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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 17:10

http://www.entrecongolais.com/phenomene-des-bebes-noirs-haro-sur-les-executions-sommaires

Phénomène des « Bébés noirs » : Haro sur les exécutions sommaires !

Publié le Dimanche 14 Mai 2017
Phénomène des « Bébés noirs » : Haro sur les exécutions sommaires !

Ce samedi 13 mai, les réseaux sociaux ont regorgé de photos de « bébés noirs «,  en train d’être conduits à la mort. Ils ont été exécutés sans autre forme de procès. 
Ces jeunes qui sèment la terreur dans les quartiers de Brazzaville, de Djiri à Mfilou, et même au-delà, sont depuis peu dans le viseur du tristement célèbre procureur André Oko Ngakala. Ce dernier, dans des mises en scène dont lui seul détient le secret, multiplie les déplacements dans les rues de Brazzaville, à leur recherche.

Sans doute faut-il éradiquer ce phénomène ! Mais un crime servant à combattre un crime ne peut contenir de sens. « Aucun d’entre nous ne détient le monopole de la pureté d’intention », dixit Saint-Exupéry dans Lettre à un otage. Et d’ajouter : « Je respecte celui qui parcourt une autre route, s’il peine vers la même étoile… » Une mise au point qui résonne comme un garde-fou contre l’utilisation du « combat juste » en faveur de toutes les aventures totalitaires. Ou criminelles. On l’aura compris, la finalité, aussi salutaire soit-elle, ne peut justifier les moyens et la méthode adoptés par les autorités de Brazzaville. A moins de revenir au Moyen-Orient âge. Mais, même dans les pays où la peine de mort a pignon sur rue, l'on juge d'abord, ensuite l'on exécute.

En exécutant sans passer par la case tribunal, les autorités de Brazzaville veulent-elles gagner du temps? Oh pardon! Les juges et les procureurs ont mieux à faire que de statuer sur le cas des bébés noirs. Leur dossier préféré, en effet, est celui des opposants politiques qui peuplent la maison d'arrêt de Brazzaville. A ne vouloir s'intéresser qu'aux prisonniers politiques, on oublie ce principe intangible selon lequel même le pire des criminels a aussi droit à un avocat, donc à un procès. 

Si, comme le prétendent les autorités de Brazzaville, ces « îles sonnantes », le Congo dispose d’un Code pénal, alors la méthode appropriée voudrait que l’on interpelle ces jeunes désœuvrés, pour les placer dans des centres de réinsertion. Au lieu de ça, ils préfèrent gérer l’urgence plutôt que de s’attaquer à de vrais problèmes de fond. Pourquoi ces jeunes sèment-ils la terreur dans Brazzaville ?  Une seule réponse : ils ont été abandonnés à eux-mêmes. Le phénomène dit des « Bébés noirs » est tout simplement la conséquence de l’incurie des politiques congolais. 

BB

 

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Published by Bedel Baouna
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