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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 19:47

 

 


Par La Semaine africaine
 

 

25-31 mars 1987: Symposium littéraire anti-apartheid
Le premier symposium littéraire anti-apartheid, dans l’histoire de la lutte contre le pouvoir afrikaner en Afrique du Sud, se tient à Brazzaville, du 25 au 31 mai 1987. Il regroupe plusieurs personnalités du monde des lettres venues d’Asie, d’Amérique et d’Afrique; ainsi que des représentants des mouvements de libération d’Afrique australe.

12 mai 1987: Bilan du premier plan quinquennal
A l’ouverture de la 6ème session ordinaire administrative de l’assemblée nationale populaire, le 12 mai 1987, le chef de l’Etat fait l’évaluation du premier plan quinquennal (1982-1986). Il indique que «plus de 310 projets, de toutes natures, ont été menés à bien et sont, aujourd’hui, terminés». Selon le chef de l’Etat, «l’effort financier assumé par l’Etat s’élève, au terme du plan, à 666,4 milliards de francs Cfa, dont 283,6 milliards en ressources propres et 382,8 milliards en emprunts». Le secteur économique d’Etat «a nécessité un redressement assez important. L’Etat a injecté 316,8 milliards aussi bien pour des opérations de redressement, de développement que de création d’unités économiques. Sur cette somme, 103 milliards représentent la contribution du trésor public et 213 milliards proviennent des emprunts à la charge de l’Etat».
Le chef de l’Etat fait, ensuite, un constat amer: «Au lieu d’enrichir le pays, le secteur économique d’Etat contribue à son appauvrissement, à l’aggravation des difficultés du peuple et de l’Etat, affaiblit le secteur bancaire, assombrit les perspectives de notre jeunesse. Il ne donne rien à l’Etat, mais lui demande tout». La dernière année du plan, a poursuivi le chef de l’Etat, «a été marquée par l’effondrement du cours du pétrole… Ce qui a occasionné un manque à gagner de plus de 100 milliards de francs Cfa, au budget de l’Etat».

5-10 juin 1987: Journées de réflexion sur l’hôpital général de Brazzaville
Comment réaliser l’objectif de l’O.m.s: santé pour tous d’ici à l’an 2000? Et comment remédier à la décadence du niveau de prestations du plus grand établissement sanitaire congolais, à la dégradation et au manque de conscience de son personnel? Le ministre de la santé et des affaires sociales et les autres responsables du secteur sanitaire ont convoqué des journées de réflexion.

25-30 juin 1987: Premier congrès des hommes de sciences africains
Organisé sous l’égide de l’O.u.a, avec le concours de plusieurs organisations internationales (P.n.u.d, Unesco, Communauté scientifique africaine, etc), le premier congrès des hommes de science regroupe 400 participants à Brazzaville, sous le thème: «La mobilisation de la communauté scientifique africaine pour le développement de l’Afrique».
A l’issue de congrès, un hommage particulier est rendu au président Denis Sassou Nguesso, en récompense de ses efforts pour la promotion de la science et de la culture en Afrique. Après avoir reçu le Prix Albert Einstein, la prestigieuse distinction de l’Unesco, le chef de l’Etat congolais est fait docteur Honoris Causa de l’Université des sciences et de technologie Houari Boumedienne d’Alger. Il reçoit, également, la médaille d’or de l’Association des universités africaines.
Le congrès des hommes de science de Brazzaville, qui se termine par une «Déclaration de Brazzaville sur la science et la technologie en Afrique» donne naissance à l’Union panafricaine de la science et de la technologie.

1er juillet 1987: Intervention de Me Jean Martin Mbemba au procès Klaus Barbie
Consulté par la famille de Klaus Barbie, accusé d’avoir contribué à l’élimination des Juifs, Me Martin Mbemba se rend à Lyon, où se déroulé le procès, du 11 mai au 3 juillet 1987. Il défend, avec d’autres avocats français, son client, Klaus Barbie, chef de la Gestapo lyonnaise. Me Mbemba prend la parole «devant une salle bondée où avaient pris place près de 1000 personnes. Il s’est attelé à dénoncer et à démontrer l’ambiguité de la notion de crime contre l’humanité». Réaction de la presse française: «Me Mbemba plaide avec talent» (Libération); «En tout cas, sa plaidoirie captive. Pas un bruit dans la salle comble, pas un murmure» (Sud-Ouest); «Me Bouaita, l’Algérien, n’atteindra pas, et de loin, le niveau de son compère congolais» (Sud-Ouest).

