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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 20:48

Wilfried NSondé est sans aucun doute un grand-monsieur des Lettres, à l'image d'Alain Mabanckou. Originaire du Congo-Brazzaville, ayant grandi en France, il vit désormais à Berlin, où il est musicien. Son dernier roman, Le Silence des esprits (Actes Sud 2010) est une voix puissante. Un drame merveilleux servi par une construction parfaitement maîtrisée. Les phrases s'enchaînent, les mots sont bien pésés, placés là où il faut, comme dans une chanson de Pamelo Mounka ou de Franklin Boukaka. Le style, cathartique, est finement travaillé ou hautement cisélé et accessible à tous. Un livre qui ne bégaye pas... L'histoire commence à Paris, Gare de Lyon. Dans un train de banlieue, une Française, Christelle, remarque un jeune africain, lequel lui semble agité. C'est que Clovis est un clandestin, et qu'il vit avec la peur. Bientôt, les deux regards se téléscopent. Longuement. De suite, on sait ce qu'il se passera... Une conversation s'engage. Christelle, amplie de bienveillance, offre à Clovis l'hospitalité ; puis elle écoute sa vie. Clovis en effet lui raconte ses souffrances, dont celle d'avoir été victime puis bourreau des guerres civiles... Christelle à son tour lui parle de ses misères, de la solitude en particulier. Les deux rescapés de la vie s'énamourent et redécouvrent l'amour, si bien que Clovis ne se lasse pas "d'admirer sa peau laiteuse sur laquelle des tâches de rousseur se mêlaient à d'autres offertes par les années". "Nos deux tragédies s'étaient surprises au détour d'un espoir, une ivresse, un vertige qui se prenait déjà pour l'amour." Mais pour combien de temps?

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 20:43


  
De retour à Brazzaville après une visite d'Etat en Afrique du sud, le Président de la République, Denis Sassou Nguesso, a tenu une conférence de presse à l'aéroport de Maya-Maya ; conférence au cours de laquelle il a envisagé  l'idée d'une participation  des sociétés sud-africaines -South Africa Airways (SAA) et Inter Air -    à la création de la nouvelle compagnie aérienne nationale. Ô ciel ! Alléluia ! Une bonne initiative : Exit donc "Air Congo".

   
Effectuer un voyage entre les capitales politique et économique du Congo-Brazzaville (Pointe-Noire et Brazzaville) est un interminable marathon ... Emprunter un  avion entre l'Europe et le Congo nécéssite  un investissement financier colossal...
Alors, pour ce qui est constitutionnellement son dernier mandat (du moins on le présume), le Chef de l'Etat Denis Sassou Nguesso se bat bec et ongle  contre les abus de haut vol, les souffrances des voyageurs contraints de prendre les airs depuis la mort de CFCO (Chemin de fer Congo-océan)... En tout cas, sur ce sujet touchant au transport  aérien des Congolais, le diagnostic et les analyses du Chef de l'Etat ne paraissent  pas érronées. Aussi, sans user des habituelles phraséologies stéréotypées, il a reconnu la fin de "l'aventure Air Congo" : «... Je dis aventure parce que nous sommes associés à quelques partenaires d’Afrique du Sud dans la mise en œuvre de ce projet qui semble s’être mal terminé. Nous allons dans les prochains jours tirer les conclusions de cette affaire Air Congo», a martelé  Denis Sassou Nguesso dans le salon d'honneur de l'aéroport international de Maya-Maya, dont les structures de base  sont en pleine reconstruction. Et d'ajouter :"Les grandes sociétés sud-africaines comme SAA et Inter Air devraient prendre la décision de desservir les aéroports de Brazzaville et Pointe-Noire. Nous en avons formulé la demande."  
Du reste, le président de la République espère voir Maya-Maya desservi par plusieurs autres compagnies. C'est que, dans le cadre des Grands Travaux  du "Chemin d'avenir", le  Congo entend faire de cet aéroport l'un des meilleurs d’Afrique. " Ce sont plusieurs compagnies qui vont desservir cette plateforme. Nous avons par exemple les indications de la société allemande qui a exprimé la volonté de venir au Congo. Ce ne sera certainement plus une situation de monopole avec les abus que nous constatons», a  pronostiqué  le Président congolais.
 
