gage ses droits douaniers à la Turquie. Bon vent monsieur le ministre! Bedel Baouna

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 10:54

http://adiac-congo.com/content/france-lacteur-pascal-nzonzi-le-maitre-de-la-parole-50127

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 10:53

http://www.entrecongolais.com/Thierry%20Moungalla%20o%C3%B9%20est%20ta%20r%C3%A9compense

Congo-B : Thierry Moungalla, où est ta récompense?

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla, a fait le sale boulot, le service après-vente du coup d'Etat de Denis Sassou-Nguesso, espérant un poste ministériel beaucoup plus important. Echec et mat.

Comme l'écrit Ionesco, « Le comique est tragique, et la tragédie de l’homme est dérisoire ». Thierry Moungalla illustre bien ce constat : c’est un personnage de comédie doublé d’un tragique. Imbu de lui-même, portant haut l’étendard du cynisme, calculateur et préoccupé surtout par son ascension sociale et l’image que la société a de lui - il baigne dans les eaux de l'amour-propre, ce dédoublement réflexif par quoi je me préoccupe de l'opinion que les autres ont de moi, selon Rousseau -, raisonneur, sentencieux, moraliste, toujours prêt à faire la leçon (de morale) mais n’hésite pas à détourner la morale à ses propres fins quand ça l’arrange, Thierry Moungalla a mouillé, comme on dit, le maillot, dans la quête de la légitimation du coup d'Etat de Sassou-Nguesso. Mais c'était sans arrière-pensées. Il espérait, de tout cœur, un poste à sa taille, pourquoi pas celui de la Justice, à défaut d’être nommé un ministre d'Etat. Rien de tel. Au final, il reste encalminé dans son sous ministère de la Communication et dans le porte-parolat du gouvernement pour continuer à pondre des sottises. Et le comique de la situation dans lequel Thierry Moungalla est pris, confine à la tragédie : au début, il a fait des gorges chaudes sur les opposants congolais, s'est posé en « spécialiste du cocuage politique » croyant savoir les précautions à prendre pour ne pas être cocu, mais...retournement de situation ! Lui qui voulait ravaler ses rivaux à un rôle végétatif et soumis devra se ravaler lui-même au rang des sous-ministres, accepter des concessions humiliantes... Et il en souffre! Ira-t-il encore parler des bombardements dans le Pool avec la même facilité langagière, la même platitude langagière, qui servent sa diarrhée emphatique? Il lui fallut le silence, à l'instar du grand gagnant du nouveau gouvernement, Pierre Mabiala.

Oui, le nouveau ministre de la Justice est celui par qui le drame de Thierry Moungalla est arrivé. En effet, c’est Pierre Mabiala qui a fait du débat sur le Changement de la Constitution un enjeu politique. Or ce débat était à la fois moral – car il concerne la règle fondamentale qui va régir les institutions – et philosophique – dans la mesure où ce débat concerne le vivre-ensemble. Pierre Mabiala est donc le grand gagnant de ce gouvernement des illégitimes, voué d’ores et déjà à l’échec. A la disparition, donc. Du coup, Thierry Moungalla n’a plus que ses larmes pour gémir, gémir, gémir! Que peut-il espérer d’autre?

Bedel Baouna

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 15:03

http://www.mikiliweb.com/Patricia-Essong-premier-album-Soul-of-n%C3%BC-bantu

atricia Essong, sort son premier album "Soul of nü bantu"

L'artiste d’origine camerounaise Patricia Essong sort un album riche en émotions, avec des sonorités alternatives, folks et Blues.

Des textes qui invitent à l'introspection de nos valeurs, de notre spiritualité, des traditions qui se perdent, un hommage aux artistes ayant marqué des générations entières, telles sont les caractéristiques du premier album de Patricia Essong. « À travers ce 1er album Soul of Nü Bantu, je raconte l’histoire de nos envies profondes, celle que nous rêvons de voir émerger de nous, celle de prendre le témoin de sa culture d’origine, et la valoriser. Soul of Nü Bantu est un voyage initiatique en langues bantoues, un parcours régional rythmé de sonorités folk jazzy et blues. D’une musicalité alternative et minimaliste, l’Album Soul Of Nü Bantu est au service de l’émotion", écrit-elle sur son site officiel.

Sous des influences de Miriam Makeba, Tracy Chapman, Lizz Wright, Patricia Essong sort maintenant son tout premier album intitulé “Soul of Nü Bantu”, en mai 2016. Dans cet album, elle fait le choix de l'enracinement en se ré-appropriant son héritage culturel bantou agrémenté de sa propre sensibilité.

Née au Cameroun, Patricia Essong s’enrichit de la culture musicale locale. À l’âge de se responsabiliser, elle poursuit ses études et entreprend une belle carrière dans un cabinet de conseil en management. Le besoin d’exprimer sa musique ne la quitte cependant jamais.

Très longtemps restée dans les lignes, des choix de vie qui viennent tout remettre en question, c’est alors un matin de janvier 2013 qu’elle décide de sortir de sa zone de confort pour aller à la rencontre de cette passion qui l’habite depuis si longtemps.

La citation “le meilleur jour de ta vie est celui où tu décides que ta vie t’appartient ”, devient son leitmotiv, elle se découvre une réelle vocation et démarre son itinéraire de working girl qui va à la réalisation de son rêve. Une artiste à suivre.

En concert le 13 juin au Sentier des Halles

http://lesentierdeshalles.fr/home/patricia-essong/

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