- Juillet 1987: Libéré trois ans plus tôt et placée en résidence surveillée, l’ancien président Jacques Joachim Yhombi-Opango et d’autres personnalités militaires et civiles, originaires de la Cuvette, accusés d’atteinte à la sûreté de l’État, sont arrêtés. Depuis Owando où il est relegué, le capitaine Pierre Anga, qui refuse de se laisser arrêter, se réfugie dans la forêt proche d’Ikonongo, dans la Cuvette. L’armée engage une violente traque contre lui. Il est tué un an plus tard.

13-16 novembre 1987: Premier conseil national de l’agriculture

Le 1er conseil national de l’agriculture se tient, à Brazzaville. Il a été préparé par les assemblées régionales, du 1er au 5 novembre 1987. Ce conseil a regroupé 365 délégués, représentant les structures du parti, de l’Etat, des organisations internationales, des institutions financières congolaises et des individualités.
 
1988 (Samedi 24 juillet: J-22)

- 9 janvier 1988: Jumelage entre les villes de Brazzaville et Kinshasa
Les deux capitales les plus rapprochées du monde, Brazzaville et Kinshasa, scellent un acte historique consacrant leur jumelage. C’est Kondé Vila Kikanda, gouverneur de la ville Kinshasa et Jean Jules Ockabando, député-maire de Brazzaville, qui signent l’acte officiel de ce jumelage des deux villes.  La première partie de ce jumelage s’est déroulée à Kinshasa et la deuxième à Brazzaville, le 7 mai. C’était en présence du représentant de la fédération mondiale des villes jumelées, Guy Marti.

- 3 février 1988: Inauguration, par le chef de l’Etat, le colonel Denis Sassou Nguesso, du siège social de l’A.r.c et de l’hôpital central des armées et pose de la première pierre du siège de direction nationale de la Banque des Etats de l’Afrique centrale. Pour l’hôpital central des armées, il s’agit d’une extension de l’ancien établissement.

- 16 février 1988: Visite de Javier Perez De Cuellar, secrétaire général de l’O.n.u

Le secrétaire général de l’O.n.u, Javier Perez De Cuellar, effectue une visite de travail, du 14 au 16 février en République Populaire du Congo. Accueilli à l’aéroport de Maya-Maya par le ministre des affaires étrangères et de la coopération, Antoine Ndinga-Oba, M. Javier Perez De Cuellar, a eu des entretiens avec le premier ministre, Ange Edouard Pongui, et a été reçu par le chef de l’Etat, le colonel Denis Sassou Nguesso.

- 22 avril 1988: Décès de l’écrivain et poète congolais, Tchicaya U Tam’si, des suites d’une crise cardiaque, dans sa résidence secondaire de campagne, en France.

- 29 avril 1988: Inhumation, à Loango (Kouilou), de l’écrivain et poète congolais, Tchicaya U Tam’si.

- 17 octobre 1988: Nomination de Mgr Georges Singha, comme évêque de Pointe-Noire.

- 27 novembre 1988: Mgr Georges Singha, 63 ans,  doyen des évêques congolais, est installé dans son siège diocésain à Pointe-Noire, au cours d’une messe à la paroisse Saint-Pierre Apôtre.

- 23 novembre 1988: Denis Sassou Nguesso réélu à la tête du comité central du P.c.t, au cours de la 9ème session ordinaire du comité central.

- 21 décembre 1988: Double jubilé au Congo: Paul Moukila «Sayal» et Bahambula Mbemba «Tostao».
1989 (Dimanche 25 Juillet: J-21)

- 12-14 janvier 1989: constitution du comité africain anti-apartheid
L’assemblée constitutive du Comité africain anti-apartheid  (C.a.a.a) se tient à Brazzaville, et regroupe des représentants de 24 pays africains, de 20 pays d’Europe, d’Asie et d’Amérique.

- 31 janvier 1989: Président du comité central du P.c.t, président de la République, chef de l’Etat, le colonel Denis Sassou Nguesso est promu directement au grade de général d’armée, devenant ainsi l’officier général le plus haut gradé de l’A.p.n (Armée populaire nationale). C’était à l’occasion du 10ème anniversaire du mouvement du 5 février 1979 qui l’amena au pouvoir.

- 30 juillet 1989: Sommet Congo-Gabon-Angola, à Pointe-Noire
Les chefs d’Etat du Congo, du Gabon et de l’Angola se retrouvent à Pointe-Noire, pour discuter des questions d’intérêt commun. Mais, surtout, des conséquences de l’accord du 22 juin 1989 qui a marqué le début du processus de réconciliation entre les «frères ennemis» de l’Angola. C’est la 3ème rencontre des chefs d’Etat, après celles de Libreville (octobre 1988) et de Brazzaville (mai 1989).

- 7 juillet 1989: La République Populaire du Congo reconnaît la compétence du comité des droits de l’homme, du pacte international de l’Onu sur les droits civils et politiques.