Les Sud-Africains et la  CEMAC
 
Par ailleurs, les compagnies d'Afrique du sud se sont prononcées pour être les partenaires stratégiques de  la future Air CEMAC. "Nous avons aussi discuté avec les autorités sud-africaines autour de cette question. Il y a donc de fortes chances que le transport aérien entre Brazzaville et l’Afrique du Sud et d’autres destinations, puisse être assuré par les vols réguliers de ces compagnies", a prévu  le Chef d'Etat congolais.
 
Une expérience à tenter

D'ores et déjà, les critiques pleuvent. En effet, recourir à une autre compagnie pour assurer la desserte entre Brazzaville et Pointe-Noire est un aveu d'échec. Un signe d'incompétence et une forme de  mise à mort quand on sait que ce pays est  potentiellement riche... Cependant, c'est de l'honnêteté  intellectuelle que de reconnaître, même à demi-mots, ses erreurs et ses fautes du passé. Et puis, on ne tire pas des leçons du passé. Quel honte y a t-il  de repartir de zéro ? Air Congo décédé, il fallait réagir aussitôt. Après tout, le Congo est déjà aux mains de plusieurs sociétés étrangères... Doit-on crier  pour autant  au (néo) colonialisme? Certes! Mais ce ne serait pas une première pour les pays africains où plusieurs pays sont desservis par des compagnies étrangères. C'est même une expérience salutaire qui, à l'avenir, donnera aux Congolais des leçons de gestion et de bonne gouvernance.

L'on ne peut se plaindre de débourser 1600 à 1800 euros pour un Paris-Brazzaville ou 80000 à 150000 FCFA pour un Brazzaville-Pointe-Noire, tout en réfutant une belle initiative présidentielle, dont l'impact sur le coût du transport serait à l'avantage des usagers. Ce serait faire preuve de mauvaise foi que de jouer les Cassandre.
Certes, rien n'est encore acquis ; ça  pourrait rester  des paroles sans lendemain, comme dirait Guy Menga, le  règne de la "palabre stérile". L'Afrique du sud peut changer d'avis. Mais quelle que soit l'attitude sud-africaine, l'on se doit de soutenir cette initiative. Non pas seulement pour la gloire de Denis Sassou Nguesso mais également pour l'après Sassou, c'est-à-dire pour le Congo tout simplement. Ouf!
Bedel Baouna
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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 19:51

 

L'est de la RDC est devenu le Golgotha de la femme, le Kilimandjaro de toutes les humiliations féminies. Déjà, en juillet, un rapport de Human Rights Watch considérait cette partie du Congo-Kinshasa comme le "pire endroit du monde pour être une femme ou une enfant". Le 25 novembre dernier, à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes, Médecin du Monde publiait une enquête sans équivoque sur la généralisation du viol au Nord-Kivu : "Les auteurs des viols se trouvent dans le voisinage, dans le milieu professionnel et au sein même des familles."

Aucun doute, le viol est une Kalachnikov aux mains des milices et des forces armées congolaises. Et que ces dernières se livrent aux fanges des violences sexuelles, cela est un corollaire du drame que vit l'est de la RDC! Mais que les civils, eux-mêmes victimes de ces milices et militaires commettent des viols, cela offre une version très cruelle et congolaise du syndrome de Stockholm (petit à petit les otages s'éprennent de leurs ravisseurs; ils adoptent leurs comportements...)! "...ce qui nous inquiète beaucoup, obsève Elise Mbusa, infirmière citée dans l'enquête du MDM, c'est qu'ils (les viols) ne sont plus seulement commis par des hommes armés, mais par des civils, le plus souvent de jeunes adultes."