- 26 au 31 juillet 1989: 4ème  congrès ordinaire du P.c.t

Le 4ème congrès ordinaire du Parti congolais du travail se tient, à Brazzaville, au palais des congrès. Le colonel Denis Sassou Nguesso est reconduit à la tête du parti et de l’Etat, pour cinq ans.

- Août 1989: Alphonse Souchlaty-Poaty est nommé premier ministre.

- 19 septembre 1989: Attentat contre un D.c10 d’U.t.a

Parti de Brazzaville, mardi 19 septembre 1989, le DC 10 d’U.t.a s’est écrasé, à 650 Km de N’djamena (Tchad), vingt minutes après le décollage de la capitale tchadienne. Aucun des 171 passagers n’a survécu à cette catastrophe. Ce vol desservait la ligne Brazzaville-Ndjamena-Marseille-Paris. Ils étaient 77 passagers au départ de Brazzaville, dont  49 Congolais.

- 28 octobre 1989: Mesures de libéralisation économique fin du mythe de l’Etat providence

Le président de la République Populaire du Congo annonce des mesures de libéralisation économique devant être appliquées au cours du «plan d’action économique sociale (P.a.e.s), pour la période de 1990-1994».
Le même jour, le chef de l’Etat congolais annonce la fin du mythe de l’Etat-providence. Le peuple, en général, et chaque citoyen, en particulier, est appelé à se libérer de certaines illusions comme de la tutelle étatique.
 
1990 (Lundi 26 Juillet: J-20)

- Janvier 1990: Le président de la République, le général d’armée Denis Sassou Nguesso, met en place, au niveau du P.c.t, une commission ad hoc chargée de réfléchir aux changements en cours dans les pays d’Europe de l’Est et leurs implications au niveau national.

- 27 janvier 1990: 23 militaires et civils périssent dans une catastrophe aérienne près de Kinkala, dans la région du Pool. L’accident serait dû à de mauvaises conditions météorologiques.  L’avion qui reliait Pointe-Noire à Brazzaville s’est écrasé à 17h24 après avoir été pris dans un vent violent soufflant à 80 km à l’heure au sol.

- 3 février 1990: Inauguration de l’immeuble d’Elf-Congo, baptisé «Tour Nabemba».
Erigé en plein centre-ville de Brazzaville, d’une hauteur de 103 mètres pour 27 étages, sur une surface de 11.085 mètres carrés la tour Nabemba est inaugurée par le président Denis Sassou Nguesso. Son coût global est de 20 milliards de francs Cfa. Les travaux ont été réalisés pendant quatre ans par la société pétrolière Elf-Aquitaine (France) et les sociétés «Générale d’entreprises» (Congo) et Immobilière de la tour.

- 4 février 1990:
Inauguration des maternités des centres hospitaliers de Talangaï et Makélékélé, par l’épouse du chef de l’Etat et présidente de la fondation Congo-Assistante, Mme Antoinette Sassou Nguesso.

- 4 avril 1990:
Confrontée à une sévère crise, la Suco (Sucrière du Congo) licencie 777 travailleurs dont 7 agents de maîtrise, 48 ouvriers spécialisé, 506 manœuvres et 216 ouvriers professionnels.
   
- 19 mai 1990: Inhumation, en présence du chef de l’Etat, le général d’armée Denis Sassou Nguesso, au cimetière du centre-ville, à Brazzaville, de 49 Congolais tués le 19 septembre 1989 dans l’attentat contre le D.c 10 d’U.t.a au-dessus du désert de Ténéré.

- 30 juin 1990: Publication du décret n°90-420 relatif aux effets financiers des reclassements, des révisions des situations administratives et de titularisation de certains agents de la fonction publique. 

- 7 juillet 1990: Mgr Bernard Nsayi est nommé évêque de Nkayi.

- 28 août 1990:
Ancien directeur et éditorialiste de La Semaine Africaine, ancien vicaire général de l’archidiocèse de Brazzaville, l’abbé Louis Badila décède à l’hôpital central des armées, à l’âge de 60 ans. Il avait appelé les chrétiens à la paix, à la prière et à la réconciliation, après l’assassinat du cardinal Emile Biayenda en 1977, évitant ainsi au pays, une guerre civile qui menaçait d’éclater, dans un climat de tension et de psychose marqué par l’assassinat du président Marien Ngouabi.

- 28 au 30 septembre 1990: Devant l’aspiration à la démocratie favorisée par la chute du mur de Berlin (Allemagne) en 1989 et le discours du président français François Mitterrand au sommet France-Afrique de La Baule (juin 1990), le comité central du P.c.t, réuni en session ordinaire à Brazzaville, recommande au président de la République, le général d’armée Denis Sassou Nguesso, la convocation, en mai-juin 1991, d’une conférence regroupant les partis, les organisations de masses et sociales, les confessions religieuses, les associations et les personnalités. Il fixe au 1er janvier 1991, la  reconnaissance des partis politiques.
Le P.c.t renonce ainsi à la primauté du parti sur l’État et abandonne le marxisme-leninisme comme idéologie. Mais, les événements vers la démocratie vont se précipiter.

- 29 octobre 1990: Le gouvernement décide de fermer la télévision nationale, à la suite d’une grève générale des agents.

- 8 novembre 1990: Le gouvernement décide de réouvrir la télévision nationale.

- 7 décembre 1990: Bras armé du parti, l’A.p.n (Armée populaire nationale) fait ses adieux au P.c.t, au cours d’une cérémonie au boulevard des armées de Brazzaville. Désormais, l’armée est apolitique.

- 4 au 10 décembre 1990:
4ème congrès extraordinaire du P.c.t et réélection du général d’armée Denis Sassou Nguesso à la tête du comité central. Mais, une série de démission d’éminentes personnalités, comme celle du premier ministre, Alphonse Souchlaty-Poaty, va suivre ce congrès dans un climat marqué par la création de nouveaux partis avec l’établissement du multipartisme.
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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 12:45


Des ossements humains dans une parcelle de terrain au quartier Mansimou!

Des maçons, qui creusaient les tranchées pour y construire la fondation d’une maison, ont eu la désagréable surprise de découvrir des ossements humains, enfouis dans le sol, dans la parcelle de terrain où ils travaillent. Après cette découverte macabre, ils ont arrêté les travaux. La scène s’est passée, vendredi 2 juillet 2010, vers la rue Miehakanda, à Mansimou, un quartier de Makélékélé, dans la banlieue Sud de Brazzaville. Les ossements découverts sont ceux d’une personne adulte. Informée par les ouvriers pour les retirer, la Croix-rouge congolaise n’aurait rien voulu savoir, sans le versement, selon ces ouvriers, d’une certaine somme d’argent. De même, le service d’hygiène n’a pas encore donné une suite favorable à leur demande de venir les déterrer.

On assiste, impuissant, à la pollution de la forêt de l’ex-Orstom à Brazzaville

On a déjà épinglé, dans ces mêmes colonnes, la forêt de l’ex-Orstom, située à Diata, dans l’arrondissement 1 Makélékélé (Brazzaville). Elle est transformée en dépotoir par des collecteurs privés qui, quotidiennement, continuent à y déposer les ordures. Des passants la traversent aussi, de part en part, parce que le grillage qui l’entourait n’est plus qu’un vestige. Pour d’autres personnes, c’est le lieu idéal pour les selles. Tout cela affecte une bonne partie de cette belle forêt. De même, des prostituées s’y livrent à leur activité, de jour comme de nuit. On peut s’y rendre compte par des dizaines de préservatifs jetés à même le sol. A-t-on abandonné le projet de construction d’un mur d’enceinte pour protéger ce domaine? Les travaux avaient commencé, du côté de l’avenue goudronnée. Mais, ils se sont essoufflés.

Interprétation sur l’accident ferroviaire de Yanga: faut-il spéculer?
 
Les habitants de Pointe-Noire, friands d’histoires à dormir debout, comme tous les Congolais d’ailleurs, sont inondés par diverses interprétations de l’accident ferroviaire survenu le 21 juin dernier, à Yanga, et qui a endeuillé plusieurs familles. En voici quelques unes: «Cet accident est un sacrifice collectif des adeptes congolais de la franc-maçonnerie, pour leur élévation divine»; «Cet accident est la conséquence du mécontentement de la majorité de la population de Pointe-Noire, qui ne jouit pas, totalement, de la richesse du pays, alors que les ressources financières du pays peuvent le permettre. C’est donc un avertissement aux autorités nationales. S’ils ne lisent pas bien les signes du temps, d’autres événements, plus meurtriers, vont s’en suivre avant la célébration du cinquantenaire de l’indépendance du pays»; «La locomotive qui tractait les wagons est un vieux matériel acheté en Afrique du Sud»; «Il n’y a rien de mystérieux, comme les mauvaises langues le laissent entendre. Le conducteur était bel et bien ivre, d’où l’accident qu’il a occasionné». D’autres accusent la voie, avec ses traverses en bois. En tout cas, l’accident de Yanga a rendu prolixe l’imaginaire congolais.