Le viol est devenu une banalité

En dépit d'une loi votée en 2006, le viol a acquis droit de cité dans cette partie de la RDC. D'aucuns l'expliquent par la "pauvreté des parents, qui oblige des jeunes filles à aller vivre ailleurs, et à l'abus de pouvoir des adultes, et notamment des professeurs, des patrons et même des maris", note Elise Mbusa. Pis, les croyances primitives ont résurgi : le viol guérirait du sida ; le viol apporterait la richesse, etc. Une véritable arme généralisée. Pour madame Lusengo, laquelle accompagne les victimes de ces assoiffés de viols, cette généralisation et approbation du viol par les communautés ne sont apparues que depuis la guerre. Car, "avant, ajoute-t-elle dans l'enquête du MDM, lorsqu'un homme commettait un viol, il était aussitôt expulsé du village, et les gens avaient peur de la punition". En 2010, entendre que le viol apporte prospérité, donne des frissons. Dans sa tombe, l'auteur de La mentalité primitive jubile. Incroyable mais vrai!

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 10:15
En marge du sommet mondial contre la faim, qui s'est tenu à Rome du 16 au 18 novembre, le colonel Kadhafi a dispensé des cours très particuliers sur l'Islam, dans une salle de l'ambassade de Lybie à Rome. Mais pour y assister il fallait remplir deux conditions : être une jeune fille italienne et, surtout, jolie. Faute de quoi, l'accès aux cours était réfusé. Eh oui, il n'y a pas que l'estomac qui a besoin d'être rempli ! Les yeux ont aussi besoin de vitamines. A quand un sommet mondial sur la lutte contre la faim des yeux?
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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 21:20
Mormeck mordra-t-il?
Son retour sur le ring : un enjeu de taille

 
Ce 17 décembre, Jean-Marc Mormeck, 37 ans, remonte sur le ring, après avoir perdu ses ceintures (WBA et WBC) en 2007. Mais, cette fois, il boxe dans la catégorie supérieure, les poids lourds, le seul moyen d'espérer prendre un jour sa revanche face à celui qui l'avait détrôné, David Haye, lequel a battu aux points le colosse russe, Valuev.
 
 
Depuis sa défaite face à David Haye, deux ans ont passé. C'est beaucoup. Son retour sur le ring ressemble alors à celui de Lance Amstrong dans le cyclisme, même si Jean Marc Mormeck n'a jamais rompu. Il faut dire que l'envie de combattre lui est chevillée au corps. Celle de la revanche aussi : " J'aimerais bien avoir ma revanche face à lui (David Haye), avait-il annoncé dans une interview à l'Equipe. Je connais l'impact de ses coups. Je ne suis pas fou. Mais j'ai l'intime conviction que je peux le battre. Haye, c'est mon objectif final." Tout est dit. Nul doute que ce soir-là, si tant qu'il arrive, les uppercuts pleuvront comme des cordes; les corps se frotteront tels des silex.  
Il pourrait s'inspirer de quelques champions. En septembre dernier, la Belge Kim Clisjters faisait un retour triomphal à Flushing Meadow, après avoir quitté le circuit WTA. Son cas n'est pas isolé, quelques années plus tôt, Martina Hingis avait triomphé à Rome, avant de disparaître définitivement du circuit, par la petite porte. Lance Amstrong n'a pas brillé dans le Giro, il a en revanche prouvé dans la grande boucle que les revenants ne sont pas forcément des revenants, et pour cause, sa troisième place est une leçon de combativité innée...
 