Pour les habitants d’Abala, leur contrée est  abandonnée

Les usagers des routes du département des Plateaux seront surpris d’apprendre que l’un des districts de ce département n’est plus accessible. Il s’agit du district d’Abala, pourtant l’un des plus grands du pays. En effet, sur la route Gamboma-Abala, particulièrement le tronçon partant de Yala sur 67 km, on atteint Abala au prix de mille et une prouesses. Il faut trois heures environ pour parcourir la distance. Il en est de même du tronçon Abala-Ossélé-Oban-Mboaumbé, devenu impraticable. La route n’existe presque plus. L’opérateur bénéficiaire du marché public, pour la réhabilitation de ladite route aurait disparu dans la nature. Les populations de ces localités estiment qu’elles sont abandonnées, eu égard, par ailleurs, à la vétusté des bâtiments administratifs. Ils déplorent le comportement démissionnaire des hommes politiques originaires de leur terroir, qu’ils accusent de ne s’intéresser au district qu’à l’orée des consultations électorales. Et ils s’interrogent: le département des Plateaux devrait-il attendre, aussi, la municipalisation accélérée pour sortir le district d’Abala de son état actuel de district enclavé?

Au marché public P.v: démolition des étals construits sur l’espace public!

Les étals du très célèbre marché P.v ou marché de la gare, à Brazzaville, construits anarchiquement sur l’espace public, n’existent plus. Ainsi en a décidé le conseil municipal de la ville. Ces étals obstruaient, en effet, la circulation. En plus, ce marché constituait un nid de «pickpocketteurs» et autres racketteurs de tout acabit et était dans un état d’insalubrité insupportable. Le député-maire Hugues Ngouolondelé a, alors, tapé du poing sur la table: que la voie publique ne soit plus obstruée, elle doit être fluide! Après un délai de 24 heures, mardi 6 juillet dernier, tout a été dégagé. A la place, une route bitumée sera aménagée, pour contribuer à la beauté de la ville. Mais, quel sort pour les vendeurs ambulants à la sauvette? La ville n’a-t-elle pas besoin d’endroits réservés aux marchés?

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 20:39

 
Face au problème grandissant de la contrefaçon de médicaments en Afrique, le téléphone portable peut être une solution. Avec Sproxil.com, les médicaments sont dotés de chiffres qu’il suffit d’envoyer par SMS pour savoir s’il s’agit d’un remède authentique. L’idée d’Ashifi Gogo est actuellement expérimentée au Nigéria et au Ghana.

  Par Christelle Gerand     Source : Afrik.com


« Acheter des médicaments ici, c’est comme la roulette russe », estime le fondateur ghanéen de Sproxil.com, Ashifi Gogo. Convaincu que le choix entre un médicament sûr mais onéreux et un médicament bon marché mais contrefait ne devrait pas exister, cet ingénieur a eu une idée simple et efficace : doter les médicaments d’une carte à gratter avec un numéro unique. L’acheteur envoie par SMS ces chiffres que seul le serveur de Sproxil.com peut décrypter. Tombe alors le verdict : « OK » ou « Non. Faux produit », ce qui permet de rendre la boîte contrefaite au vendeur.

L’idée d’Ashifi Gogo a su retenir l’attention du jury du concours de l’African diaspora marketplace, un programme de promotion des investissements en Afrique de la diaspora du continent aux États-Unis. La petite entreprise nigériane recevra une subvention comprise entre 50 000 et 100 000 dollars (37 000 à 74 000 euros).

Ashifi Gogo a reçu le soutien de l’Agence nationale nigériane de contrôle des aliments et des médicaments (NAFDAC), qui a lancé l’expérimentation du procédé sur le Glucophage. On peut ainsi recevoir un texto qui indique « OK, Glucophage 500 mg original. Prenez à intervalles réguliers pour mieux contrôler votre diabète ». La NAFDAC compte étendre l’initiative à « tous les autres médicaments touchés par la contrefaçon ». L’expérimentation a été également lancée au Ghana.

Toutefois, il dépendra des fabricants de médicaments auxquels cette technologie impose des coûts supplémentaires qu’elle se propage. Sans compter que ce système ne peut fonctionner que si le lieu d’achat du médicament est couvert par un réseau de téléphonie mobile.

 

Un phénomène grandissant

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime qu’un tiers des médicaments vendus dans les pays en voie de développement sont des faux, tandis qu’ils ne représentent que 1% du marché dans les autres pays. Ce commerce est très fructueux. Selon un rapport des Nations unies, il pourrait atteindre 75 milliards de dollars en 2010, soit une augmentation de 90 % depuis 2005.

Une étude récente menée à Madagascar, au Sénégal et en Ouganda a montré qu’entre 26 et 44% des médicaments contre la malaria étaient des contrefaçons. Cette « épidémie silencieuse », selon les termes de l’OMS, se compte aussi en milliers de morts : les contrefaçons ne contiennent aucun principe actif susceptible de soigner.

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 12:50
 
     

  

Au cours d’une conférence à Dakar, au Sénégal, mardi, 27 pays africains ont appelé l’ONU à instaurer une « interdiction universelle des mutilations génitales féminines », rapporte TV5 Monde. Selon Rose Gkuba, représentante du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), l’excision concerne chaque année 3 millions de filles en Afrique. A l’heure actuelle, seuls 19 pays pays sur 53 ont adopté une loi d’interdiction de l’excision.
Source Afrik.com
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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 20:48

Wilfried NSondé est sans aucun doute un grand-monsieur des Lettres, à l'image d'Alain Mabanckou. Originaire du Congo-Brazzaville, ayant grandi en France, il vit désormais à Berlin, où il est musicien. Son dernier roman, Le Silence des esprits (Actes Sud 2010) est une voix puissante. Un drame merveilleux servi par une construction parfaitement maîtrisée. Les phrases s'enchaînent, les mots sont bien pésés, placés là où il faut, comme dans une chanson de Pamelo Mounka ou de Franklin Boukaka. Le style, cathartique, est finement travaillé ou hautement cisélé et accessible à tous. Un livre qui ne bégaye pas... L'histoire commence à Paris, Gare de Lyon. Dans un train de banlieue, une Française, Christelle, remarque un jeune africain, lequel lui semble agité. C'est que Clovis est un clandestin, et qu'il vit avec la peur. Bientôt, les deux regards se téléscopent. Longuement. De suite, on sait ce qu'il se passera... Une conversation s'engage. Christelle, amplie de bienveillance, offre à Clovis l'hospitalité ; puis elle écoute sa vie. Clovis en effet lui raconte ses souffrances, dont celle d'avoir été victime puis bourreau des guerres civiles... Christelle à son tour lui parle de ses misères, de la solitude en particulier. Les deux rescapés de la vie s'énamourent et redécouvrent l'amour, si bien que Clovis ne se lasse pas "d'admirer sa peau laiteuse sur laquelle des tâches de rousseur se mêlaient à d'autres offertes par les années". "Nos deux tragédies s'étaient surprises au détour d'un espoir, une ivresse, un vertige qui se prenait déjà pour l'amour." Mais pour combien de temps?

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 20:43


  
De retour à Brazzaville après une visite d'Etat en Afrique du sud, le Président de la République, Denis Sassou Nguesso, a tenu une conférence de presse à l'aéroport de Maya-Maya ; conférence au cours de laquelle il a envisagé  l'idée d'une participation  des sociétés sud-africaines -South Africa Airways (SAA) et Inter Air -    à la création de la nouvelle compagnie aérienne nationale. Ô ciel ! Alléluia ! Une bonne initiative : Exit donc "Air Congo".

   
Effectuer un voyage entre les capitales politique et économique du Congo-Brazzaville (Pointe-Noire et Brazzaville) est un interminable marathon ... Emprunter un  avion entre l'Europe et le Congo nécéssite  un investissement financier colossal...
Alors, pour ce qui est constitutionnellement son dernier mandat (du moins on le présume), le Chef de l'Etat Denis Sassou Nguesso se bat bec et ongle  contre les abus de haut vol, les souffrances des voyageurs contraints de prendre les airs depuis la mort de CFCO (Chemin de fer Congo-océan)... En tout cas, sur ce sujet touchant au transport  aérien des Congolais, le diagnostic et les analyses du Chef de l'Etat ne paraissent  pas érronées. Aussi, sans user des habituelles phraséologies stéréotypées, il a reconnu la fin de "l'aventure Air Congo" : «... Je dis aventure parce que nous sommes associés à quelques partenaires d’Afrique du Sud dans la mise en œuvre de ce projet qui semble s’être mal terminé. Nous allons dans les prochains jours tirer les conclusions de cette affaire Air Congo», a martelé  Denis Sassou Nguesso dans le salon d'honneur de l'aéroport international de Maya-Maya, dont les structures de base  sont en pleine reconstruction. Et d'ajouter :"Les grandes sociétés sud-africaines comme SAA et Inter Air devraient prendre la décision de desservir les aéroports de Brazzaville et Pointe-Noire. Nous en avons formulé la demande."  
Du reste, le président de la République espère voir Maya-Maya desservi par plusieurs autres compagnies. C'est que, dans le cadre des Grands Travaux  du "Chemin d'avenir", le  Congo entend faire de cet aéroport l'un des meilleurs d’Afrique. " Ce sont plusieurs compagnies qui vont desservir cette plateforme. Nous avons par exemple les indications de la société allemande qui a exprimé la volonté de venir au Congo. Ce ne sera certainement plus une situation de monopole avec les abus que nous constatons», a  pronostiqué  le Président congolais.
 
Les Sud-Africains et la  CEMAC
 
Par ailleurs, les compagnies d'Afrique du sud se sont prononcées pour être les partenaires stratégiques de  la future Air CEMAC. "Nous avons aussi discuté avec les autorités sud-africaines autour de cette question. Il y a donc de fortes chances que le transport aérien entre Brazzaville et l’Afrique du Sud et d’autres destinations, puisse être assuré par les vols réguliers de ces compagnies", a prévu  le Chef d'Etat congolais.
 