"L'entraînement est plus important que la compétition" (Nietzsche)   
Dans le monde hippique, il est une phrase que les entraîneurs ressassent à qui mieux mieux : "C'est déjà une victoire que d'être au départ." Une absurdité. C'est se moquer du monde. Du moins des parieurs. On ne va pas au front pour se faire plaisir, mais pour défendre crânement ses chances. Combattre, toujours combattre. Pour cela, il faut s'être fait mal à l'entraînement. Etre guerrier, comme l'écrivait Nietzsche, c'est-à-dire "indifférent à la douleur". Jean-Marc Mormeck n'aura pas d'excuses à faire valoir s'il se fait lamentablement terrasser. D'autant que l'enjeu est de taille : prouver qu'il peut boxer dans cette catégorie et, à terme, défier David Haye. Récemment, il a interrompu son entraînement pour cause de blessure, au biceps droit. "Mais je ne suis pas inquiet, rassure-t-il dans un entretien au quotidien gratuit 20 minutes. J'ai bossé pendant deux mois avant la blessure et il s'agira d'affiner les réglages. A l'heure actuelle, l'essentiel est d'entretenir ma condition physique car je ne vais pas perdre ma technique du jour au lendemain." On ose le croire. Mais s'il n'est pas encore prêt à tenir 12 rounds, comme il l'avoue dans le même entretien, autant repousser son retour à la compétition. Ou renoncer définitivement. Car le ridicule tue !


 


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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 20:31

Cinq Congolais sont attablés sur la terrasse d'un café toulousain. Ils parlent de tout et de rien. Soudain, l'un d'eux soulève une question qui le taraude depuis des lustres : pourquoi les Congolais ne disposent-ils pas de Cafés-Bars-Restaurants en France? Le plus âgé d'entre eux hoche la tête. "Oui, dit-il, c'est une bonne question. Les Congolais qui disposent en effet de Cafés en France, à Paris ou en Province, se comptent sur les doigts d'une main." Il balaye la rue du regard, puis se tourne vers ses compatriotes : " Nous avons l'habitude de tout imputer à Denis Sassou Nguesso au Congo. Et ici? Nous ne pouvons pas dire qu'il nous empêche d'acheter des Cafés ou des maisons." Celui qui avait amorcé ce débat avance un élément de réponses: "Le malheur des Congolais, c'est que nous avons transposé en France la mentalité de chez nous, la culture de l'argent facile. Nous n'avons pas d'ambitions, mais nous voulons réussir. Nous manquons d'audace; nous ne mouillons pas les maillots... "
Cela explique aussi la passion qu'éprouve le Congolais pour la politique -- au Congo-Brazzaville, qui dit politique, dit réussite.
Bedel Baouna

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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 17:51


Les Africains ne sont pas "des oies qu'on gave avec des modèles", estime Jean Ping dans son livre, Et l'Afrique brillera de mille feux. Toutefois, "il faut forcément adopter les valeurs occidentales." L'adverbe "forcément" n'est pas approprié: les "valeurs occidentales" ne sont pas l'unique solution. Sinon, l'Afrique doit aussi adopter les valeurs orientales, et pour cause, la Chine est restée elle-même, et pourtant elle impressionne.
Aucun doute, la démocratie est une valeur universelle. Jean Ping suggère "de l'enraciner dans la culture et les traditions africaines". Une idée bancale. Non, la culture et les traditions africaines ne sont pas imperméables à la démocratie. Il fut un temps où l'Afrique connut la démocratie directe: à Mbé, Makoko fut désigné roi à main levée et à la majorité des voix. Le drame de l'Afrique, c'est que les dirigeants ont, ici ou là, des comportements politiques qui frisent ceux de la mafia: coopter ou parrainer, établir un territoire, annihiler toute concurrence... 
Par ailleurs, en homme cultivé, Jean Ping sait que le sociologue allemand, Max Weber, se défiait des "valeurs universelles"; il préférait plutôt le "polythéisme des valeurs". L'Afrique n'a pa à rougir de ses valeurs; elle ne brillera de mille feux qu'en adoptant des comportements humains et humanistes.
Bedel Baouna

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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 19:58

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