Une expérience à tenter

D'ores et déjà, les critiques pleuvent. En effet, recourir à une autre compagnie pour assurer la desserte entre Brazzaville et Pointe-Noire est un aveu d'échec. Un signe d'incompétence et une forme de  mise à mort quand on sait que ce pays est  potentiellement riche... Cependant, c'est de l'honnêteté  intellectuelle que de reconnaître, même à demi-mots, ses erreurs et ses fautes du passé. Et puis, on ne tire pas des leçons du passé. Quel honte y a t-il  de repartir de zéro ? Air Congo décédé, il fallait réagir aussitôt. Après tout, le Congo est déjà aux mains de plusieurs sociétés étrangères... Doit-on crier  pour autant  au (néo) colonialisme? Certes! Mais ce ne serait pas une première pour les pays africains où plusieurs pays sont desservis par des compagnies étrangères. C'est même une expérience salutaire qui, à l'avenir, donnera aux Congolais des leçons de gestion et de bonne gouvernance.

L'on ne peut se plaindre de débourser 1600 à 1800 euros pour un Paris-Brazzaville ou 80000 à 150000 FCFA pour un Brazzaville-Pointe-Noire, tout en réfutant une belle initiative présidentielle, dont l'impact sur le coût du transport serait à l'avantage des usagers. Ce serait faire preuve de mauvaise foi que de jouer les Cassandre.
Certes, rien n'est encore acquis ; ça  pourrait rester  des paroles sans lendemain, comme dirait Guy Menga, le  règne de la "palabre stérile". L'Afrique du sud peut changer d'avis. Mais quelle que soit l'attitude sud-africaine, l'on se doit de soutenir cette initiative. Non pas seulement pour la gloire de Denis Sassou Nguesso mais également pour l'après Sassou, c'est-à-dire pour le Congo tout simplement. Ouf!
Bedel Baouna
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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 19:51

 

L'est de la RDC est devenu le Golgotha de la femme, le Kilimandjaro de toutes les humiliations féminies. Déjà, en juillet, un rapport de Human Rights Watch considérait cette partie du Congo-Kinshasa comme le "pire endroit du monde pour être une femme ou une enfant". Le 25 novembre dernier, à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes, Médecin du Monde publiait une enquête sans équivoque sur la généralisation du viol au Nord-Kivu : "Les auteurs des viols se trouvent dans le voisinage, dans le milieu professionnel et au sein même des familles."

Aucun doute, le viol est une Kalachnikov aux mains des milices et des forces armées congolaises. Et que ces dernières se livrent aux fanges des violences sexuelles, cela est un corollaire du drame que vit l'est de la RDC! Mais que les civils, eux-mêmes victimes de ces milices et militaires commettent des viols, cela offre une version très cruelle et congolaise du syndrome de Stockholm (petit à petit les otages s'éprennent de leurs ravisseurs; ils adoptent leurs comportements...)! "...ce qui nous inquiète beaucoup, obsève Elise Mbusa, infirmière citée dans l'enquête du MDM, c'est qu'ils (les viols) ne sont plus seulement commis par des hommes armés, mais par des civils, le plus souvent de jeunes adultes."

Le viol est devenu une banalité

En dépit d'une loi votée en 2006, le viol a acquis droit de cité dans cette partie de la RDC. D'aucuns l'expliquent par la "pauvreté des parents, qui oblige des jeunes filles à aller vivre ailleurs, et à l'abus de pouvoir des adultes, et notamment des professeurs, des patrons et même des maris", note Elise Mbusa. Pis, les croyances primitives ont résurgi : le viol guérirait du sida ; le viol apporterait la richesse, etc. Une véritable arme généralisée. Pour madame Lusengo, laquelle accompagne les victimes de ces assoiffés de viols, cette généralisation et approbation du viol par les communautés ne sont apparues que depuis la guerre. Car, "avant, ajoute-t-elle dans l'enquête du MDM, lorsqu'un homme commettait un viol, il était aussitôt expulsé du village, et les gens avaient peur de la punition". En 2010, entendre que le viol apporte prospérité, donne des frissons. Dans sa tombe, l'auteur de La mentalité primitive jubile. Incroyable mais vrai!

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 10:15
En marge du sommet mondial contre la faim, qui s'est tenu à Rome du 16 au 18 novembre, le colonel Kadhafi a dispensé des cours très particuliers sur l'Islam, dans une salle de l'ambassade de Lybie à Rome. Mais pour y assister il fallait remplir deux conditions : être une jeune fille italienne et, surtout, jolie. Faute de quoi, l'accès aux cours était réfusé. Eh oui, il n'y a pas que l'estomac qui a besoin d'être rempli ! Les yeux ont aussi besoin de vitamines. A quand un sommet mondial sur la lutte contre la faim des yeux?
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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 21:20
Mormeck mordra-t-il?
Son retour sur le ring : un enjeu de taille

 
Ce 17 décembre, Jean-Marc Mormeck, 37 ans, remonte sur le ring, après avoir perdu ses ceintures (WBA et WBC) en 2007. Mais, cette fois, il boxe dans la catégorie supérieure, les poids lourds, le seul moyen d'espérer prendre un jour sa revanche face à celui qui l'avait détrôné, David Haye, lequel a battu aux points le colosse russe, Valuev.
 
 
Depuis sa défaite face à David Haye, deux ans ont passé. C'est beaucoup. Son retour sur le ring ressemble alors à celui de Lance Amstrong dans le cyclisme, même si Jean Marc Mormeck n'a jamais rompu. Il faut dire que l'envie de combattre lui est chevillée au corps. Celle de la revanche aussi : " J'aimerais bien avoir ma revanche face à lui (David Haye), avait-il annoncé dans une interview à l'Equipe. Je connais l'impact de ses coups. Je ne suis pas fou. Mais j'ai l'intime conviction que je peux le battre. Haye, c'est mon objectif final." Tout est dit. Nul doute que ce soir-là, si tant qu'il arrive, les uppercuts pleuvront comme des cordes; les corps se frotteront tels des silex.  
Il pourrait s'inspirer de quelques champions. En septembre dernier, la Belge Kim Clisjters faisait un retour triomphal à Flushing Meadow, après avoir quitté le circuit WTA. Son cas n'est pas isolé, quelques années plus tôt, Martina Hingis avait triomphé à Rome, avant de disparaître définitivement du circuit, par la petite porte. Lance Amstrong n'a pas brillé dans le Giro, il a en revanche prouvé dans la grande boucle que les revenants ne sont pas forcément des revenants, et pour cause, sa troisième place est une leçon de combativité innée...
 
"L'entraînement est plus important que la compétition" (Nietzsche)   
Dans le monde hippique, il est une phrase que les entraîneurs ressassent à qui mieux mieux : "C'est déjà une victoire que d'être au départ." Une absurdité. C'est se moquer du monde. Du moins des parieurs. On ne va pas au front pour se faire plaisir, mais pour défendre crânement ses chances. Combattre, toujours combattre. Pour cela, il faut s'être fait mal à l'entraînement. Etre guerrier, comme l'écrivait Nietzsche, c'est-à-dire "indifférent à la douleur". Jean-Marc Mormeck n'aura pas d'excuses à faire valoir s'il se fait lamentablement terrasser. D'autant que l'enjeu est de taille : prouver qu'il peut boxer dans cette catégorie et, à terme, défier David Haye. Récemment, il a interrompu son entraînement pour cause de blessure, au biceps droit. "Mais je ne suis pas inquiet, rassure-t-il dans un entretien au quotidien gratuit 20 minutes. J'ai bossé pendant deux mois avant la blessure et il s'agira d'affiner les réglages. A l'heure actuelle, l'essentiel est d'entretenir ma condition physique car je ne vais pas perdre ma technique du jour au lendemain." On ose le croire. Mais s'il n'est pas encore prêt à tenir 12 rounds, comme il l'avoue dans le même entretien, autant repousser son retour à la compétition. Ou renoncer définitivement. Car le ridicule tue !


 


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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 20:31

Cinq Congolais sont attablés sur la terrasse d'un café toulousain. Ils parlent de tout et de rien. Soudain, l'un d'eux soulève une question qui le taraude depuis des lustres : pourquoi les Congolais ne disposent-ils pas de Cafés-Bars-Restaurants en France? Le plus âgé d'entre eux hoche la tête. "Oui, dit-il, c'est une bonne question. Les Congolais qui disposent en effet de Cafés en France, à Paris ou en Province, se comptent sur les doigts d'une main." Il balaye la rue du regard, puis se tourne vers ses compatriotes : " Nous avons l'habitude de tout imputer à Denis Sassou Nguesso au Congo. Et ici? Nous ne pouvons pas dire qu'il nous empêche d'acheter des Cafés ou des maisons." Celui qui avait amorcé ce débat avance un élément de réponses: "Le malheur des Congolais, c'est que nous avons transposé en France la mentalité de chez nous, la culture de l'argent facile. Nous n'avons pas d'ambitions, mais nous voulons réussir. Nous manquons d'audace; nous ne mouillons pas les maillots... "
Cela explique aussi la passion qu'éprouve le Congolais pour la politique -- au Congo-Brazzaville, qui dit politique, dit réussite.
Bedel Baouna

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